L’Afrique de l’Ouest est devenue la plaque-tournante de la contrefaçon mondiale de cigarettes, avec un préjudice estimé à 20 milliards de dollars dans le monde, pour l’année 2006.
Selon l’officier douanier et coordonnateur du comité de lutte contre la contrefaçon et la piraterie de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), Christophe Zimmermann, le port de Nimbo, en Chine, est le point de départ de la contrefaçon des cigarettes qui transitent ensuite par l’Afrique de l’Ouest avant de remonter vers l’Egypte, l’Europe de l’Est, puis l’Europe occidentale et enfin les Etats-Unis.
«Pour chaque conteneur de 45 pieds de cigarettes contrefaites, soit 8 millions de cigarettes, c’est un million deux cent mille euros de taxes qui sont perdues», a confié à APA, M. Zimmermann, en marge d’un séminaire opérationnel contre la contrefaçon et la piraterie ouvert lundi dans la capitale sénégalaise.
Selon lui, un bateau contenant plusieurs containeurs de fausses cigarettes quitte toutes les deux seconde le port de Shanghai (Chine) et la tendance s’est accentuée avec la globalisation.
Il est «urgent » pour les pays, en particulier les pays de l’Afrique subsaharienne, de lutter contre le « monstre », a poursuivi M. Zimmermann.
«Si la contrebande et la contrefaçon font l’affaire des hors la loi, elle tue l’économie des pays en développement à qui elles privent d’importantes taxes, mais aussi la concurrence et créée bien entendu des maladies que les Etats devront du reste prendre en charge également », a-t-il averti.
Selon le directeur des affaires institutionnelles et réglementaires de British American Tobacco (BAT) en Afrique de l’Ouest et du Centre, Don Ayao Dussey, la contrebande et la contrefaçon représentent entre 10 et 15% du chiffre d’affaire des manufactures tabatières en Afrique de l’Ouest.
Cette situation a amené aussi bien la BAT que la Société Tobacco Marketing (TMC) à unir leur action avec les administrations douanières des pays membres de la l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour mener une lutte contre les contrevenants, a indiqué M. Ayao Dussey.
Le directeur général des douanes sénégalaises, le colonel Armand Jean-Jacques Nanga, partenaire du séminaire opérationnel qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a soutenu qu’il est «grand temps d’arrêter de parler».
«On a trop dit et redit sur la contrefaçon, il faut passer aux actions», a-t-il dit, soulignant que «si les douanes africaines travaillent en harmonie, si nous faisons le nécessaire avec la formation des hommes qui va avec, nous rendrons plus supportable la contrefaçon même si elle n’est pas tolérable».
En 2006, les douanes africaines, avaient sous l’égide de l’OMD, co-signé des recommandations dites « Déclarations de Dakar », renfermant des instruments et mécanismes de la lutte contre la contrefaçon et la piraterie.
Le colonel Nanga est par ailleurs président de «SECUR», un comité de lutte mondiale contre la contrefaçon, visée par 172 pays.
Les partenaires conviennent toutefois de la nécessité de renforcer les capacités logistiques des douanes de la zone UEMOA.
Après le séminaire de Dakar qui s’achève mardi, la BAT et TMC se rendront au Ghana pour un séminaire de renforcement des capacités des douanes locales.
APA
Selon l’officier douanier et coordonnateur du comité de lutte contre la contrefaçon et la piraterie de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), Christophe Zimmermann, le port de Nimbo, en Chine, est le point de départ de la contrefaçon des cigarettes qui transitent ensuite par l’Afrique de l’Ouest avant de remonter vers l’Egypte, l’Europe de l’Est, puis l’Europe occidentale et enfin les Etats-Unis.
«Pour chaque conteneur de 45 pieds de cigarettes contrefaites, soit 8 millions de cigarettes, c’est un million deux cent mille euros de taxes qui sont perdues», a confié à APA, M. Zimmermann, en marge d’un séminaire opérationnel contre la contrefaçon et la piraterie ouvert lundi dans la capitale sénégalaise.
Selon lui, un bateau contenant plusieurs containeurs de fausses cigarettes quitte toutes les deux seconde le port de Shanghai (Chine) et la tendance s’est accentuée avec la globalisation.
Il est «urgent » pour les pays, en particulier les pays de l’Afrique subsaharienne, de lutter contre le « monstre », a poursuivi M. Zimmermann.
«Si la contrebande et la contrefaçon font l’affaire des hors la loi, elle tue l’économie des pays en développement à qui elles privent d’importantes taxes, mais aussi la concurrence et créée bien entendu des maladies que les Etats devront du reste prendre en charge également », a-t-il averti.
Selon le directeur des affaires institutionnelles et réglementaires de British American Tobacco (BAT) en Afrique de l’Ouest et du Centre, Don Ayao Dussey, la contrebande et la contrefaçon représentent entre 10 et 15% du chiffre d’affaire des manufactures tabatières en Afrique de l’Ouest.
Cette situation a amené aussi bien la BAT que la Société Tobacco Marketing (TMC) à unir leur action avec les administrations douanières des pays membres de la l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour mener une lutte contre les contrevenants, a indiqué M. Ayao Dussey.
Le directeur général des douanes sénégalaises, le colonel Armand Jean-Jacques Nanga, partenaire du séminaire opérationnel qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a soutenu qu’il est «grand temps d’arrêter de parler».
«On a trop dit et redit sur la contrefaçon, il faut passer aux actions», a-t-il dit, soulignant que «si les douanes africaines travaillent en harmonie, si nous faisons le nécessaire avec la formation des hommes qui va avec, nous rendrons plus supportable la contrefaçon même si elle n’est pas tolérable».
En 2006, les douanes africaines, avaient sous l’égide de l’OMD, co-signé des recommandations dites « Déclarations de Dakar », renfermant des instruments et mécanismes de la lutte contre la contrefaçon et la piraterie.
Le colonel Nanga est par ailleurs président de «SECUR», un comité de lutte mondiale contre la contrefaçon, visée par 172 pays.
Les partenaires conviennent toutefois de la nécessité de renforcer les capacités logistiques des douanes de la zone UEMOA.
Après le séminaire de Dakar qui s’achève mardi, la BAT et TMC se rendront au Ghana pour un séminaire de renforcement des capacités des douanes locales.
APA





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