La Grande Bretagne va aider l'Afrique à  lutter contre les changements climatiques



APA-Tunis. Des experts et responsables gouvernementaux tunisiens et africains basés en Tunisie ont étudié durant le week-end passé avec George Edgar, envoyé spécial du Royaume-Uni pour le changement climatique en Afrique, les moyens d’aider le continent africain à se prémunir contre les effets dévastateurs des perturbations climatiques.

M. Edgar a estimé que la Tunisie est « pays modèle » dans le domaine de la lutte contre les effets des changements climatiques, car « elle a su mettre en place des politiques claires et des mécanismes efficaces de coordination entre les divers départements concernés ».


« Le défi du changement climatique ne concerne pas seulement l’environnement. Il a des effets induits sur de nombreux autres domaines », a-t-il expliqué.

Dans des entretiens qu’il a eus à Tunis avec les représentants de plusieurs organisations nationales et internationales impliquées dans le domaine du changement climatique, tels que l’Observatoire du Sahel et du Sahara (OSS), le responsable britannique a réitéré l’engagement de son pays à « traiter, en coopération avec les gouvernements africains, les conséquences du changement climatique en Afrique, et à développer en commun les moyens qui permettront d’en réduire les effets destructeurs ».

« Ce sont les pays africains qui souffriront le plus des changements climatiques, alors que leur contribution aux émissions de gaz à effet de serre est la moins importante », a-t-il expliqué.

Pour aider les pays africains à se développer, sans participer à la pollution de la planète, M. Edgar préconise « un système de coopération internationale » qui oriente les flux d’investissements étrangers en direction de l’Afrique vers des projets utilisant des énergies renouvelables. Il est possible, selon lui, de conjuguer développement et préservation de l’écosystème, car les coûts des technologies propres se réduiront considérablement dans les prochaines années.

La semaine dernière, le changement climatique a été présenté pour la première fois au Conseil de sécurité de l’ONU comme une menace potentielle pour la paix et la sécurité internationales. La ministre des Affaires étrangères britannique, Mme Margaret Beckett, dont le pays préside le Conseil de sécurité en avril, a expliqué qu’« un climat instable exacerbera certaines des causes centrales des conflits, comme les pressions migratoires et la compétition pour les ressources naturelles ». Elle a cité à ce propos le rapport Stern, paru en 2006 et qui traite des conséquences économiques du changement climatique.

La Grande-Bretagne, dont la diplomatie est très active sur ce dossier crucial pour l’avenir de la planète, cherche à montrer que le changement climatique est devenu « un défi global » et plus seulement une question d’environnement, a expliqué Mme Beckett.

La nomination, en décembre dernier, du diplomate George Edgar envoyé spécial du Royaume-Uni pour le Changement Climatique en Afrique s’inscrit dans cette démarche volontariste, a-t-elle dit.

George Edgar a rencontré des responsables de la Banque africaine de développement (BAD), de la Commission des communautés européennes (CEE), de l’Agence allemande de coopération technique (GTZ), ainsi que MM. Nadhir Hamada, ministre tunisien de l’Environnement et du Développement durable et Mohamed Akrout, Directeur général de l’Energie.

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