Longtemps redouté par les économistes, le seuil fatidique d’un baril de pétrole à cent dollars parait plus que jamais proche. L’irrésistible ascension, au cours de ce mois d’octobre, des cours des hydrocarbures, sous le double effet d’une demande forte et de tensions géopolitiques dans les régions productrices de l’or noir, a culminé ces derniers jours à plus de 90 dollars, niveau jamais atteint auparavant, semant panique, appréhensions et tensions dans les marchés et dans les pays consommateurs.
Cette flambée est devenue structurelle depuis maintenant plus de trois ans, dans la mesure où d’un baril de 30 dollars en 2003, on est passé à 50 dollars en 2004, à 70 dollars en 2005 et la barre des 90 dollars vient d’être franchie ces derniers jours. Une envolée inhabituelle qui, aux yeux des économistes et des spécialistes, est annonciatrice de turbulences et de tensions dans les économies pouvant altérer la croissance, éroder la compétitivité de nombreux secteurs d’activités et provoquer de graves déséquilibres budgétaires.
Il va sans dire que pour un pays comme la Tunisie, dont le degré d’ouverture de l’économie dépasse 90% et qui aborde une nouvelle phase de son processus de développement qui exige une accélération de son rythme de croissance, une relance significative de l’investissement et de la création d’entreprise, une impulsion de l’effort d’exportation et d’emploi, les effets pervers d’une telle tendance risquent, à défaut d’une action réfléchie et de mesures opportunes, d’altérer l’action de développement.
D’emblée, on peut dire que la démarche adoptée jusque-là a prouvé son efficacité dans la mesure où, face à une conjoncture internationale caractérisée par des mutations imprévisibles et rapides (augmentation des prix des matières premières et des hydrocarbures), il a été possible, pour notre pays, de maintenir le cap. En témoignent les réalisations quantitatives et qualitatives accomplies en 2006 dans les différents domaines ayant permis à la Tunisie un meilleur positionnement sur la scène mondiale et une appréciation positive par les institutions internationales de sa signature.
Cette démarche tient compte de cette nouvelle donne, qui ne relève plus du conjoncturel, dans le cadre d’une vision globale et de stratégies adaptées ayant permis jusqu’à ce jour de minimiser les effets de ces facteurs exogènes à travers des interventions directes et indirectes de l’Etat pour soutenir l’activité économique en général, et par le lancement de programmes ciblés visant à jeter les bases d’un développement durable et intégral, en particulier. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les stratégies mises en œuvre en matière de maîtrise de l’énergie qui ont englobé tous les secteurs, notamment les activités énergivores, l’encouragement de l’utilisation du gaz naturel que ce soit dans le secteur industriel, le transport, le tourisme ou au niveau domestique, la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables et alternatives, outre l’intensification de l’effort d’exploration et de recherche un peu partout dans le pays. Des stratégies et programmes qui soustendent une volonté délibérée de soutenir l’activité économique dans un pays qui est devenu depuis des lustres, à la faveur d’un regain de dynamisme de secteur productif et de la diversification de la base de l’économie, un pays net importateur d’hydrocarbures.
Cela se perçoit de façon tangible à travers l’importation des dérivés du pétrole qui est estimée à 72% des besoins nationaux en gasoil, 58% en essence, 90% en GPL et 100% en kérosène. Une donne qui a nécessité une intervention directe et indirecte importante de l’Etat qui a dû mobiliser une subvention totale de pas moins de 2000 millions de dinars afin de préserver le dynamisme de l’économie, assurer un approvisionnement satisfaisant du marché et maintenir les prix à des niveaux en cohérence avec les priorités fixées et les exigences d’un cadre macro-économique stable. Il va sans dire que la préservation des équilibres financiers, une condition fondamentale dans le positionnement compétitif du pays et dans sa notation souveraine, exige un surcroît d’effort, une diffusion à grande échelle de la culture de la maîtrise de l’énergie et, si la situation l’exige, l’ajustement des prix des hydrocarbures.
