La 30ème édition du rallye du Dakar, qui devait partir samedi de Lisbonne, a été annulé pour des raisons de sécurité, a annoncé vendredi l’organisateur français, Amaury Sport Organisation (ASO).
«Compte tenu des actuelles tensions politiques internationales, de l’assassinat de quatre touristes français le 24 décembre dernier relié à une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, et surtout des menaces directes lancées contre la course par des mouvances terroristes, ASO ne peut envisager aucune autre solution raisonnable que l’annulation de l’épreuve sportive», a-t-il indiqué sur son site Internet, précisant que l’existence de l’épreuve n’est pas remise en cause.
ASO condamne «la menace terroriste qui anéantit une année de travail, d’engagement et de passion pour tous les participants et les différents acteurs du plus grand rallye-raid au monde», poursuit le communiqué.
Depuis la mort de quatre touristes français dans une attaque armée près d’Aleg, au Sud du pays, le 24 décembre dernier, une ombre planait sur le Dakar 2008.
Les organisateurs du Dakar, qui s’étaient rendus à Nouakchott le 28 décembre dernier, avaient décidé de maintenir les étapes de Mauritanie, qui constituent la moitié de la course cette année, après que le ministre mauritanien de la sécurité a annoncé que 2 000 militaires et autant d’hommes en civil seraient mobilisés pour assurer la sécurité de cette édition, rappelle-t-on.
Mais avec la persistance de la «menace terroriste», le gouvernement a «fortement déconseillé», jeudi, aux Français de se rendre en Mauritanie. «Ça vaut pour tous les Français, comme pour l’organisation du rallye Lisbonne-Dakar», avait précisé jeudi le porte-parole du gouvernement français, Laurent Wauquiez.
C’est la première fois que ce rallye - raid lancé depuis décembre 1978 est annulé. Le rallye 2008 devait arriver à Dakar le 20 janvier, après un passage au Portugal, au Maroc et en Mauritanie.
Pour l’édition 2008, qui couvre 9273 km et 15 étapes, 570 concurrents de cinquante nationalités, dont des Africains, s’étaient engagés.
La décision prise par les organisateurs du rallye Paris-Lisbonne-Dakar d’annuler l’édition 2008 de cette course n’a aucun lien avec la réalité sécuritaire en Mauritanie, a indiqué le ministère mauritanien des Affaires étrangères, dans un communiqué rendu public vendredi à Nouakchott.
La Mauritanie est « restée, à ce propos, une étape importante et sécurisée tout au long des trente dernières années en dépit des évènements qui ont secoué la région et le monde entier », précise le communiqué dont APA a obtenu une copie à Nouakchott.
Pour la première fois de son histoire, le rallye Paris-Lisbonne-Dakar a été annulé pour des raisons de sécurité et des « menaces directes contre la course », selon les organisateurs (Amaury Sport Organisation) qui l’ont annoncé en milieu de journée à Lisbonne.
Quatre touristes français ont été assassinés le 24 décembre aux environs d’Aleg (260 km au sud-est de Nouakchott) alors que, trois jours plus tard, des inconnus ont tué 3 soldats mauritaniens près de leur poste militaire d’El Ghallaouiya (800 km au nord-est de Nouakchott).
La dernière attaque a été revendiquée par Al Qaida dans un enregistrement sonore diffusé par la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya dont l’authenticité n’a pu être établie.
Le ministère mauritanien des Affaires étrangères ajoute que « comme en témoignent les organisateurs eux-mêmes, les autorités mauritaniennes ont présenté toutes les garanties et pris toutes les mesures sécuritaires et organisationnelles pour assurer la sécurité de l’édition 2008 du rallye ».
« Nous ne changeons rien au parcours initial compte tenu des fermes assurances des autorités mauritaniennes et nous sommes satisfaits d’apprendre, auprès de ces mêmes autorités, un renforcement de la sécurité aussi bien au plan terrestre qu’aérien », avait dit le directeur des relations extérieures et de la sécurité du Rallye Lisbonne-Dakar, Roger Kalmanovitz, le 28 décembre, au cours d’un point presse à Nouakchott.
Le même jour, à Nouakchott, le ministre mauritanien de l’Intérieur,Yall Zakariya, informait une mission d’organisateurs du rallye conduite par son président, Etienne Lavigne, que 2000 militaires et un grand nombre d’éléments en tenue civile seront déployés dans le cadre de l’opération de sécurisation du passage du rallye.
