44 chefs d'Etat et de gouvernement dimanche à  Paris pour lancer l'UPM



APA- Tunis. Quarante trois chefs d’Etat et de gouvernement, en plus de Nicolas Sarkozy, se réuniront dimanche 13 juillet à Paris pour lancer l’Union Pour la Méditerranée (UPM).

Le Sommet de Paris réunira 44 ةtats d’Europe et de la Méditerranée, les institutions communautaires et les organisations régionales. Ils débattront d’un projet, l’UPM, lancé en février 2007 par le président français dans le but de «renforcer et d’approfondir la coopération entre les deux rives de la Méditerranée».


Pour les observateurs, le Sommet de Paris s’annonce déjà comme un évènement politique majeur. Les participants seront accueillis au Grand Palais à Paris par le Président Sarkozy, également président en exercice du conseil de l’Union européenne, pour une après-midi de débats qui se clôturera par l’adoption des premiers grands projets concrets de l’Union pour la Méditerranée.

Son importance provient du fait que les pays concernés par le projet, ainsi que plusieurs dirigeants et hommes politiques ne sont pas tous unanimes sur la vision et l’utilité stratégique de l’UPM.

Même si l’UPM préconise un partenariat dans biens des domaines consensuels qui suscitent suffisamment d’attente et d’intérêt pour l’ensemble des pays, comme l’eau, l’environnement, l’énergie renouvelable, les transports, l’enseignement, la formation et la culture, des ambiguïtés et des réticences persistent ici et là.

D’abord, le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, a montré son hostilité envers cette initiative, la qualifiant d’«une sorte d’humiliation» qui pourrait mettre à mal l’unité africaine et arabe «en concurrençant des organisations déjà existantes ».

Les pays arabes de la Méditerranée expriment des réticences à propos d’une «Union» qui les regroupe avec Israël et soutiennent que «ce n’est pas l’UPM qui doit faire la normalisation des relations entre Israël et les pays arabes».

De son côté, l’Algérie, qui a des relations bilatérales complexes et compliquées avec la France, a manifesté de multiples réticences sur la présence d’Israël, la position française à propos du conflit du Sahara occidental, jugée promarocaine par le pouvoir algérien, et, enfin, la question des visas pour les Algériens.

Pour Alger, cette Union «n’a de sens que si elle revêt une dimension humaine».

Les réserves formulées par le Maroc par rapport à l’UPM sont moins négatives que celles de son voisin algérien. Rabat ne veut pas en effet renoncer au statut avancé qu’il négocie avec l’UE et qui opte pour une coopération renforcée au niveau de la Méditerranée occidentale dans le cadre du dialogue 5+5.



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