Calme plat à  l'intérieur du Tchad après la prise de N'Djamena par les rebelles



Un calme plat a régné toute la journée de samedi à l’intérieur du Tchad, du moins dans la partie est du pays, depuis l’entrée des rebelles dans la capitale N’Djamena qu’ils ont fini par prendre, a constaté APA.

Aucun mouvement ne prédit une action militaire majeure dans l’arrière pays, puisque selon une source contactée par APA à Abéché (881 km de N’Djamena), et par où les rebelles sont passés lors de leur progression vers la capitale, « des populations auraient applaudi les troupes rebelles pendant leur passage ».


Dans cette petite ville d’environ 12.000 habitants comme dans d’autres villes et villages environnants, la situation de sérénité semble la même, indiquent plusieurs sources concordantes.

« Le calme règne partout et nous vaquons librement à nos occupations », a confirmé un humanitaire



L’action humanitaire pourrait être affectée si la situation de crise perdure au Tchad, selon le HCR




L’action humanitaire dans l’est du Tchad pourrait être affectée si la situation de crise perdure au Tchad, particulièrement à N’Djamena, avec les affrontements entre l’armée gouvernementale et les rebelles occasionnés par la tentative de renversement du régime d’Idriss Déby, a déclaré samedi à APA un humanitaire basé à Goz Beida (environ 991 km à l’est de N’Djamena).

Si la situation perdure et que les provisions tout comme le personnel ne peuvent pas circuler librement de camp à camp, « nos actions peuvent être handicapées », a déclaré un responsable du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).

La journée de samedi était calme à l’intérieur du Tchad, du moins dans la partie est du pays d’où étaient partis les rebelles pour la capitale N’Djamena et aucun mouvement ne prédisait une action militaire majeure dans l’arrière pays.

Cependant, l’approvisionnement, notamment en carburant à partir de N’Djamena, pourrait connaitre des perturbations, de même que la circulation de camp à camp.

Une douzaine de camps de réfugiés sont installés dans l’est du Tchad et accueillent plus de 240.000 réfugiés du Darfour.

L’est du Tchad est confronté depuis 2003 à des flux de réfugiés venus du Darfour (ouest du Soudan), fuyant les exactions exercées contre eux par les forces gouvernementales soudanaises et des milices Djandjawid.

Dans cette zone vivent également des milliers de citoyens tchadiens déplacés internes à cause des affrontements entre des rebelles tchadiens et l’armée loyaliste mais aussi entre groupes rebelles.

Aujourd’hui, ce sont quelque 240.000 réfugiés du Darfour qui sont installés dans une douzaine de camps dans l’est du Tchad, le long de la frontière avec le Soudan.

A ce groupe s’ajoutent 45.000 réfugiés centrafricains fuyant la rébellion dans leur pays, et installés dans le sud du Tchad, de même que 170.000 Tchadiens déplacés internes.

« Le calme règne partout et nous vaquons librement à nos occupations », a confirmé un humanitaire travaillant à Goz Beida.

Les rebelles tchadiens ont pris samedi la capitale tchadienne, N’Djaména, après des heures de combats avec les troupes gouvernementales, mais le président Idriss Déby serait toujours dans la capitale.
APA



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