Le procès de sept pêcheurs tunisiens, accusés d'être des passeurs d'immigrés clandestins, a repris jeudi après-midi devant le tribunal d'Agrigente (Sicile), selon l'agence Ansa.
Originaires de Monastir (Tunisie), les sept hommes naviguant sur deux navires affirment avoir porté secours le 8 août à 44 personnes entassées sur un zodiac qui menaçait de couler.
Après les avoir conduits à Lampedusa, ils avaient été arrêtés et accusés d'être des passeurs, ce qu'ils nient formellement.
Le parquet a indiqué jeudi qu'il souhaitait formuler deux nouvelles charges contre les sept marins: "violence contre un navire militaire" et "résistance à un agent public". Les avocats s'y sont opposés et les juges du tribunal ont réservé leur réponse, a indiqué l'agence Ansa.
La présidente, la juge Antonina Sabatino, a aussi chargé un expert de traduire en italien tous les documents saisis à bord des deux bateaux tunisiens. Elle a également indiqué être en possession de l'enregistrement des conversations entre les pêcheurs et la radio de l'île de Lampedusa (sud de la Sicile) le soir du sauvetage contesté.
Les marins ont été remis en liberté le 10 septembre. Les deux capitaines sont cependant assignés à résidence dans un établissement religieux à Licata, un port voisin d'Agrigente.
Un membre du gouvernement italien, la sous-secrétaire d'Etat aux Droits et à l'Egalité des chances, Donatella Linguiti, s'est déclarée solidaire mardi des sept pêcheurs, saluant un "geste de générosité durement payé".
Une Organisation non gouvernementale italienne, "le Conseil italien pour les réfugiés" (CIR), a pour sa part estimé que les témoignages des immigrés entendus par le tribunal montrent de plus en plus clairement que les pêcheurs ont "effectué un acte de courage et de sauvetage" qui a permis de sauver des vies.
La prochaine audience aura lieu le 24 septembre.
(AFP)
Originaires de Monastir (Tunisie), les sept hommes naviguant sur deux navires affirment avoir porté secours le 8 août à 44 personnes entassées sur un zodiac qui menaçait de couler.
Après les avoir conduits à Lampedusa, ils avaient été arrêtés et accusés d'être des passeurs, ce qu'ils nient formellement.
Le parquet a indiqué jeudi qu'il souhaitait formuler deux nouvelles charges contre les sept marins: "violence contre un navire militaire" et "résistance à un agent public". Les avocats s'y sont opposés et les juges du tribunal ont réservé leur réponse, a indiqué l'agence Ansa.
La présidente, la juge Antonina Sabatino, a aussi chargé un expert de traduire en italien tous les documents saisis à bord des deux bateaux tunisiens. Elle a également indiqué être en possession de l'enregistrement des conversations entre les pêcheurs et la radio de l'île de Lampedusa (sud de la Sicile) le soir du sauvetage contesté.
Les marins ont été remis en liberté le 10 septembre. Les deux capitaines sont cependant assignés à résidence dans un établissement religieux à Licata, un port voisin d'Agrigente.
Un membre du gouvernement italien, la sous-secrétaire d'Etat aux Droits et à l'Egalité des chances, Donatella Linguiti, s'est déclarée solidaire mardi des sept pêcheurs, saluant un "geste de générosité durement payé".
Une Organisation non gouvernementale italienne, "le Conseil italien pour les réfugiés" (CIR), a pour sa part estimé que les témoignages des immigrés entendus par le tribunal montrent de plus en plus clairement que les pêcheurs ont "effectué un acte de courage et de sauvetage" qui a permis de sauver des vies.
La prochaine audience aura lieu le 24 septembre.
(AFP)





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