Année après année, le travail analytique effectué par Transparency International (T.I.) et par d’autres, montre sur les effets négatifs de la corruption sur le bien-être des individus. Avec le Rapport sur le Baromètre mondial de la Corruption, T.I. franchit un pas de plus en évaluant quand et où les citoyens ordinaires sont en bute à la corruption. Le Baromètre mondial de la Corruption de Transparency International (ou plus simplement le Baromètre) est une enquête d’opinion publique qui a lieu chaque année dans le monde depuis 2003. Le Baromètre s’attache à la manière dont la corruption affecte la vie quotidienne des gens et s’interroge sur l’état de
l’opinion publique par rapport à la corruption, à la place qu’elle occupe dans les institutions publiques, à l’expérience de chacun en matière de petite corruption et aux perspectives que les sondés envisagent en matière de lutte contre la corruption .
Le Baromètre mondial de la Corruption 2007 est basé sur des données qui ont été recueillies auprès de 63 199 personnes dans 60 pays, entre juin et septembre 2007. Le sondage du Baromètre est réalisé chaque année depuis 2003 pour le compte de Transparency International par Gallup International dans le cadre du sondage général La Voix du Peuple.
Le Baromètre mondial de la Corruption 2007 couvre sept pays qui ne figuraient pas dans l’édition 2006 : la Bosnie Herzégovine, le Cambodge, l’Equateur, le Ghana, l’Irlande, la Lithuanie et le Vietnam.
Les enseignements-clé du Baromètre 2007 sont les suivants :
- Les plus démunis, dans les pays en développement comme dans les pays très industrialisés, sont les plus pénalisés par la corruption. Ce sont aussi les plus pessimistes quant à la baisse de la corruption dans le futur.
- Environ une personne sur dix dans le monde a dû verser un pot-de-vin au cours de l’année écoulée ; on constate aussi que la corruption a augmenté dans certaines parties du monde comme l’Asie-Pacifique et le sud est de l’Europe.
- La corruption est particulièrement développée dans la police, les institutions judiciaires et les services d’enregistrement et de délivrance des permis.
- L’opinion publique pense que les partis politiques, le parlement, la police et les institutions légales et judiciaires sont les instances les plus corrompues de la société.
- La moitié des personnes interrogées – c’est significativement plus qu’il
y a cinq ans – s’attendent à un accroissement de la corruption dans leur pays dans les trois prochaines années, à l’exception des pays africains.
- La moitié des personnes interrogées pense également que les efforts de leur gouvernement pour lutter contre la corruption sont inefficaces.
Selon ce rapport, les pays les plus affectés par la corruption sont l’Albanie, le Cameroun, la Macédoine FYR, le Kosovo, le Nigeria, le Pakistan, les Philippines, la
Roumanie et le Sénégal.
Les pots-de-vin par secteur : une perspective par région
Bien que globalement, la police soit l’institution la plus fréquemment perçue comme exigeant des pots-de-vin, il existe d’importantes différences selon les régions. Dans les pays de l’Union européenne, les services médicaux sont la principale source de demande de pots-de-vin. En Amérique latine, dans la région Asie-Pacifique et en Amérique du Nord, c’est dans le monde judiciaire que la petite corruption pose un sérieux problème. En Afrique et dans les états nouvellement indépendants (Russie, Moldavie et Ukraine), en revanche, c’est dans le domaine de l’éducation et de la santé, secteurs cruciaux pour le développement humain, que l’on observe le plus de corruption.
La petite corruption a augmenté entre 2006 et 2007 dans certaines régions comme l’Asie et le Pacifique (22% des personnes interrogées ont déclaré avoir dû payer des pots-de-vin en échange d’un service public contre 15% en 2006) et l’Europe du Sud-Est (qui passe de 8% à 12%). L’Afrique en revanche enregistre une légère amélioration (elle est passée de 47% à 42% en 2007).
