Le Conseil exécutif de l'UA prône la recherche de solution durable au Zimbabwe



APA-Sharm El Sheikh (Egypte) Un projet de décision formulée par le Conseil exécutif de l’Union Africaine, au sujet du Zimbabwe, souligne la nécessité pour toutes les parties "d’œuvrer à la recherche d’une solution durable", a appris APA dimanche à Sharm El Sheikh..

Contenu dans un projet de déclaration à soumettre lundi, à la Conférence des Chefs d’Etat de l"UA, le projet invite les parties à faire preuve de retenue et à s’abstenir de tout acte de violence.


Les différentes parties de la crise politique zimbabwéenne sont également invités à "amener leurs partisans à mettre immédiatement fin à l’usage de la violence et à l’intimidation", indique le Conseil exécutif dans un projet de déclaration parcouru par APA.

S’agissant de la tenue du scrutin au Zimbabwe, l’instance exécutive de l’UA se félicite du déploiement d’observateurs de l"Organisation panafricaine, de la Communauté économique pour le développement de l’Afrique australe et du Parlement africain.

La violence et les pertes en vies humaines horripilent le Conseil, qui exprime sa préoccupation devant cette situation, ses implications pour la stabilité politique du pays et ses conséquences humanitaires.

Le Zimbabwe a connu des troubles politiques ayant mis aux prises les partisans de Robert Mugabe, vainqueur proclamé du second tour de l’élection présidentielle et ceux de l’opposant Morgan Tvsangirai, qui s’était retiré de la course, "pour ne pas exposer" a davantage de risques.

Le Conseil exécutif de l’Union africaine qui a auditionné le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères, appuie les efforts déployés par la SADC et le président Thabo Mbéki; médiateur régional dans la crise.



Mugabe a prêté serment pour un 6è mandat de cinq ans


APA-Harare (Zimbabwe) Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, a prêté serment dimanche lors d’une cérémonie organisée au palais présidentiel à Harare, la capitale du pays, boycotté par l’opposition et, pour la première fois, par des personnalités étrangères.

Deux jours après sa participation à un deuxième tour de l’élection, Mugabe a prêté serment devant le juge en chef Godfrey Chidyausiku.

Il a juré de servir le peuple zimbabwéen qui fait actuellement face à une crise politique et économique de plus en plus profonde qui, selon les critiques, serait liée à ses politiques menées dans le pays.

« Moi, Robert Gabriel Mugabe, jure solennellement de servir le Zimbabwe en tant que président de la République », a déclaré le vétéran, lors d’une brève cérémonie de prestation de serment.

Mugabe a remporté plus de 85 pour cent des voix du deuxième tour de l’élection présidentielle du vendredi dernier où il était devenu le seul candidat après le retrait, la semaine dernière, de Morgan Tsvangirai, le chef de file du parti de l’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

Le MDC a indiqué dimanche que Tsvangirai avait décliné l’invitation à la prestation de serment de Mugabe, affirmant que prendre part à la cérémonie signifierait reconnaître la victoire du président sortant.

La décision d’inviter Tsvangirai à la cérémonie de prestation de serment fait suite à des rapports par la presse nationale selon lesquelles Mugabe serait prêt à discuter avec l’opposition pour la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Mugabe doit se rendre immédiatement au sommet de l’Union Africaine à Sharm el Sheick, en Egypte, pour inviter ses pairs africains à le reconnaître comme président du Zimbabwe.

Les législateurs africains ont fermement condamné la réélection de Mugabe, affirmant que « l’atmosphère et les intimidations contre l’opposition n’étaient pas favorables à la tenue d’un deuxième tour libre, démocratique et transparente ».

Les observateurs du parlement panafricain ont, quant à eux, appelé à l’organisation de nouvelles élections au Zimbabwe.





Commentaires


0 de 0 commentaires pour l'article 13711