Le communiqué du ministère des Affaires étrangères rappelle que la Mauritanie a « effectivement connu récemment deux actes criminels isolés semblables à ce qui se passe dans de nombreuses régions du monde ».
Mais on ne peut pas en conclure que la Mauritanie est « devenue un pays non sûr », explique-t-il avant de rappeler qu’après ces deux attaques, les autorités ont renforcé les mesures sécuritaires et la coordination avec les services compétents dans les pays « frères et amis ».
« Il n’y a donc pas de motifs objectifs permettant de donner une image contraire à la réalité de la Mauritanie qui demeurera, comme elle l’était, un pays sûr, tolérant, hospitalier, et ouvert sur le monde », conclut le ministère.
Le rallye devait quitter Lisbonne le 5 janvier prochain et faire huit jours en territoire mauritanien avant d’arriver à Dakar le 20 janvier.
L’annulation de la 30ème édition du rallye auto - moto le « Dakar», dont le coup d’envoi était prévu samedi à Lisbonne, au Portugal, pour «des raisons de sécurité», risque d’affecter les activités tournant autour de cette manifestation au Sénégal.
Réagissant à cette mesure, la ministre sénégalaise du Tourisme, Fatou Gassama, a confié à la presse que l’annulation du Dakar" 2008 est "une réelle déception pour le Sénégal".
Même si aucun chiffre n’est avancé, pour le moment, il est certain que les secteurs de l’hôtellerie, de la location de voitures, et du tourisme, notamment, qui tirent traditionnellement un grand profit de cette manifestation, sont affectés par son annulation.
La capitale sénégalaise, notamment le Lac rose (dans la banlieue de Dakar), lieu d’arrivée du rallye, est le point de convergence de centaines de personnes (participants, leurs familles, la presse, les sponsors, etc).
Habituellement, l’arrivée du rallye a toujours contribué à booster un grand nombre de secteurs de l’économie du pays.
Interrogés par APA, des commerçants tenant boutiques sur l’Ile de Gorée (3 km aux larges de Dakar), un haut lieu du tourisme, où la visite des «rallymen» est source de bonnes affaires, la nouvelle de l’annulation du «le Dakar 2008» est très mal perçue.
«Cette annulation va affecter nos affaires», se plaint une gérante d’une boutique de souvenir, indiquant qu’elles et ses collègues étaient en train de renouveler leur stock de marchandises pour les besoins du «Dakar » 2008.
Lors d’une conférence de presse, le 18 décembre dernier à Dakar, le directeur du rallye, Etienne Lavigne, avait révélé que l’édition 2007 du «Dakar » avait généré des recettes de 2 millions d’euros, environ 1,3 milliard de FCFA, au Sénégal.
A la Fédération sénégalaise de sports automobiles, on se refuse à tout commentaire, attendant le retour de Lisbonne du président de la structure.
Durant une bonne partie de la journée de vendredi, le secrétaire général de la Fédération et représentant du «le Dakar » au Sénégal, M. André «Dédé» Mathieu, était en réunion avec son staff.
De source proche de la Fédération sénégalaise de sports automobiles, on évoque l’éventualité de l’annulation des engagements pris dans le cadre du « Dakar » 2008.
Amaury Sport Organisation (ASO), l’organisateur français du rallye, a annoncé vendredi à Lisbonne, l’annulation de l’édition 2008 pour « des raisons de sécurité ».
«Compte tenu des actuelles tensions politiques internationales, de l’assassinat de quatre touristes français le 24 décembre dernier relié à une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, et surtout des menaces directes lancées contre la course par des mouvances terroristes, ASO ne peut envisager aucune autre solution raisonnable que l’annulation de l’épreuve sportive», a-t-il indiqué sur son site Internet.
Jeudi, le gouvernement a «fortement déconseillé», jeudi, aux Français de se rendre en Mauritanie, où devaient se dérouler 8 des 15 étapes de l’édition de cette année.
C’est la première fois que ce rallye - raid lancé depuis décembre 1978 est annulé. Le rallye 2008 devait arriver à Dakar le 20 janvier, après un passage au Portugal, au Maroc et en Mauritanie.
Pour l’édition 2008, qui couvre 9273 km et 15 étapes, 570 concurrents de cinquante nationalités, dont des Africains (parmi lesquels 9 équipages sénégalais), s’étaient engagés.
