Le contribuable tunisien, celui qui paye taxes et impôts, n’en a pas toujours pour son argent. Par exemple, on a beau payer la municipalité de Tunis ( indirectement) , elle n’est pas en mesure de nous fournir des places où garer nos voitures, même en payant.
Pourtant, pour renflouer ses caisses, elle a les idées qu’il faut et ne manque pas de solutions . la preuve, cette nébuleuse de la fourrière et des sabots. La poule aux œufs d’or est gérée extérieurement à la municipalité bien que celle-ci affirme que la gestion de son patrimoine est sous son contrôle .
Sinon, comment expliquer ce nombre imposant de camions fourrières flambant neuf, ces équipes qui travaillent jour et nuit et le pouvoir absolu dont jouissent les agents de fourrière.
Samedi dernier, j’ai pu mesurer l’ampleur et le sur-pouvoir de la fourrière. Les citoyens qui ont eu affaire à la fourrière sont les seuls qui peuvent partager son avis. Surtout ceux qui n’ont ni Mercédès ni BMW pour éviter les crocs des camions-fourrières.
Mais quand on a une voiture populaire ou un tacot ou encore un utilitaire, il faut casquer pour un oui ou pour un non. Et voici des preuves :
1) même en garant votre voiture dans un endroit « légal », on risque de se faire faucher la voiture par un camion fourrière. Une fois le véhicule happé, on ne peut plus prouver l’endroit où l’on s’est garé. C’est notre parole contre celle de trois agents forcément solidaires.
2) On ne peut pas payer par chèques. Ils faut avoir du cash pour payer la fourrière .
3)D’entrée, on vous prend 34 dinars, or quand on connaît la loi on sait que la fourrière coûte 29 dinars seulement. Quand on ignore la loi, on se fait soulager de cinq dinars supplémentaires.
4) L’égalité face à la loi. Les Tunisiens ont beau être égaux devant la loi. Mais, allez voir le dépôt de la fourrière, on n’y croise que des voitures ordinaires. Si ce n’est pas de la ségrégation motorisée … c’est quoi !
5) En arrachant votre voiture, les agents n’ont aucun égard pour votre bien que vous vous saignez pour payer.
Les plus chanceux se font prêter le pare-choc, les freins, la direction et le pot d’échappement. C’est vrai qu’on peut faire une réclamation.
Alors on vous donne un imprimé à remplir et il faut prouver par la suite que vos dommages sont causés par les agents de la fourrière. Pour quelqu’un qui insiste comme moi et qui se fait assister par la police, il a droit à trois prénoms différents des agents, ceux qui ont ramené la voiture endommagée. Va le prouver ! le guichetier de la fourrière, dixit !
6) aucun responsable ni à la fourrière ni à la municipalité ne vous écoute et ne prend au sérieux vos réclamations. Est-ce Ramadan qui les fait déserter leurs bureaux dès 11 heures.
Enfin, c’est malheureux de voir les citoyens pressés comme des citrons, à la limite, leurs droits bafoués. Qui sont les gens de la fourrière ? sont-ils intouchables au point de faire régner leur loi ? Où est le droit du citoyen contribuable ? Que fait celui qui n’a personne pour lui laver cette injustice ?
Le malheur dans tout ça, c’est de voir notre pays avancer, et au milieu de tout ça subir des injustices inutiles et des affronts peu dignes de nos ambitions sociales. Nous n’acceptons pas que la fourrière nous fasse revenir quinze ans en arrière ! HATEM BELHAJ
Le temps
Pourtant, pour renflouer ses caisses, elle a les idées qu’il faut et ne manque pas de solutions . la preuve, cette nébuleuse de la fourrière et des sabots. La poule aux œufs d’or est gérée extérieurement à la municipalité bien que celle-ci affirme que la gestion de son patrimoine est sous son contrôle .
Sinon, comment expliquer ce nombre imposant de camions fourrières flambant neuf, ces équipes qui travaillent jour et nuit et le pouvoir absolu dont jouissent les agents de fourrière.
Samedi dernier, j’ai pu mesurer l’ampleur et le sur-pouvoir de la fourrière. Les citoyens qui ont eu affaire à la fourrière sont les seuls qui peuvent partager son avis. Surtout ceux qui n’ont ni Mercédès ni BMW pour éviter les crocs des camions-fourrières.
Mais quand on a une voiture populaire ou un tacot ou encore un utilitaire, il faut casquer pour un oui ou pour un non. Et voici des preuves :
1) même en garant votre voiture dans un endroit « légal », on risque de se faire faucher la voiture par un camion fourrière. Une fois le véhicule happé, on ne peut plus prouver l’endroit où l’on s’est garé. C’est notre parole contre celle de trois agents forcément solidaires.
2) On ne peut pas payer par chèques. Ils faut avoir du cash pour payer la fourrière .
3)D’entrée, on vous prend 34 dinars, or quand on connaît la loi on sait que la fourrière coûte 29 dinars seulement. Quand on ignore la loi, on se fait soulager de cinq dinars supplémentaires.
4) L’égalité face à la loi. Les Tunisiens ont beau être égaux devant la loi. Mais, allez voir le dépôt de la fourrière, on n’y croise que des voitures ordinaires. Si ce n’est pas de la ségrégation motorisée … c’est quoi !
5) En arrachant votre voiture, les agents n’ont aucun égard pour votre bien que vous vous saignez pour payer.
Les plus chanceux se font prêter le pare-choc, les freins, la direction et le pot d’échappement. C’est vrai qu’on peut faire une réclamation.
Alors on vous donne un imprimé à remplir et il faut prouver par la suite que vos dommages sont causés par les agents de la fourrière. Pour quelqu’un qui insiste comme moi et qui se fait assister par la police, il a droit à trois prénoms différents des agents, ceux qui ont ramené la voiture endommagée. Va le prouver ! le guichetier de la fourrière, dixit !
6) aucun responsable ni à la fourrière ni à la municipalité ne vous écoute et ne prend au sérieux vos réclamations. Est-ce Ramadan qui les fait déserter leurs bureaux dès 11 heures.
Enfin, c’est malheureux de voir les citoyens pressés comme des citrons, à la limite, leurs droits bafoués. Qui sont les gens de la fourrière ? sont-ils intouchables au point de faire régner leur loi ? Où est le droit du citoyen contribuable ? Que fait celui qui n’a personne pour lui laver cette injustice ?
Le malheur dans tout ça, c’est de voir notre pays avancer, et au milieu de tout ça subir des injustices inutiles et des affronts peu dignes de nos ambitions sociales. Nous n’acceptons pas que la fourrière nous fasse revenir quinze ans en arrière ! HATEM BELHAJ
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Abdelhalim Hafed - موعود
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