Conférence des ministres africains de la Santé du 23 au 26 juin à Alger



La capitale algérienne, Alger, abrite du 23 au 26 juin, la Conférence des ministres africains de la Santé axée sur les voies et moyens pouvant "réduire le déficit en matière de connaissances et améliorer la santé en Afrique".

Quelque 500 experts africains, plusieurs organisations gouvernementales et ONG ainsi que des représentants du secteur privé et des bailleurs de fonds prennent part à cette rencontre organisée sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).


La réunion se propose d’examiner et de définir les moyens à même de faire entendre la voix de l’Afrique lors du sommet mondial de l’OMS prévu en novembre prochain à Bamako (Mali).

Elle vise à relever les défis de l’Afrique dans le domaine de la santé et mettre en relief le rôle des gouvernements du continent en vue de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et la mise en place de programmes adaptés aux besoins de l’Afrique en la matière.

Selon les organisateurs, la conférence sera sanctionnée par une "Déclaration d’Alger" et l’adoption du rapport régional relatif aux indices et données principaux sur la situation actuelle des systèmes de recherche et de connaissance dans le domaine de la santé en Afrique.

Par ailleurs, la rencontre devrait "trouver les réponses à toutes les questions relatives à la recherche en matière de santé sur le plan africain" en vue de préparer un accord à soumettre au sommet mondial de l’OMS.

Pour les experts, l’Afrique est appelée à s’impliquer dans les différents domaines d’innovation en matière de santé et de recherche qui restent, estiment-ils, dépendants des moyens financiers.

Ils déplorent que les faibles moyens financiers consacrés à la santé dans le continent africain ne dépassant 8% des budgets de ces pays alors que la réunion d’Abuja avait recommandé un taux de 15%.

La recherche en matière de santé en Afrique est entravée par plusieurs facteurs dus notamment, selon les experts, à "l’instabilité socioéconomique et politique, le manque des financements publics et l’absence de politique stratégique en la matière".

Selon l’OMS, l’Afrique qui compte 14% de la population mondiale, ne représente que 1% du marché mondial des médicaments alors que l’Europe (11% de la population mondiale) et l’Amérique (5%), représentent respectivement 30 et 44,4% du marché mondial des médicaments.

L’Algérie avait abrité les trois réunions préparatoires à la conférence ministérielle de recherche en matière de santé, en mai 2007, mars 2008 et juin 2008, rappelle-t-on.
APA


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