Chez nous, la consommation obéit aux phénomènes de mode qui s’accentuent pour devenir une sorte de frénésie avant que celle-ci ne vire à l’épidémie. Au moins, elle en a les symptômes et la vitesse de propagation. De la voiture populaire au portable en passant par la parabole, il suffit d’une étincelle pour que la consommation se propage ou qu’un voisin s’équipe d’un dernier cri de modèle high-tech pour que tout le monde limite même ceux qui n’ont ni les moyens ni l’utilité de la chose.
Le facteur qui accélère la propagation du virus de consommation est la facilité de paiement. Rendre le « rêve » accessible, tel est le but de chaque revendeur. C’est pour cela que plus le vendeur offre des facilités de paiement et de souplesse dans le temps de remboursement plus il a la cote et plus il rameute des clients. Les mauvais payeurs seront poursuivis par la justice et l’épidémie sera traitée catégoriquement.
Ces facilités poussent les gens à vivre au dessus de leurs moyens. Une famille au revenu
moyen frôle le luxe mais vit péniblement ses fins de mois. Un ami banquier m’a avoué qu’il y a de moins de gens qui épargnent et dont les comptes bancaires sont créditeurs à la fin du mois. Pourtant , les dossiers de prêts doivent impérativement laisser au moins les deux tiers du revenu de l’emprunteur mais ce dernier se débrouille toujours pour cacher ses prêts non répertoriés.
Il yen a même qui remboursent leurs prêts en collectionnant d’autres. Il suffit d’acheter, par exemple, de l’électroménager par facilités et de revendre le tout à moitié prix au comptant. Ceci permet de rembourser les traites les plus urgentes mais ouvre de nouveaux « fronts » qui peuvent mener à une saisie totale de biens.
A la radio, ces derniers jours, les spots qui orientent les consommateurs concernant les achats par facilité se multiplient. Mais il faudrait que tout l’aspect sociologique de cette consommation décalée soit traité. Seuls les grands achats méritent l’endettement. Une maison, un terrain, par exemple , mais pas les achats dont la valeur chute avec le temps.
(Chronique hatem Belhaj)
HATEM BELHAJ
Le temps
2011012655
Le facteur qui accélère la propagation du virus de consommation est la facilité de paiement. Rendre le « rêve » accessible, tel est le but de chaque revendeur. C’est pour cela que plus le vendeur offre des facilités de paiement et de souplesse dans le temps de remboursement plus il a la cote et plus il rameute des clients. Les mauvais payeurs seront poursuivis par la justice et l’épidémie sera traitée catégoriquement.
Ces facilités poussent les gens à vivre au dessus de leurs moyens. Une famille au revenu
moyen frôle le luxe mais vit péniblement ses fins de mois. Un ami banquier m’a avoué qu’il y a de moins de gens qui épargnent et dont les comptes bancaires sont créditeurs à la fin du mois. Pourtant , les dossiers de prêts doivent impérativement laisser au moins les deux tiers du revenu de l’emprunteur mais ce dernier se débrouille toujours pour cacher ses prêts non répertoriés.Il yen a même qui remboursent leurs prêts en collectionnant d’autres. Il suffit d’acheter, par exemple, de l’électroménager par facilités et de revendre le tout à moitié prix au comptant. Ceci permet de rembourser les traites les plus urgentes mais ouvre de nouveaux « fronts » qui peuvent mener à une saisie totale de biens.
A la radio, ces derniers jours, les spots qui orientent les consommateurs concernant les achats par facilité se multiplient. Mais il faudrait que tout l’aspect sociologique de cette consommation décalée soit traité. Seuls les grands achats méritent l’endettement. Une maison, un terrain, par exemple , mais pas les achats dont la valeur chute avec le temps.
(Chronique hatem Belhaj)
HATEM BELHAJ
Le temps
2011012655





Abdelhalim Hafed - موعود
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