« Ces chiffres traduisent une réalité effrayante, celle de citoyens à qui l’on extorque de l’argent alors qu’ils sont très vulnérables et qu’ils se trouvent dans des circonstances très difficiles, des cas d’urgences médicales par exemple ou des situations où ils sont victimes d’un crime », déclare Huguette Labelle. « Lorsque la corruption est profondément implantée, elle inflige des blessures profondes et persistantes à une société et elle détruit la confiance dans les gouvernants. »
Télécharger le rapport complet
Article en relation :
La Tunisie, Pays du Maghreb, le moins corrompu selon Transparency International
l’opinion publique par rapport à la corruption, à la place qu’elle occupe dans les institutions publiques, à l’expérience de chacun en matière de petite corruption et aux perspectives que les sondés envisagent en matière de lutte contre la corruption .Le Baromètre mondial de la Corruption 2007 est basé sur des données qui ont été recueillies auprès de 63 199 personnes dans 60 pays, entre juin et septembre 2007. Le sondage du Baromètre est réalisé chaque année depuis 2003 pour le compte de Transparency International par Gallup International dans le cadre du sondage général La Voix du Peuple.
Le Baromètre mondial de la Corruption 2007 couvre sept pays qui ne figuraient pas dans l’édition 2006 : la Bosnie Herzégovine, le Cambodge, l’Equateur, le Ghana, l’Irlande, la Lithuanie et le Vietnam.
Les enseignements-clé du Baromètre 2007 sont les suivants :
- Les plus démunis, dans les pays en développement comme dans les pays très industrialisés, sont les plus pénalisés par la corruption. Ce sont aussi les plus pessimistes quant à la baisse de la corruption dans le futur.
- Environ une personne sur dix dans le monde a dû verser un pot-de-vin au cours de l’année écoulée ; on constate aussi que la corruption a augmenté dans certaines parties du monde comme l’Asie-Pacifique et le sud est de l’Europe.
- La corruption est particulièrement développée dans la police, les institutions judiciaires et les services d’enregistrement et de délivrance des permis.
- L’opinion publique pense que les partis politiques, le parlement, la police et les institutions légales et judiciaires sont les instances les plus corrompues de la société.
- La moitié des personnes interrogées – c’est significativement plus qu’il
y a cinq ans – s’attendent à un accroissement de la corruption dans leur pays dans les trois prochaines années, à l’exception des pays africains.
- La moitié des personnes interrogées pense également que les efforts de leur gouvernement pour lutter contre la corruption sont inefficaces.
Selon ce rapport, les pays les plus affectés par la corruption sont l’Albanie, le Cameroun, la Macédoine FYR, le Kosovo, le Nigeria, le Pakistan, les Philippines, la
Roumanie et le Sénégal.
Les pots-de-vin par secteur : une perspective par région
Bien que globalement, la police soit l’institution la plus fréquemment perçue comme exigeant des pots-de-vin, il existe d’importantes différences selon les régions. Dans les pays de l’Union européenne, les services médicaux sont la principale source de demande de pots-de-vin. En Amérique latine, dans la région Asie-Pacifique et en Amérique du Nord, c’est dans le monde judiciaire que la petite corruption pose un sérieux problème. En Afrique et dans les états nouvellement indépendants (Russie, Moldavie et Ukraine), en revanche, c’est dans le domaine de l’éducation et de la santé, secteurs cruciaux pour le développement humain, que l’on observe le plus de corruption.
La petite corruption a augmenté entre 2006 et 2007 dans certaines régions comme l’Asie et le Pacifique (22% des personnes interrogées ont déclaré avoir dû payer des pots-de-vin en échange d’un service public contre 15% en 2006) et l’Europe du Sud-Est (qui passe de 8% à 12%). L’Afrique en revanche enregistre une légère amélioration (elle est passée de 47% à 42% en 2007).
« Ces chiffres traduisent une réalité effrayante, celle de citoyens à qui l’on extorque de l’argent alors qu’ils sont très vulnérables et qu’ils se trouvent dans des circonstances très difficiles, des cas d’urgences médicales par exemple ou des situations où ils sont victimes d’un crime », déclare Huguette Labelle. « Lorsque la corruption est profondément implantée, elle inflige des blessures profondes et persistantes à une société et elle détruit la confiance dans les gouvernants. »
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