Le week-end dernier était le moment choisi par la brigade du contrôle économique relevant du ministère du Commerce et de l’Artisanat pour lancer leur campagne ramadanesque normalement programmée pour la deuxième quinzaine.
Objectif : procéder à une opération «coup de poing» pour mettre en garde les gérants des espaces ciblés et sanctionner sévèrement les spéculateurs.
La démarche elle n’a rien à voir avec ce que laisse entendre l’appellation de l’opération. Elle a plutôt été accomplie d’une manière soft, et dans le respect de la quiétude des noctambules, par une quinzaine d’équipes réparties sur l’ensemble des délégations du Grand Tunis.
Bilan de la campagne:
- 69 infractions observées dont 22 ayant trait à un défaut d’affichage,
- 27 pour hausse illicite des prix,
- 10 pour refus de vente,
- 9 autres pour vente conditionnée et
- un seul cas pour publicité mensongère sur les prix.
Notons qu’un seul espace peut réunir plusieurs infractions à la fois.
Une mission compliquée, une démarche simple et efficaces
Au quartier général : le samedi 22 septembre, un rassemblement des contrôleurs économiques s’est fait une heure seulement après la rupture du jeûne dans leurs QG, à savoir, les bureaux de la direction des prix et du contrôle économique. Là, un rapide briefing est assuré par M. Ali Gharbi, directeur général du contrôle économique avant le dispatching des zones à couvrir sur les troupes. Entre autres zones, on cite le Lac Nord de Tunis, El Manar, El Manazah de 1 à 9, l’Ariana, El Mourouj, Mégrine, Sidi Bousaïd, La Marsa, Gammarth, Ennasr 1 et 2, Radès, Ezzahra, Hammam-lif, Hammam-Chott, la Goulette et tout le centre-ville. Au préalable, les membres des différentes équipes ont convenu que le coup d’envoi de l’opération sera donné au niveau de la cité Ennasr en procédant à un ratissage complet de toute cette zone, particulièrement fréquentée et où les cafés ont pignon sur rue et dominent les façades.
Le résultat obtenu est inquiétant, au moins une infraction est observée à l’issue de chaque manoeuvre et les procédés spéculatifs diffèrent. Certains espaces n’affichent pas les prix et vont même jusqu’à refuser de les communiquer aux clients.
D’autres profitent du contexte des veillées pour pratiquer la vente conditionnée pour gonfler l’addition et doubler leurs recettes. L’exemple le plus fréquent est celui de la bouteille d’eau minérale qui s’associe, automatiquement, à la demande du client sans même qu’il l’ait sollicitée ou celui encore des petites pâtisseries sur lesquelles on insiste avant même de prendre la commande.
L’autre pratique et non des moindres, à trait à la hausse illicite des prix. En effet, il est vrai que pour des occasions spéciales telles les veillées ramadanesques, les gens se laissent aller et ne songent plus trop au budget pensant plutôt à passer du bon temps et à rien d’autre. Ainsi, ils deviennent plus vulnérables et la cible de pratiques spéculatives.
On assiste à des additions dignes des plus chics restaurants du pays pour deux
à trois tasses de café voire de thé consommées. Ces additions reviendront,
certainement, encore plus salées si l’on ajoute la petite bouteille d’eau minérale et l’assiette des pâtisseries.
S’agissant du refus de vente, cette infraction occupe la 3ème place des pratiques les plus observées. Elle consiste à refuser de servir certaines boissons pour pouvoir écouler d’autres. Ainsi, certains espaces refusent de servir l’habituel café (Express, Capuccino ou le café dit direct) optant pour d’autres variétés de cafés qui reviennent plus chers en dépit du fait qu’ils aient le même goût.
Un autre exemple plus flagrant, est celui où le client se trouve contraint à opter pour un thé au pignon ou aux amandes, même s’il souhaite à la base siroter un thé vert simple sans rien dedans ni avec. Bref, ce sont là autant de pratiques qui justifient «l’assaut général» donné par la brigade du contrôle économique et le haro lancé sur les adeptes de ces pratiques au cours et en dehors du mois saint afin de protéger le citoyen et son pouvoir d’achat. La démarche est simple et efficace: on se présente comme de simples citoyens (les équipes se composent de 2 à 3 contrôleurs au maximum). On s’installe confortablement autour d’une table au sein de l’espace sélectionné avant de faire appel au serveur pour formuler la commande.
Par endroit, on remarque l’infraction avant même de s’installer. Il s’agit
généralement d’un défaut d’affichage.
Partant, selon la réaction du serveur par rapport à la commande, nos contrôleurs définissent l’infraction s’il y a lieu de le faire. Généralement, ce sont le refus de vente et la vente conditionnée qui sont observables à cette phase de la manoeuvre. Si par contre tout est normal jusque-là, c’est la dernière phase au moment de payer l’addition qui déterminera s’il y a hausse illicite des prix ou pas, l’autre infraction la plus fréquente.
Quoi qu’il en soit, à chaque infraction observée, les membres des équipes sont tenus d’adresser une convocation aux contrevenants pour régler leurs situations avec les autorités compétentes auprès de la direction du contrôle économique dans les plus brefs délais. Et au terme de chaque tournée, un rapport est également rédigé et mis à la disposition des services compétents relevant de ladite direction.
