TAP- Le budget de l'Etat pour l'exercice 2008 s'élèverait à plus de 15 mille millions de dinars, provenant à hauteur de 77% des ressources propres et le reste, soit 23% constitués des ressources d'emprunt.
Les ressources propres se composent respectivement des ressources fiscales (85%) et des ressources non fiscales (15%).
Selon une source responsable au ministère des finances, le montant de ce budget a été fixé en tenant compte d'un ensemble de considérations et de données relatives à l'évolution des indices de développement au plan intérieur et aux pressions du contexte économique international.
Au plan national, ces facteurs consistent en l'amélioration du taux de croissance qui atteindrait au cours du premier semestre de 2007 le taux de 6,3% à prix constants, outre l'augmentation du volume des échanges commerciaux. En effet au cours des huit premiers de l'année 2007 les exportations et les importations ont respectivement augmenté de 27% et 23%.
Cette orientation a été consolidée à la faveur de la hausse observée au niveau des ressources fiscales et ce eu égard à l'impact notable de la décision relative à l'amnistie fiscale qui a permis de réconcilier le citoyen avec la fiscalité, outre la concrétisation des décisions présidentielles annoncées à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fête de l'indépendance et portant réduction du taux de l'impôt sur les entreprises de 35% à 30%, la suppression du taux maximum de la taxe sur la valeur ajoutée (29%) et l'augmentation du remboursement du taux d'intérêt de 50% à 100%.
Les données sur le contexte économique international et les pressions qui le caractérisent s'articulent autour de plusieurs questions dont la hausse continue des prix du pétrole, sachant que les autorités souhaitent une stabilité du prix du baril au niveau de 70 dollars en tant que moyenne annuelle de manière à garantir l'équilibre de la balance énergétique en Tunisie.
Il y a lieu de signaler que chaque dollar supplémentaire entraîne une charge additionnelle pour le budget de l'Etat et l'économie, en général, d'une valeur de près de 30 millions de dinars.
Face à la flambée des prix des hydrocarbures et aux différents autres facteurs exogènes, les prix des produits subventionnés tels que le blé, l'orge et l'huile d'olive, lesquels représentent 98% des interventions de la caisse générale de compensation (CGC), ont enregistré une évolution significative.
Le prix de la tonne de blé dur est ainsi passé de 200 dollars en 2006 à 578 dollars en 2007 et la tonne de l'huile de Soja de 513 dollars à 923 dollars durant la même période. Ces prix ont entraîné une augmentation des besoins de la CGC établis à 565 millions de dinars en 2007, contre des prévisions de l'ordre de 315 millions de dinars.
A la lumière de ces évolutions, les besoins de la caisse devraient dépasser les 1000 millions de dinars en 2008.
Le budget de l'état devrait prendre en compte les enveloppes à allouer par l'Etat, pour couvrir le financement des investissements de l'entreprise tunisienne pour les activités pétrolières (ETAP), notamment dans le cadre de la joint venture réalisée avec le groupe "British Gas" en vue de l'exploitation du champ gazier Hasdrubal à parts égales, soit au taux de 50%.
Le montant de ces investissements est estimé à 176 millions de dinars en 2007, soit une charge supplémentaire de l'ordre de 116 millions de dinars. Le budget de l'état pour l'exercice 2008 a par ailleurs été établi conformément à la poursuite de la concrétisation des objectifs du programme présidentiel "pour la Tunisie de demain" et des orientations générales du processus de développement prévu pour la prochaine décennie et la période du XIème plan de développement(2007-2011).
Les principales orientations seront focalisées sur la maîtrise du déficit du budget et sa limitation à environ 3% du PIB(compte non tenu des recettes de privatisation et des dons).
Ces actions ne manqueront pas de réduire le montant de la dette publique estimée à 52% du PIB, à la faveur de l'accroissement des recettes fiscales et du remboursement anticipé de la dette publique grâce à l'utilisation d'une partie des recettes de privatisation de 35 % du capital de Tunisie-Télécom.
