Explosions ont retenti jeudi à Beyrouth où le chef du Hezbollah, le cheikh Sayyed Hassan Nasrallah, a accusé le gouvernement de lui avoir déclarer la guerre. Faisant monter la tension au deuxième jour de sa campagne de désobéissance, le mouvement a continué de bloquer les accès à l'aéroport international de la capitale libanaise.
Cette campagne contre le gouvernement a provoqué des affrontements qui ont fait trois blessés dans la capitale et cinq autres dans la vallée de la Bekaa, dans l'est du pays, selon les services de sécurité.

Lors d'une conférence de presse, Nasrallah a reproché aux autorités libanaises de chercher à démanteler le réseau de communications mis en place par son groupe à travers le pays et a promis de "trancher les mains" de ceux qui chercheraient à le faire.
"Cette décision est avant tout une déclaration de guerre, le lancement d'une guerre menée par le gouvernement (...) contre la résistance et ses armes, au bénéfice de l'Amérique et d'Israël", a-t-il dit.
Le chef de la majorité libanaise Saad al Hariri a répondu à Nasrallah en proposant un plan de sortie de crise qui qualifierait de "malentendu" la décision prise par le gouvernement de démanteler le réseau de communications du Hezbollah.
Hariri a en outre suggéré que l'armée soit chargée de trancher cette question en vertu de l'attitude de neutralité dont elle a fait preuve jusqu'ici.
Le Hezbollah, selon sa chaîne de télévision Al Manar, a immédiatement rejeté cette proposition, précisant qu'il s'en tenait aux conditions fixées par Nasrallah.
Peu après la conférence de presse de Hassan Nasrallah, des affrontements violents ont éclaté dans les quartiers de Mazr'aa et de Ras el Nabae, au fusil d'assaut et au lance-roquette RPG.
L'armée, considérée comme neutre dans le bras de fer politique qui dure depuis 18 mois entre le gouvernement et l'opposition, a réagi jeudi en lançant un avertissement général.
"La poursuite de cette situation porte un coup à l'unité de l'armée, a-t-elle dit dans un communiqué, au lendemain de son déploiement en force pour s'interposer entre les groupes rivaux.
Des partisans du gouvernement ont bloqué le grand axe reliant Beyrouth au Sud du pays, avec des pneus en flammes et des monticules de terre. Sur la route menant à la frontière avec la Syrie, plusieurs barricades ont été érigées.
L'opposition a fait savoir qu'elle avait l'intention d'étendre la révolte dans les prochains jours si le gouvernement ne revenait pas sur des mesures à l'encontre du Hezbollah. Une telle hypothèse est exclue de source gouvernementale.
Face à l'évolution de la situation, le Premier ministre a déclaré mercredi en fin de journée que son gouvernement envisageait de proclamer l'état d'urgence et un couvre-feu. Mais de source politique, on indique que le chef de l'armée, le général Michel Souleimane, a rejeté cette idée.
A New York, le secrétariat général des Nations Unies a exhorté les partisans du Hezbollah à lever tous les barrages routiers et à libérer l'accès à l'aéroport de la capitale.
"Nous demeurons très inquiets quant à l'hypothèse que la situation dégénère", a déclaré un émissaire de l'Onu dépêché devant les membres du Conseil de sécurité, Terje Roed-Larsen.
"Le secrétariat général invite tous les groupes à cesser immédiatement ces émeutes et à dégager les axes routiers", a-t-il ajouté.
Par la suite, le Conseil de sécurité a lancé un appel "au calme et à la retenue" dans une déclaration politique n'ayant pas valeur contraignante.
A Paris, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner estime dans un communiqué que la situation au Liban est "préoccupante".
"La France appelle à l'apaisement et à une résolution pacifique de la crise en cours, se traduisant par un retour rapide au calme, notamment par une réouverture des accès à l'aéroport", peut-on lire dans le document publié par le Quai d'Orsay.
Pour la deuxième journée consécutive, de violents affrontements ont opposé partisans de l'opposition et ceux de la majoité parlementaire dans les rues de Beyrouth, faisant quatre morts et huit blessés, alors que les affrontements sectaires se multipliaient dans plusieurs parties du pays.
Selon des responsables de la sécurité libanaise, une mère et son fils sont morts quand une roquette RPG est tombée sur leur appartement dans le quartier de Ras el-Nabeh durant les affrontements. Huit personnes ont été blessées dans les affrontements, précisait-on de même source. Un homme est mort par balle dans le même quartier.
Un membre des forces de sécurité du Parlement a également été tué près de la résidence du président du Parlement Nabih Berri dans le quartier d'Ein al-Tineh, où les combats ont duré plusieurs heures.
