Les Tunisiens sont d’ores et déjà en état d’alerte sur un probable choc alimentaire, récemment accentué par la hausse vertigineuse des cours mondiaux, avec des données statistiques officielles montrant que les prix des produits de base ont connu une hausse de 6% durant les mois de janvier et février 2008.
Selon le rapport mensuel de l’Institut National de la Statistique (INS), cette hausse des prix inclut le sucre, le café, les céréales, les épices, le sel, les produits cosmétiques et de nettoyage, ainsi que de l’essence et les cigarettes.
Le rapport de l’INS a attribué cette hausse à l’évolution des prix de l’énergie et des céréales sur les marchés mondiaux, qui a coïncidé avec la progression des importations tunisiennes des produits agricoles pour couvrir les biens de consommation.

Au terme de la décennie 1991–2001, la croissance démographique conjuguée à une augmentation de la demande par tête, suite à l’amélioration du niveau de vie, se traduira par une pression élevée sur la demande en produits alimentaires : + 26% en céréales, + 43% en viandes, + 48% en lait et dérivés, + 40% en fruits et légumes, par rapport à la demande de 1991.
Le secteur agricole est appelé à accélérer son rythme de croissance pour combler l’écart actuel entre offre et demande et suivre l’évolution de la demande.
L’agriculture tunisienne n’arrivant toujours pas à répondre à la demande alimentaire de la population, le gouvernement tunisien a récemment pris une série de mesures au profit des agriculteurs en vue de garantir les meilleures conditions pour la prochaine campagne agricole.
D’autant que la balance agro-alimentaire enregistre depuis 1975 un déficit structurel et le taux de couverture des importations par les exportations était de l’ordre de 75% durant la période 1986-2001),
Ces mesures concernent notamment l’octroi d’une prime exceptionnelle pour la saison actuelle - variant entre 10 et 15 D le quintal de blé et d’orge -, au titre de la livraison de la production, avant le 31 août prochain, à l’Office des céréales ou aux structures de collecte habilitées.
Le président tunisien Ben Ali a ordonné de faire bénéficier aux agriculteurs de crédits bancaires, pour les aider à acquérir des engrais.
En prévision de la prochaine campagne céréalière et dans le but d’assurer la couverture de la plus grande part des besoins intérieurs par la production nationale, il a été décidé de consacrer la majeure partie des terres domaniales à la production céréalière.
L’Organisation Mondiale du Commerce a fixé comme objectif d’éliminer progressivement toutes les protections qui limitent le commerce. A cet égard les prix internationaux deviennent la norme, tandis que les prix locaux baissent et entraînent dans leur chute la disparition progressive de l’agriculture familiale.
Face à cette situation, des associations et des ONG revendiquent la nécessité d’assurer des prix agricoles décents, en utilisant les droits de douanes et les quotas pour se protéger des importations à bas prix, comme l’ont fait les pays industrialisés pour développer leur agriculture.
Un appel s’élève aussi afin de maintenir l’agriculture familiale, l’accès des populations agricoles à la terre, aux crédits ou à l’eau par des réformes agraires, le refus des brevets sur les semences et la participation des habitants à la gestion de l’eau.
APA
Selon le rapport mensuel de l’Institut National de la Statistique (INS), cette hausse des prix inclut le sucre, le café, les céréales, les épices, le sel, les produits cosmétiques et de nettoyage, ainsi que de l’essence et les cigarettes.
Le rapport de l’INS a attribué cette hausse à l’évolution des prix de l’énergie et des céréales sur les marchés mondiaux, qui a coïncidé avec la progression des importations tunisiennes des produits agricoles pour couvrir les biens de consommation.

Au terme de la décennie 1991–2001, la croissance démographique conjuguée à une augmentation de la demande par tête, suite à l’amélioration du niveau de vie, se traduira par une pression élevée sur la demande en produits alimentaires : + 26% en céréales, + 43% en viandes, + 48% en lait et dérivés, + 40% en fruits et légumes, par rapport à la demande de 1991.
Le secteur agricole est appelé à accélérer son rythme de croissance pour combler l’écart actuel entre offre et demande et suivre l’évolution de la demande.
L’agriculture tunisienne n’arrivant toujours pas à répondre à la demande alimentaire de la population, le gouvernement tunisien a récemment pris une série de mesures au profit des agriculteurs en vue de garantir les meilleures conditions pour la prochaine campagne agricole.
D’autant que la balance agro-alimentaire enregistre depuis 1975 un déficit structurel et le taux de couverture des importations par les exportations était de l’ordre de 75% durant la période 1986-2001),
Ces mesures concernent notamment l’octroi d’une prime exceptionnelle pour la saison actuelle - variant entre 10 et 15 D le quintal de blé et d’orge -, au titre de la livraison de la production, avant le 31 août prochain, à l’Office des céréales ou aux structures de collecte habilitées.
Le président tunisien Ben Ali a ordonné de faire bénéficier aux agriculteurs de crédits bancaires, pour les aider à acquérir des engrais.
En prévision de la prochaine campagne céréalière et dans le but d’assurer la couverture de la plus grande part des besoins intérieurs par la production nationale, il a été décidé de consacrer la majeure partie des terres domaniales à la production céréalière.
L’Organisation Mondiale du Commerce a fixé comme objectif d’éliminer progressivement toutes les protections qui limitent le commerce. A cet égard les prix internationaux deviennent la norme, tandis que les prix locaux baissent et entraînent dans leur chute la disparition progressive de l’agriculture familiale.
Face à cette situation, des associations et des ONG revendiquent la nécessité d’assurer des prix agricoles décents, en utilisant les droits de douanes et les quotas pour se protéger des importations à bas prix, comme l’ont fait les pays industrialisés pour développer leur agriculture.
Un appel s’élève aussi afin de maintenir l’agriculture familiale, l’accès des populations agricoles à la terre, aux crédits ou à l’eau par des réformes agraires, le refus des brevets sur les semences et la participation des habitants à la gestion de l’eau.
APA





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