Cette option a permis de rembourser, en 2006, pas moins de 430 millions de dinars. Cette démarche se poursuivra au cours de l'année 2007. Il est ainsi prévu pour cette année, le remboursement avant échéance, d'environ 350 millions de dinars de dettes, grâce aux recettes de privatisation, disponibles auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
L'élaboration du budget de l'Etat prend également en considération les mutations économiques enregistrées au double plan national et international. Au nombre de ces mutations il y a lieu de citer la flambée du prix des hydrocarbures et la hausse prévisionnelle des prix des produits de consommation.
Le budget de l'Etat pour l'exercice 2008 a en outre été fixé en fonction de plusieurs hypothèses à prévoir. Il s'agit en particulier de la croissance attendue du produit intérieur brut (PIB) de 6,1%, l'évolution des recettes fiscales de 7% (sans tenir compte du pétrole) et de 8% en prenant en considération les recettes provenant du pétrole, l'évolution de 6,7% des dépenses de gestion et de développement sans la subvention des produits de consommation et des hydrocarbures.
Les dépenses de subvention des produits de consommation ont été limitées à 700 millions de dinars et la prime de subvention des hydrocarbures a été établie à 400 millions de dinars.
L'Etat prévoit le renforcement de ses interventions au cours du prochain exercice, à travers la subvention des produits de consommation de base et les interventions sociales, et ce, en concrétisation de la dimension sociale de la politique de développement du pays.
Les dépenses du budget de l'Etat pour l'année 2008 seront réparties par secteurs comme suit : le secteur social accapare la part du lion avec 55,9% des dépenses (sans compter le service de la dette) suivi des secteurs liés à la souveraineté nationale (20,6%) et du secteur économique (20,5%).
Le projet de budget de l'Etat pour 2008 sera marqué par la mobilisation d'importants investissements au profit de l'impulsion du développement dans le cadre du développement intégral au profit de toutes les régions et catégories.
L'emploi sera consolidé à travers la création de 12.700 emplois (recrutements), ce qui permettra d'augmenter la masse salariale publique de 6,8%, sachant que 60% des recrutements concernent trois secteurs sociaux, à savoir l'éducation, la formation, l'enseignement supérieur et la santé.
Les dépenses de développement, dont 56% reviennent aux secteurs économiques, prévoient une évolution de 11% par rapport aux estimations de la loi de finances 2007. 44% de ces dépenses seront consacrées aux projets en cours de réalisation et 56% au profit des nouveaux projets et programmes prévus dans le cadre du XIème plan de développement.
Il y a lieu de signaler que les secteurs économiques accapareront 56% des dépenses de développement. Le prochain budget de l'Etat prévoit également une augmentation des investissements consacrés à l'emploi, et ce, à la faveur de la poursuite des interventions du FNE (fonds national de l'Emploi 21/21 dans le cadre de l'intérêt accru accordé à l'emploi et le souci de l'Etat de créer davantage d'emplois au profit notamment des diplômés du supérieur dans les secteurs prometteurs.
Le conseil ministériel tenu lundi sous la présidence du président Zine El Abidine Ben Ali a été consacré à l'examen des orientations générales du budget de l'Etat pour 2008. Le conseil ministériel du 26 septembre 2007, présidé par le chef de l'Etat et consacré à l'examen du projet du budget économique pour l'exercice 2008, avait, par ailleurs, décidé un ensemble de programmes et orientations concernant l'amélioration du climat des affaires afin de renforcer la compétitivité de l'économie nationale et de développer la contribution du secteur privé à la croissance et à la promotion de l'emploi.
Il est également question de promouvoir les indicateurs de développement humain et d'améliorer les conditions de vie et le pouvoir d'achat des citoyens. Cette démarche vient renforcer les réformes et les acquis déjà réalisés par la Tunisie dans le domaine économique.
Elle ne manquera pas de renforcer la confiance dont la Tunisie bénéficie auprès des instances internationales et des forums économiques, notamment le Forum de Davos, outre l'évaluation des notations qui lui sont été attribuées par des institutions et organismes mondiaux, tels que la Banque mondiale (BM) et le Fonds Monétaire International (FMI).
