Chaines en chaines (Par Hatem)



Un récent reportage sur une chaîne arabe a révélé que sur tous les satellites qui « Nogent » dans le ciel, on peut capter une cinquantaine de chaînes arabes.


La majorité de ces chaînes sont « free to air » , c’est-à-dire non cryptées mais surtout peu de chaînes sont rentables.



La plupart « survivent » grâce à l’apport gouvernemental de leur pays. Et même celles qui se sont réunies en bouquets ont du mal à joindre les deux bouts de faisceaux.


La rentabilité d’une chaîne télé dépend de l’apport publicitaire. Il faut remplir les espaces par un maximum de spots. Mais , les annonceurs, suivent l’audimat. Celui-ci n’est gonflé que durant le mois de Ramadan où , traditionnellement, les chaînes arabes diversifient leur production et l’enrichissent.


Au fait, une chaîne n’est rentable que grâce aux annonceurs. Ceux-ci ne payent que lorsque la chaîne est regardée.


Bref , la télé rentable est celle qui réussit à offrir une production assez riche pour remplir les plages « vides » entre deux coupures pub !


C’est le principe des chaînes occidentales. Ce principe est à la limite du « choquant » mais c’est réellement ça . D’ailleurs ? Les producteurs occidentaux ne le cachent plus . Mieux encore, ils poussent les limites de la créativité audiovisuelle afin justement de créer l’audimat qui draine les annonceurs.


Les chaînes arabes ont l’avantage d’avoir un large public qui pratique une même langue. Les cinquante chaînes ne pourront sur vivre qu’en créant un marché commun où les productions seront commercialement échangées.
HATEM BELHAJ

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