Otto Pfister pour une première, Hassan Shehata pour l'histoire



Les deux entraîneurs de l’Egypte, détentrice du titre et du Cameroun vont se disputer un autre match à distance lors de la finale de la 26ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, dimanche à Accra, au Ghana.

Après près d’un demi-siècle de présence en Afrique, le coach du Cameroun, Otto Pfister (70 ans) est toujours en quête de son premier sacre continental en quatre participations à la CAN.


Lors de ses trois premières expériences, les deux s’étaient soldées par une élimination au premier tour (avec la Haute Volta, actuel Burkina Faso en 1978 et avec le Zaïre, actuelle RD Congo en 1988) et l’une a débouché sur une finale perdue en 1992 avec le Ghana, face à la Côte d’Ivoire.

« Pour gagner une CAN, il faut avoir une grande équipe. Ce que je n’avais jusque-là pas encore. Parce qu’avec une petite équipe, même si vous prenez Beckenbaeur comme entraîneur, vous n’irez nulle part », tranche-t-il, indiquant qu’avec le Cameroun, il a « l’occasion de gagner la CAN ».

Il avoue, cependant, ne pas faire de fixation sur ce titre, soulignant avoir, dans sa carrière d’entraîneur, un bon palmarès. Il cite notamment la Coupe du monde juniors remportée avec le Ghana en 1991, la qualification de l’Arabie Saoudite à la Coupe du monde 1998 et sa participation au Mondial 2006 avec le Togo.

Pour son homologue égyptien, Hassan Shehata (59 ans), vainqueur de l’édition 2006 à domicile, un second sacre consécutif lui permettrait d’égaler une performance jusque-là réalisée par un seul technicien : le Ghanéen Charles Kumi Gyampi, architecte des sacres des « Black Stars », en 1963 et en 1965.

L’ancien joueur du Zamalek et des « Pharaons » dans les années 1970 et 1980 s’est déjà fait une place dans la légende en donnant à l’Egypte un cinquième sacre continental, il y a deux ans. Un sixième sacre le projetterait dans la légende.

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