L’Espagne, candidate pour abriter le siège de l’UPM



APA- L’Espagne a officiellement annoncé jeudi qu’elle souhaite voir Barcelone abriter le siège du Secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée (UPM), a constaté APA à Tunis.
La candidature espagnole fait suite à celles présentée par la Tunisie, le Maroc et l’Ile de Malte.

Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des Affaires étrangères a formulé jeudi à Tunis le «souhait» de son pays d’accueillir cette nouvelle institution méditerranéenne.

«Que ce soit à Barcelone, où le processus de l’UPM avait né, ou ailleurs », l’essentiel est la mise en place d’un secrétariat général fort qui traite sur le même pied d’égalité avec tous les pays de la région", a déclaré Moratinos au cours d’un point de presse tenu jeudi à Tunis.
Ce secrétariat sera, selon lui, capable de gérer et d’assurer le suivi de la nouvelle coopération au niveau de la Méditerranée.
«Ce qui importe pour Madrid comme pour Tunis, c’est que le Secrétariat général soit une institution forte, bien structurée, dotée de méthodes de travail et qui soit en mesure d’assurer le suivi et l’exécution des décisions qui émaneront du sommet de Paris», a précisé le chef de la diplomatie espagnole.
M Moratino venait de s’entretenir avec le président tunisien au terme d’une tournée maghrébine qui l’a déjà conduit en Mauritanie et en Algérie.
Le chef de la diplomatie espagnole a réitéré le souhait de l’Espagne de tenir un sommet de l’UPM «chaque deux ans pour faire le bilan de ce qui a été réalisé et établir les stratégies futures, notamment dans le domaine du dialogue politique».
«L’UPM aura également pour objectifs d’établir de nouvelles institutions, de favoriser un partenariat équitable entre les deux rives du bassin méditerranéen et d’identifier des projets concrets», a-t-il aussi déclaré.
Après Tunis, Moratinos est attendu jeudi après-midi en Libye et vendredi au Maroc.
Le lancement de l’UPM est prévu dimanche 13 juillet lors d’un sommet constitutif à Paris.
Au mois de novembre 1995 naissait en Espagne le premier partenariat euro-méditerranée (EUROMED) appelé «processus de Barcelone » avec pour objectifs: le renforcement du dialogue politique et de la sécurité, la mise en place d’un partenariat économique et le développement d’une coopération sociale et culturelle basée sur les échanges entre les civilisations et les peuples.
La politique européenne de voisinage (PEV), qui a vu le jour pour la première fois en mai 2003 et présentée comme une nouvelle phase historique de dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, a fixé de nouveaux accords de libre échange et élargi la liste des secteurs de coopération.
Constatant l’échec du processus de Barcelone, Nicolas Sarkozy, alors candidat à l’élection présidentielle de la France, fait part en février 2007 de sa volonté de bâtir une nouvelle union entre tous les pays riverains de la Méditerranée.
Sous les pressions de la Chancelière allemande Angela Merkel et de Bruxelles, l’UPM devient l’Union Pour la Méditerranée, la nouvelle version du projet intègrant tous les 27 pays de l’Union européenne et 12 pays de la rive Sud ; ce qui porte à 39 le nombre de pays appartenant à l’UPM.
Par ailleurs, la Tunisie et l’Espagne ont profité de la visite-éclair de Miguel Angel Moratinos pour annoncer la réunion en octobre prochain à Madrid de la Commission mixte tuniso-espagnole, la plus haute instance de coopération bilatérale ainsi que de la visite attendue du roi d’Espagne en janvier 2009 à Tunis.


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