La réussite de la démarche tunisienne dans ce domaine tient au savant dosage qu’on a réussi à trouver entre les impératifs du développement économique, de la maîtrise des prix et de la préservation des équilibres financiers du pays. Un pari certes difficile, mais qui à force d’actions
et de réformes a permis à la Tunisie d’avancer et de limiter l’impact de certains facteurs exogènes.
Cette flambée est devenue structurelle depuis maintenant plus de trois ans, dans la mesure où d’un baril de 30 dollars en 2003, on est passé à 50 dollars en 2004, à 70 dollars en 2005 et la barre des 90 dollars vient d’être franchie ces derniers jours. Une envolée inhabituelle qui, aux yeux des économistes et des spécialistes, est annonciatrice de turbulences et de tensions dans les économies pouvant altérer la croissance, éroder la compétitivité de nombreux secteurs d’activités et provoquer de graves déséquilibres budgétaires.
Il va sans dire que pour un pays comme la Tunisie, dont le degré d’ouverture de l’économie dépasse 90% et qui aborde une nouvelle phase de son processus de développement qui exige une accélération de son rythme de croissance, une relance significative de l’investissement et de la création d’entreprise, une impulsion de l’effort d’exportation et d’emploi, les effets pervers d’une telle tendance risquent, à défaut d’une action réfléchie et de mesures opportunes, d’altérer l’action de développement.
D’emblée, on peut dire que la démarche adoptée jusque-là a prouvé son efficacité dans la mesure où, face à une conjoncture internationale caractérisée par des mutations imprévisibles et rapides (augmentation des prix des matières premières et des hydrocarbures), il a été possible, pour notre pays, de maintenir le cap. En témoignent les réalisations quantitatives et qualitatives accomplies en 2006 dans les différents domaines ayant permis à la Tunisie un meilleur positionnement sur la scène mondiale et une appréciation positive par les institutions internationales de sa signature.
Cette démarche tient compte de cette nouvelle donne, qui ne relève plus du conjoncturel, dans le cadre d’une vision globale et de stratégies adaptées ayant permis jusqu’à ce jour de minimiser les effets de ces facteurs exogènes à travers des interventions directes et indirectes de l’Etat pour soutenir l’activité économique en général, et par le lancement de programmes ciblés visant à jeter les bases d’un développement durable et intégral, en particulier. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les stratégies mises en œuvre en matière de maîtrise de l’énergie qui ont englobé tous les secteurs, notamment les activités énergivores, l’encouragement de l’utilisation du gaz naturel que ce soit dans le secteur industriel, le transport, le tourisme ou au niveau domestique, la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables et alternatives, outre l’intensification de l’effort d’exploration et de recherche un peu partout dans le pays. Des stratégies et programmes qui soustendent une volonté délibérée de soutenir l’activité économique dans un pays qui est devenu depuis des lustres, à la faveur d’un regain de dynamisme de secteur productif et de la diversification de la base de l’économie, un pays net importateur d’hydrocarbures.
Cela se perçoit de façon tangible à travers l’importation des dérivés du pétrole qui est estimée à 72% des besoins nationaux en gasoil, 58% en essence, 90% en GPL et 100% en kérosène. Une donne qui a nécessité une intervention directe et indirecte importante de l’Etat qui a dû mobiliser une subvention totale de pas moins de 2000 millions de dinars afin de préserver le dynamisme de l’économie, assurer un approvisionnement satisfaisant du marché et maintenir les prix à des niveaux en cohérence avec les priorités fixées et les exigences d’un cadre macro-économique stable. Il va sans dire que la préservation des équilibres financiers, une condition fondamentale dans le positionnement compétitif du pays et dans sa notation souveraine, exige un surcroît d’effort, une diffusion à grande échelle de la culture de la maîtrise de l’énergie et, si la situation l’exige, l’ajustement des prix des hydrocarbures.
La réussite de la démarche tunisienne dans ce domaine tient au savant dosage qu’on a réussi à trouver entre les impératifs du développement économique, de la maîtrise des prix et de la préservation des équilibres financiers du pays. Un pari certes difficile, mais qui à force d’actions
et de réformes a permis à la Tunisie d’avancer et de limiter l’impact de certains facteurs exogènes.





Om Kalthoum - أنساك
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