Les ressources propres se composent respectivement des ressources fiscales (85%) et des ressources non fiscales (15%).
Selon une source responsable au ministère des finances, le montant de ce budget a été fixé en tenant compte d'un ensemble de considérations et de données relatives à l'évolution des indices de développement au plan intérieur et aux pressions du contexte économique international.
Au plan national, ces facteurs consistent en l'amélioration du taux de croissance qui atteindrait au cours du premier semestre de 2007 le taux de 6,3% à prix constants, outre l'augmentation du volume des échanges commerciaux. En effet au cours des huit premiers de l'année 2007 les exportations et les importations ont respectivement augmenté de 27% et 23%.
Cette orientation a été consolidée à la faveur de la hausse observée au niveau des ressources fiscales et ce eu égard à l'impact notable de la décision relative à l'amnistie fiscale qui a permis de réconcilier le citoyen avec la fiscalité, outre la concrétisation des décisions présidentielles annoncées à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fête de l'indépendance et portant réduction du taux de l'impôt sur les entreprises de 35% à 30%, la suppression du taux maximum de la taxe sur la valeur ajoutée (29%) et l'augmentation du remboursement du taux d'intérêt de 50% à 100%.
Les données sur le contexte économique international et les pressions qui le caractérisent s'articulent autour de plusieurs questions dont la hausse continue des prix du pétrole, sachant que les autorités souhaitent une stabilité du prix du baril au niveau de 70 dollars en tant que moyenne annuelle de manière à garantir l'équilibre de la balance énergétique en Tunisie.
Il y a lieu de signaler que chaque dollar supplémentaire entraîne une charge additionnelle pour le budget de l'Etat et l'économie, en général, d'une valeur de près de 30 millions de dinars.
Face à la flambée des prix des hydrocarbures et aux différents autres facteurs exogènes, les prix des produits subventionnés tels que le blé, l'orge et l'huile d'olive, lesquels représentent 98% des interventions de la caisse générale de compensation (CGC), ont enregistré une évolution significative.
Le prix de la tonne de blé dur est ainsi passé de 200 dollars en 2006 à 578 dollars en 2007 et la tonne de l'huile de Soja de 513 dollars à 923 dollars durant la même période. Ces prix ont entraîné une augmentation des besoins de la CGC établis à 565 millions de dinars en 2007, contre des prévisions de l'ordre de 315 millions de dinars.
A la lumière de ces évolutions, les besoins de la caisse devraient dépasser les 1000 millions de dinars en 2008.
Le budget de l'état devrait prendre en compte les enveloppes à allouer par l'Etat, pour couvrir le financement des investissements de l'entreprise tunisienne pour les activités pétrolières (ETAP), notamment dans le cadre de la joint venture réalisée avec le groupe "British Gas" en vue de l'exploitation du champ gazier Hasdrubal à parts égales, soit au taux de 50%.
Le montant de ces investissements est estimé à 176 millions de dinars en 2007, soit une charge supplémentaire de l'ordre de 116 millions de dinars. Le budget de l'état pour l'exercice 2008 a par ailleurs été établi conformément à la poursuite de la concrétisation des objectifs du programme présidentiel "pour la Tunisie de demain" et des orientations générales du processus de développement prévu pour la prochaine décennie et la période du XIème plan de développement(2007-2011).
Les principales orientations seront focalisées sur la maîtrise du déficit du budget et sa limitation à environ 3% du PIB(compte non tenu des recettes de privatisation et des dons).
Ces actions ne manqueront pas de réduire le montant de la dette publique estimée à 52% du PIB, à la faveur de l'accroissement des recettes fiscales et du remboursement anticipé de la dette publique grâce à l'utilisation d'une partie des recettes de privatisation de 35 % du capital de Tunisie-Télécom.