Hassène Khiari
Objectif : procéder à une opération «coup de poing» pour mettre en garde les gérants des espaces ciblés et sanctionner sévèrement les spéculateurs.
La démarche elle n’a rien à voir avec ce que laisse entendre l’appellation de l’opération. Elle a plutôt été accomplie d’une manière soft, et dans le respect de la quiétude des noctambules, par une quinzaine d’équipes réparties sur l’ensemble des délégations du Grand Tunis.
Bilan de la campagne:
- 69 infractions observées dont 22 ayant trait à un défaut d’affichage,
- 27 pour hausse illicite des prix,
- 10 pour refus de vente,
- 9 autres pour vente conditionnée et
- un seul cas pour publicité mensongère sur les prix.
Notons qu’un seul espace peut réunir plusieurs infractions à la fois.
Une mission compliquée, une démarche simple et efficaces
Au quartier général : le samedi 22 septembre, un rassemblement des contrôleurs économiques s’est fait une heure seulement après la rupture du jeûne dans leurs QG, à savoir, les bureaux de la direction des prix et du contrôle économique. Là, un rapide briefing est assuré par M. Ali Gharbi, directeur général du contrôle économique avant le dispatching des zones à couvrir sur les troupes. Entre autres zones, on cite le Lac Nord de Tunis, El Manar, El Manazah de 1 à 9, l’Ariana, El Mourouj, Mégrine, Sidi Bousaïd, La Marsa, Gammarth, Ennasr 1 et 2, Radès, Ezzahra, Hammam-lif, Hammam-Chott, la Goulette et tout le centre-ville. Au préalable, les membres des différentes équipes ont convenu que le coup d’envoi de l’opération sera donné au niveau de la cité Ennasr en procédant à un ratissage complet de toute cette zone, particulièrement fréquentée et où les cafés ont pignon sur rue et dominent les façades.
Le numéro vert de l''ODC (80.100.300),pour dénoncer les infractions
Le résultat obtenu est inquiétant, au moins une infraction est observée à l’issue de chaque manoeuvre et les procédés spéculatifs diffèrent. Certains espaces n’affichent pas les prix et vont même jusqu’à refuser de les communiquer aux clients.
D’autres profitent du contexte des veillées pour pratiquer la vente conditionnée pour gonfler l’addition et doubler leurs recettes. L’exemple le plus fréquent est celui de la bouteille d’eau minérale qui s’associe, automatiquement, à la demande du client sans même qu’il l’ait sollicitée ou celui encore des petites pâtisseries sur lesquelles on insiste avant même de prendre la commande.
L’autre pratique et non des moindres, à trait à la hausse illicite des prix. En effet, il est vrai que pour des occasions spéciales telles les veillées ramadanesques, les gens se laissent aller et ne songent plus trop au budget pensant plutôt à passer du bon temps et à rien d’autre. Ainsi, ils deviennent plus vulnérables et la cible de pratiques spéculatives.
On assiste à des additions dignes des plus chics restaurants du pays pour deux
à trois tasses de café voire de thé consommées. Ces additions reviendront,
certainement, encore plus salées si l’on ajoute la petite bouteille d’eau minérale et l’assiette des pâtisseries.
S’agissant du refus de vente, cette infraction occupe la 3ème place des pratiques les plus observées. Elle consiste à refuser de servir certaines boissons pour pouvoir écouler d’autres. Ainsi, certains espaces refusent de servir l’habituel café (Express, Capuccino ou le café dit direct) optant pour d’autres variétés de cafés qui reviennent plus chers en dépit du fait qu’ils aient le même goût.
Un autre exemple plus flagrant, est celui où le client se trouve contraint à opter pour un thé au pignon ou aux amandes, même s’il souhaite à la base siroter un thé vert simple sans rien dedans ni avec. Bref, ce sont là autant de pratiques qui justifient «l’assaut général» donné par la brigade du contrôle économique et le haro lancé sur les adeptes de ces pratiques au cours et en dehors du mois saint afin de protéger le citoyen et son pouvoir d’achat. La démarche est simple et efficace: on se présente comme de simples citoyens (les équipes se composent de 2 à 3 contrôleurs au maximum). On s’installe confortablement autour d’une table au sein de l’espace sélectionné avant de faire appel au serveur pour formuler la commande.
Par endroit, on remarque l’infraction avant même de s’installer. Il s’agit
généralement d’un défaut d’affichage.
Partant, selon la réaction du serveur par rapport à la commande, nos contrôleurs définissent l’infraction s’il y a lieu de le faire. Généralement, ce sont le refus de vente et la vente conditionnée qui sont observables à cette phase de la manoeuvre. Si par contre tout est normal jusque-là, c’est la dernière phase au moment de payer l’addition qui déterminera s’il y a hausse illicite des prix ou pas, l’autre infraction la plus fréquente.
Quoi qu’il en soit, à chaque infraction observée, les membres des équipes sont tenus d’adresser une convocation aux contrevenants pour régler leurs situations avec les autorités compétentes auprès de la direction du contrôle économique dans les plus brefs délais. Et au terme de chaque tournée, un rapport est également rédigé et mis à la disposition des services compétents relevant de ladite direction.
Hassène Khiari





Om Kalthoum - أنساك
Commentaires
2 de 2 commentaires pour l'article 11430