Vous savez, tout Tunisien, quelle que soit sa classe sociale, aimerait bien consommer tunisien. C’est bon pour l’économie du pays, pour ses propres économies et pour l’avenir de nos emplois … Reste à savoir si le producteur, lui, veut vendre tunisien ? Et c’est là toute la question.
Les exemples ne manquent pas et je vais vous en citer quelques uns. La confection chez nous est un des domaines où nous avons fini par être imbattables. La preuve, toutes les grandes marques sont implantées chez nous et notre main d’œuvre est des plus qualifiées. Pourquoi alors notre marché local regorge-il de tissus d’un choix approximatif ?
Le prix de revient d’un vêtement est assez bas puisque nous avons la maîtrise des coûts et les machines les plus sophistiquées. Mais tout est question de marge, le grossiste en fait de même et le revendeur aussi. A la fin, une chemise de qualité qui coûte au départ moins de dix dinars se retrouve en vitrine à quarante dinars, voire plus une gourmandise des intermédiaires qui coûte cher aux consommateurs et qui finit à long terme par faire fuir les acheteurs qui préfèrent casquer un peu plus pour l’importé..
Autre exemple, les meubles. Les manufactures de meubles utilisent un bois pas très cher, du tissu dont la qualité et le prix sont bas et une main-d’œuvre qualifiée mais peu exigeante. Tout ceci nous donne des produits qui ne coûtent pas trop cher à la production mais quand on les voit exposés, leurs prix font fuir même les fiancés les plus endurcis. Pour ce cas précis, il n’y a généralement d’intermédiaires et les revendeurs sont souvent les producteurs.
Au rythme de ces marges élargies et des frais trop chers (location monstrueuse des fonds de commerce, par exemple), le client va finir par fuir sa production locale, et il ira faire les petites annonces et les marchés aux puces, alors qu’une marge raisonnable réconcilierait le Tunisien avec son marché local.
HATEM BELHAJ
Les exemples ne manquent pas et je vais vous en citer quelques uns. La confection chez nous est un des domaines où nous avons fini par être imbattables. La preuve, toutes les grandes marques sont implantées chez nous et notre main d’œuvre est des plus qualifiées. Pourquoi alors notre marché local regorge-il de tissus d’un choix approximatif ?
Le prix de revient d’un vêtement est assez bas puisque nous avons la maîtrise des coûts et les machines les plus sophistiquées. Mais tout est question de marge, le grossiste en fait de même et le revendeur aussi. A la fin, une chemise de qualité qui coûte au départ moins de dix dinars se retrouve en vitrine à quarante dinars, voire plus une gourmandise des intermédiaires qui coûte cher aux consommateurs et qui finit à long terme par faire fuir les acheteurs qui préfèrent casquer un peu plus pour l’importé..
Autre exemple, les meubles. Les manufactures de meubles utilisent un bois pas très cher, du tissu dont la qualité et le prix sont bas et une main-d’œuvre qualifiée mais peu exigeante. Tout ceci nous donne des produits qui ne coûtent pas trop cher à la production mais quand on les voit exposés, leurs prix font fuir même les fiancés les plus endurcis. Pour ce cas précis, il n’y a généralement d’intermédiaires et les revendeurs sont souvent les producteurs.
Au rythme de ces marges élargies et des frais trop chers (location monstrueuse des fonds de commerce, par exemple), le client va finir par fuir sa production locale, et il ira faire les petites annonces et les marchés aux puces, alors qu’une marge raisonnable réconcilierait le Tunisien avec son marché local.
HATEM BELHAJ





Abdelhalim Hafed - موعود
Commentaires
0 de 0 commentaires pour l'article 1086