La Tunisie, Pays du Maghreb, le moins corrompu selon Transparency International



Transparency International vient de publier à Londres, son Indice de Perceptions de la Corruption 2007 (ICP). Cet indice évalue la perception du niveau de corruption dans le secteur public de 179 pays et territoires. Il s’agit du plus grand nombre de pays répertoriés à ce jour dans l’IPC depuis sa création en 1995. Cet indice composite est fondé sur 14 enquêtes et sondages différents, réalisés par des organismes indépendants et des sondages d’opinion d’experts se prononçant sur leur perception du niveau de corruption dans les secteurs publics Il classe les pays sur une échelle de 0 (haut degré de corruption perçu) à 10 (faible degré de corruption perçu).

Avec sa 61ème place internationale, la Tunisie avec un score de 4,2 perd une dizaine de points, puisqu’elle était à la 51ème place dans le classement de l’ICP 2006. Trois années auparavant, dans le classement ICP 2004, la Tunisie était même à la 39ème place.


Le pays arabe le mieux classé est le Qatar 32ème place, devant les Emirats Arabes Unis (34ème).
Le Maroc est à la 72ème place avec une note de 3,5 sur l'indice de perception de Transparency International.
L’Algérie est à la 99ème place et la Libye se retrouve à la 105ème place sur 179 pays classés.

Classement mondial ICP 2007


Le Bostawana est le pays le plus « propre » d’Afrique. Il est talonné de près par l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, Maurice, la Namibie et les Seychelles. Les pays nordiques, principalement la Finlande, le Danemark et la Suède, gardent leur place de leaders mondiaux en matière d’absence de corruption. La Nouvelle-Zélande, le Singapour, l’Islande et les Pays-Bas sont également bien placés. La Grande-Bretagne arrive à la 12e place, l’Allemagne à la 16e, le Japon à 17e, la France à la 19e, les Etats-Unis à la 20e, l’Espagne à la 25e, l’Italie à la 41e, la Turquie à la 64e et la Russie à la 143e. Le Brésil et la Chine sont classés à la 72e place. « Les résultats de l’IPC 2007 montrent que la grande corruption dans les transactions commerciales internationales prend des proportions de plus en plus inquiétantes.