M. Mohamed El Aziz Ben Achour, ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, a tenu, samedi, une réunion avec le célèbre producteur de cinéma, le Tunisien Tarek Ben Ammar (photo).
La rencontre a porté sur l’examen des moyens de promouvoir l’industrie cinématographique en Tunisie et de consolider son rayonnement sur le plan international en vue de faire connaître davantage les spécificités culturelles et civilisationnelles de la Tunisie.
La réunion a également permis d’examiner la question de la formation dans le domaine de l’industrie cinématographique, un aspect auquel le Président de la République accorde une attention particulière, dans le cadre de son souci de promouvoir la formation des jeunes compétences, notamment dans les secteurs porteurs.
L’accent a été mis, à cette occasion, sur la nécessité d’approfondir la réflexion au sujet des mécanismes devant être mis en œuvre pour la création d’une institution chargée de la formation, dans le cadre d’un partenariat avec les institutions et les compétences internationales concernées.
Le ministre a rendu hommage aux efforts déployés par M. Tarek Ben Ammar au service du cinéma, saluant son attachement à instaurer une industrie cinématographique moderne en Tunisie.
M. Tarek Ben Ammar a indiqué que les laboratoires cinématographiques et audiovisuels de Gammarth, qui entreront prochainement en phase d’exploitation, constitueront un espace adéquat pour attirer les cinéastes maghrébins, arabes et africains. Il a précisé que ces laboratoires utiliseront, à des prix compétitifs, des technologies de pointe, à l’instar de ce qui existe en Europe et en Amérique.
la Presse
Tarek Ben Ammar
En 1970, dès son retour des États-Unis avec un diplôme en Économie internationale de l’Université de Georgetown, Tarak Ben Ammar décide de « se lancer dans le cinéma » et crée Carthago Films à Tunis, ville où il est né en 1949.
Désireux d’attirer les metteurs en scène dans son pays, décor idéalement cinématographique, il fonde une société de prestations de services
destinée aux productions étrangères, et crée les premiers studios de cinéma d’Afrique du Nord. Une soixantaine de films y seront tournés en dix ans, de nombreuses grosses productions américaines dont La Guerre des étoiles de George Lucas (1977), Jésus de Nazareth de Franco Zefirelli (1977), Les Aventuriers de l’arche perdue de Steven Spielberg (1980)… mais aussi certaines de ses propres productions comme La Traviata filmée par Zefirelli, et Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de Jean Yanne en 1982, ou Pirates de Roman Polanski en 1986.
Talentueux gestionnaire, ayant à l’esprit que le cinéma est un art universel, il soutient de grands réalisateurs dans des productions ou co-productions en Europe et aux États-Unis, parmi lesquels Jerry Schatzberg, Henri Verneuil, Luigi Comencini, Brian de Palma, ou Robert Redford… En vingt-cinq ans, plus de cinquante films de facture internationale.
En 1989, il crée Quinta Communications en association avec Silvio Berlusconi, devenu son ami et conseiller depuis leur partenariat sur la série Anno Domini, produite en 1983. À leur actif, des dizaines de films, téléfilms et séries TV dont La Bible, énorme production en 21 épisodes. Homme de contact, il va concrétiser, dans le courant des années 90, plusieurs opérations dans le domaine de la communication.
Il participe au développement d’un bouquet de chaînes arabophones ART en direction du monde arabe et africain, la recherche d’investisseurs pour la Holding Fininvest de Silvio Berlusconi et de sa filiale, le groupe de télévision Mediaset. Spécialiste des alliances stratégiques, c’est à cette période qu’il devient le conseiller, dans le domaine des médias, du Prince al-Waleed Ben Talal, de l’Australien Ruppert Murdoch, et de l’Allemand Leo Kirch. Aux débuts des années 2000, il va renforcer son groupe Quinta par des prises de participation dans l’industrie technique de la post-production. Aujourd’hui il est à la tête d’une entreprise d’envergure européenne regroupant LTC, Duran Duboi, Dataciné Group, Ex-Machina, SIS…
Il poursuit l’expansion des studios d’Hammamet et relance les activités de l’ex SATPEC en Tunisie en érigeant un nouvel outil de post-production. En 2004, il acquiert 51% des actions du nouveau bouquet de chaînes de télévisions italiennes en association avec TF1 qui en possède 49%, et il vient de créer une division distribution chargée de la diffusion des films produits ou co-produits par le groupe. Cette division vient de négocier avec succès un contrat pour la sortie française du film de Mel Gibson, La Passion du Christ.