APA
«Compte tenu des actuelles tensions politiques internationales, de l’assassinat de quatre touristes français le 24 décembre dernier relié à une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, et surtout des menaces directes lancées contre la course par des mouvances terroristes, ASO ne peut envisager aucune autre solution raisonnable que l’annulation de l’épreuve sportive», a-t-il indiqué sur son site Internet, précisant que l’existence de l’épreuve n’est pas remise en cause.
ASO condamne «la menace terroriste qui anéantit une année de travail, d’engagement et de passion pour tous les participants et les différents acteurs du plus grand rallye-raid au monde», poursuit le communiqué.
Depuis la mort de quatre touristes français dans une attaque armée près d’Aleg, au Sud du pays, le 24 décembre dernier, une ombre planait sur le Dakar 2008.
Les organisateurs du Dakar, qui s’étaient rendus à Nouakchott le 28 décembre dernier, avaient décidé de maintenir les étapes de Mauritanie, qui constituent la moitié de la course cette année, après que le ministre mauritanien de la sécurité a annoncé que 2 000 militaires et autant d’hommes en civil seraient mobilisés pour assurer la sécurité de cette édition, rappelle-t-on.
Mais avec la persistance de la «menace terroriste», le gouvernement a «fortement déconseillé», jeudi, aux Français de se rendre en Mauritanie. «Ça vaut pour tous les Français, comme pour l’organisation du rallye Lisbonne-Dakar», avait précisé jeudi le porte-parole du gouvernement français, Laurent Wauquiez.
C’est la première fois que ce rallye - raid lancé depuis décembre 1978 est annulé. Le rallye 2008 devait arriver à Dakar le 20 janvier, après un passage au Portugal, au Maroc et en Mauritanie.
Pour l’édition 2008, qui couvre 9273 km et 15 étapes, 570 concurrents de cinquante nationalités, dont des Africains, s’étaient engagés.
L’annulation du rallye n’a aucun lien avec la situation sécuritaire en Mauritanie, déclare Nouakchott
La décision prise par les organisateurs du rallye Paris-Lisbonne-Dakar d’annuler l’édition 2008 de cette course n’a aucun lien avec la réalité sécuritaire en Mauritanie, a indiqué le ministère mauritanien des Affaires étrangères, dans un communiqué rendu public vendredi à Nouakchott.
La Mauritanie est « restée, à ce propos, une étape importante et sécurisée tout au long des trente dernières années en dépit des évènements qui ont secoué la région et le monde entier », précise le communiqué dont APA a obtenu une copie à Nouakchott.
Pour la première fois de son histoire, le rallye Paris-Lisbonne-Dakar a été annulé pour des raisons de sécurité et des « menaces directes contre la course », selon les organisateurs (Amaury Sport Organisation) qui l’ont annoncé en milieu de journée à Lisbonne.
Quatre touristes français ont été assassinés le 24 décembre aux environs d’Aleg (260 km au sud-est de Nouakchott) alors que, trois jours plus tard, des inconnus ont tué 3 soldats mauritaniens près de leur poste militaire d’El Ghallaouiya (800 km au nord-est de Nouakchott).
La dernière attaque a été revendiquée par Al Qaida dans un enregistrement sonore diffusé par la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya dont l’authenticité n’a pu être établie.
Le ministère mauritanien des Affaires étrangères ajoute que « comme en témoignent les organisateurs eux-mêmes, les autorités mauritaniennes ont présenté toutes les garanties et pris toutes les mesures sécuritaires et organisationnelles pour assurer la sécurité de l’édition 2008 du rallye ».
« Nous ne changeons rien au parcours initial compte tenu des fermes assurances des autorités mauritaniennes et nous sommes satisfaits d’apprendre, auprès de ces mêmes autorités, un renforcement de la sécurité aussi bien au plan terrestre qu’aérien », avait dit le directeur des relations extérieures et de la sécurité du Rallye Lisbonne-Dakar, Roger Kalmanovitz, le 28 décembre, au cours d’un point presse à Nouakchott.
Le même jour, à Nouakchott, le ministre mauritanien de l’Intérieur,Yall Zakariya, informait une mission d’organisateurs du rallye conduite par son président, Etienne Lavigne, que 2000 militaires et un grand nombre d’éléments en tenue civile seront déployés dans le cadre de l’opération de sécurisation du passage du rallye.