Cette option a permis de rembourser, en 2006, pas moins de 430 millions de dinars. Cette démarche se poursuivra au cours de l'année 2007. Il est ainsi prévu pour cette année, le remboursement avant échéance, d'environ 350 millions de dinars de dettes, grâce aux recettes de privatisation, disponibles auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
L'élaboration du budget de l'Etat prend également en considération les mutations économiques enregistrées au double plan national et international. Au nombre de ces mutations il y a lieu de citer la flambée du prix des hydrocarbures et la hausse prévisionnelle des prix des produits de consommation.
Le budget de l'Etat pour l'exercice 2008 a en outre été fixé en fonction de plusieurs hypothèses à prévoir. Il s'agit en particulier de la croissance attendue du produit intérieur brut (PIB) de 6,1%, l'évolution des recettes fiscales de 7% (sans tenir compte du pétrole) et de 8% en prenant en considération les recettes provenant du pétrole, l'évolution de 6,7% des dépenses de gestion et de développement sans la subvention des produits de consommation et des hydrocarbures.
Les dépenses de subvention des produits de consommation ont été limitées à 700 millions de dinars et la prime de subvention des hydrocarbures a été établie à 400 millions de dinars.
L'Etat prévoit le renforcement de ses interventions au cours du prochain exercice, à travers la subvention des produits de consommation de base et les interventions sociales, et ce, en concrétisation de la dimension sociale de la politique de développement du pays.
Les dépenses du budget de l'Etat pour l'année 2008 seront réparties par secteurs comme suit : le secteur social accapare la part du lion avec 55,9% des dépenses (sans compter le service de la dette) suivi des secteurs liés à la souveraineté nationale (20,6%) et du secteur économique (20,5%).
Le projet de budget de l'Etat pour 2008 sera marqué par la mobilisation d'importants investissements au profit de l'impulsion du développement dans le cadre du développement intégral au profit de toutes les régions et catégories.
L'emploi sera consolidé à travers la création de 12.700 emplois (recrutements), ce qui permettra d'augmenter la masse salariale publique de 6,8%, sachant que 60% des recrutements concernent trois secteurs sociaux, à savoir l'éducation, la formation, l'enseignement supérieur et la santé.
Les dépenses de développement, dont 56% reviennent aux secteurs économiques, prévoient une évolution de 11% par rapport aux estimations de la loi de finances 2007. 44% de ces dépenses seront consacrées aux projets en cours de réalisation et 56% au profit des nouveaux projets et programmes prévus dans le cadre du XIème plan de développement.
Il y a lieu de signaler que les secteurs économiques accapareront 56% des dépenses de développement. Le prochain budget de l'Etat prévoit également une augmentation des investissements consacrés à l'emploi, et ce, à la faveur de la poursuite des interventions du FNE (fonds national de l'Emploi 21/21 dans le cadre de l'intérêt accru accordé à l'emploi et le souci de l'Etat de créer davantage d'emplois au profit notamment des diplômés du supérieur dans les secteurs prometteurs.
Le conseil ministériel tenu lundi sous la présidence du président Zine El Abidine Ben Ali a été consacré à l'examen des orientations générales du budget de l'Etat pour 2008. Le conseil ministériel du 26 septembre 2007, présidé par le chef de l'Etat et consacré à l'examen du projet du budget économique pour l'exercice 2008, avait, par ailleurs, décidé un ensemble de programmes et orientations concernant l'amélioration du climat des affaires afin de renforcer la compétitivité de l'économie nationale et de développer la contribution du secteur privé à la croissance et à la promotion de l'emploi.
Il est également question de promouvoir les indicateurs de développement humain et d'améliorer les conditions de vie et le pouvoir d'achat des citoyens. Cette démarche vient renforcer les réformes et les acquis déjà réalisés par la Tunisie dans le domaine économique.
Elle ne manquera pas de renforcer la confiance dont la Tunisie bénéficie auprès des instances internationales et des forums économiques, notamment le Forum de Davos, outre l'évaluation des notations qui lui sont été attribuées par des institutions et organismes mondiaux, tels que la Banque mondiale (BM) et le Fonds Monétaire International (FMI).





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