La rencontre a porté sur l’examen des moyens de promouvoir l’industrie cinématographique en Tunisie et de consolider son rayonnement sur le plan international en vue de faire connaître davantage les spécificités culturelles et civilisationnelles de la Tunisie.
La réunion a également permis d’examiner la question de la formation dans le domaine de l’industrie cinématographique, un aspect auquel le Président de la République accorde une attention particulière, dans le cadre de son souci de promouvoir la formation des jeunes compétences, notamment dans les secteurs porteurs.
L’accent a été mis, à cette occasion, sur la nécessité d’approfondir la réflexion au sujet des mécanismes devant être mis en œuvre pour la création d’une institution chargée de la formation, dans le cadre d’un partenariat avec les institutions et les compétences internationales concernées.
Le ministre a rendu hommage aux efforts déployés par M. Tarek Ben Ammar au service du cinéma, saluant son attachement à instaurer une industrie cinématographique moderne en Tunisie.
M. Tarek Ben Ammar a indiqué que les laboratoires cinématographiques et audiovisuels de Gammarth, qui entreront prochainement en phase d’exploitation, constitueront un espace adéquat pour attirer les cinéastes maghrébins, arabes et africains. Il a précisé que ces laboratoires utiliseront, à des prix compétitifs, des technologies de pointe, à l’instar de ce qui existe en Europe et en Amérique.
la Presse
Tarek Ben Ammar
En 1970, dès son retour des États-Unis avec un diplôme en Économie internationale de l’Université de Georgetown, Tarak Ben Ammar décide de « se lancer dans le cinéma » et crée Carthago Films à Tunis, ville où il est né en 1949.
Désireux d’attirer les metteurs en scène dans son pays, décor idéalement cinématographique, il fonde une société de prestations de services
destinée aux productions étrangères, et crée les premiers studios de cinéma d’Afrique du Nord. Une soixantaine de films y seront tournés en dix ans, de nombreuses grosses productions américaines dont La Guerre des étoiles de George Lucas (1977), Jésus de Nazareth de Franco Zefirelli (1977), Les Aventuriers de l’arche perdue de Steven Spielberg (1980)… mais aussi certaines de ses propres productions comme La Traviata filmée par Zefirelli, et Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de Jean Yanne en 1982, ou Pirates de Roman Polanski en 1986. Talentueux gestionnaire, ayant à l’esprit que le cinéma est un art universel, il soutient de grands réalisateurs dans des productions ou co-productions en Europe et aux États-Unis, parmi lesquels Jerry Schatzberg, Henri Verneuil, Luigi Comencini, Brian de Palma, ou Robert Redford… En vingt-cinq ans, plus de cinquante films de facture internationale.
En 1989, il crée Quinta Communications en association avec Silvio Berlusconi, devenu son ami et conseiller depuis leur partenariat sur la série Anno Domini, produite en 1983. À leur actif, des dizaines de films, téléfilms et séries TV dont La Bible, énorme production en 21 épisodes. Homme de contact, il va concrétiser, dans le courant des années 90, plusieurs opérations dans le domaine de la communication.
Il participe au développement d’un bouquet de chaînes arabophones ART en direction du monde arabe et africain, la recherche d’investisseurs pour la Holding Fininvest de Silvio Berlusconi et de sa filiale, le groupe de télévision Mediaset. Spécialiste des alliances stratégiques, c’est à cette période qu’il devient le conseiller, dans le domaine des médias, du Prince al-Waleed Ben Talal, de l’Australien Ruppert Murdoch, et de l’Allemand Leo Kirch. Aux débuts des années 2000, il va renforcer son groupe Quinta par des prises de participation dans l’industrie technique de la post-production. Aujourd’hui il est à la tête d’une entreprise d’envergure européenne regroupant LTC, Duran Duboi, Dataciné Group, Ex-Machina, SIS…
Il poursuit l’expansion des studios d’Hammamet et relance les activités de l’ex SATPEC en Tunisie en érigeant un nouvel outil de post-production. En 2004, il acquiert 51% des actions du nouveau bouquet de chaînes de télévisions italiennes en association avec TF1 qui en possède 49%, et il vient de créer une division distribution chargée de la diffusion des films produits ou co-produits par le groupe. Cette division vient de négocier avec succès un contrat pour la sortie française du film de Mel Gibson, La Passion du Christ.





Abdelhalim Hafed - موعود
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