Le communiqué du ministère des Affaires étrangères rappelle que la Mauritanie a « effectivement connu récemment deux actes criminels isolés semblables à ce qui se passe dans de nombreuses régions du monde ».
Mais on ne peut pas en conclure que la Mauritanie est « devenue un pays non sûr », explique-t-il avant de rappeler qu’après ces deux attaques, les autorités ont renforcé les mesures sécuritaires et la coordination avec les services compétents dans les pays « frères et amis ».
« Il n’y a donc pas de motifs objectifs permettant de donner une image contraire à la réalité de la Mauritanie qui demeurera, comme elle l’était, un pays sûr, tolérant, hospitalier, et ouvert sur le monde », conclut le ministère.
Le rallye devait quitter Lisbonne le 5 janvier prochain et faire huit jours en territoire mauritanien avant d’arriver à Dakar le 20 janvier.
Le business du rallye au Sénégal affecté par l’annulation du « Dakar» 2008
L’annulation de la 30ème édition du rallye auto - moto le « Dakar», dont le coup d’envoi était prévu samedi à Lisbonne, au Portugal, pour «des raisons de sécurité», risque d’affecter les activités tournant autour de cette manifestation au Sénégal.
Réagissant à cette mesure, la ministre sénégalaise du Tourisme, Fatou Gassama, a confié à la presse que l’annulation du Dakar" 2008 est "une réelle déception pour le Sénégal".
Même si aucun chiffre n’est avancé, pour le moment, il est certain que les secteurs de l’hôtellerie, de la location de voitures, et du tourisme, notamment, qui tirent traditionnellement un grand profit de cette manifestation, sont affectés par son annulation.
La capitale sénégalaise, notamment le Lac rose (dans la banlieue de Dakar), lieu d’arrivée du rallye, est le point de convergence de centaines de personnes (participants, leurs familles, la presse, les sponsors, etc).
Habituellement, l’arrivée du rallye a toujours contribué à booster un grand nombre de secteurs de l’économie du pays.
Interrogés par APA, des commerçants tenant boutiques sur l’Ile de Gorée (3 km aux larges de Dakar), un haut lieu du tourisme, où la visite des «rallymen» est source de bonnes affaires, la nouvelle de l’annulation du «le Dakar 2008» est très mal perçue.
«Cette annulation va affecter nos affaires», se plaint une gérante d’une boutique de souvenir, indiquant qu’elles et ses collègues étaient en train de renouveler leur stock de marchandises pour les besoins du «Dakar » 2008.
Lors d’une conférence de presse, le 18 décembre dernier à Dakar, le directeur du rallye, Etienne Lavigne, avait révélé que l’édition 2007 du «Dakar » avait généré des recettes de 2 millions d’euros, environ 1,3 milliard de FCFA, au Sénégal.
A la Fédération sénégalaise de sports automobiles, on se refuse à tout commentaire, attendant le retour de Lisbonne du président de la structure.
Durant une bonne partie de la journée de vendredi, le secrétaire général de la Fédération et représentant du «le Dakar » au Sénégal, M. André «Dédé» Mathieu, était en réunion avec son staff.
De source proche de la Fédération sénégalaise de sports automobiles, on évoque l’éventualité de l’annulation des engagements pris dans le cadre du « Dakar » 2008.
Amaury Sport Organisation (ASO), l’organisateur français du rallye, a annoncé vendredi à Lisbonne, l’annulation de l’édition 2008 pour « des raisons de sécurité ».
«Compte tenu des actuelles tensions politiques internationales, de l’assassinat de quatre touristes français le 24 décembre dernier relié à une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, et surtout des menaces directes lancées contre la course par des mouvances terroristes, ASO ne peut envisager aucune autre solution raisonnable que l’annulation de l’épreuve sportive», a-t-il indiqué sur son site Internet.
Jeudi, le gouvernement a «fortement déconseillé», jeudi, aux Français de se rendre en Mauritanie, où devaient se dérouler 8 des 15 étapes de l’édition de cette année.
C’est la première fois que ce rallye - raid lancé depuis décembre 1978 est annulé. Le rallye 2008 devait arriver à Dakar le 20 janvier, après un passage au Portugal, au Maroc et en Mauritanie.
Pour l’édition 2008, qui couvre 9273 km et 15 étapes, 570 concurrents de cinquante nationalités, dont des Africains (parmi lesquels 9 équipages sénégalais), s’étaient engagés.
APA





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