Par ailleurs, une autre femme a été tuée par une balle perdue après des tirs de réjouissances dans la banlieue sud de Haret Hreik après un discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.
Les combats se sont intensifiés après que le chef du Hezbollah eut menacé de représailles immédiates contre toute attaque contre le mouvement. "Ceux qui tentent de nous arrêter, nous les arrêterons. Ceux qui nous tirent dessus, nous leur tirerons dessus. La main levée contre nous, nous la trancherons", avait lancé Hassan Nasrallah lors d'une conférence de presse retransmise en direct à la télévision depuis le lieu où il se cache.
Jeudi, dans la vallée de la Bekaa (est), les partisans des deux parties ont échangé des coups de feu dans le village de Saadnayel. Ceux du gouvernement ont fermé les principaux axes en faisant brûlé des pneus. A Masnaa, un petit groupe a réussi à bloquer le poste-frontière entre la Syrie et la capitale, ont affirmé des témoins.
Dans la capitale, les habitants se sont réveillés jeudi matin avec de nouvelles lignes de démarcation faites de pneus brûlés et de rues bloquées. Certaines rues restaient fermées et la circulation était faible dans les quartiers ouest de la ville. Dans banlieues est, la vie continuait et les écoles fermées mercredi avaient rouvert leurs portes.
L'armée a déployé des véhicules blindés sur les routes principales et les points de friction, avec des points de contrôle pour procéder à des fouilles des véhicules.
La France appelle jeudi soir "à la retenue dans les déclarations comme dans les actes et à la reprise du dialogue dans le cadre institutionnel" au Liban, théâtre de violences entre les partisans de la majorité et de l'opposition.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères indique que Paris "réitère son soutien au gouvernement du Liban ainsi qu'à l'armée dans l'exercice de leurs missions et prérogatives constitutionnelles, notamment de préservation de la stabilité et de la sécurité du pays".
La France "appelle à l'apaisement et à une résolution pacifique de la crise en cours, se traduisant par un retour rapide au calme, notamment par une réouverture des accès à l'aéroport".
Dans son communiqué, le Quai d'Orsay "réitère son profond attachement à la souveraineté, à l'indépendance et à la stabilité du Liban, ainsi qu'à l'unité du pays du Cèdre dans toutes ses composantes".
Alterinfo.net
Cette campagne contre le gouvernement a provoqué des affrontements qui ont fait trois blessés dans la capitale et cinq autres dans la vallée de la Bekaa, dans l'est du pays, selon les services de sécurité.

Lors d'une conférence de presse, Nasrallah a reproché aux autorités libanaises de chercher à démanteler le réseau de communications mis en place par son groupe à travers le pays et a promis de "trancher les mains" de ceux qui chercheraient à le faire.
"Cette décision est avant tout une déclaration de guerre, le lancement d'une guerre menée par le gouvernement (...) contre la résistance et ses armes, au bénéfice de l'Amérique et d'Israël", a-t-il dit.
Le chef de la majorité libanaise Saad al Hariri a répondu à Nasrallah en proposant un plan de sortie de crise qui qualifierait de "malentendu" la décision prise par le gouvernement de démanteler le réseau de communications du Hezbollah.
Hariri a en outre suggéré que l'armée soit chargée de trancher cette question en vertu de l'attitude de neutralité dont elle a fait preuve jusqu'ici.
Le Hezbollah, selon sa chaîne de télévision Al Manar, a immédiatement rejeté cette proposition, précisant qu'il s'en tenait aux conditions fixées par Nasrallah.
Peu après la conférence de presse de Hassan Nasrallah, des affrontements violents ont éclaté dans les quartiers de Mazr'aa et de Ras el Nabae, au fusil d'assaut et au lance-roquette RPG.
L'armée, considérée comme neutre dans le bras de fer politique qui dure depuis 18 mois entre le gouvernement et l'opposition, a réagi jeudi en lançant un avertissement général.
"La poursuite de cette situation porte un coup à l'unité de l'armée, a-t-elle dit dans un communiqué, au lendemain de son déploiement en force pour s'interposer entre les groupes rivaux.
Des partisans du gouvernement ont bloqué le grand axe reliant Beyrouth au Sud du pays, avec des pneus en flammes et des monticules de terre. Sur la route menant à la frontière avec la Syrie, plusieurs barricades ont été érigées.
L'opposition a fait savoir qu'elle avait l'intention d'étendre la révolte dans les prochains jours si le gouvernement ne revenait pas sur des mesures à l'encontre du Hezbollah. Une telle hypothèse est exclue de source gouvernementale.
Face à l'évolution de la situation, le Premier ministre a déclaré mercredi en fin de journée que son gouvernement envisageait de proclamer l'état d'urgence et un couvre-feu. Mais de source politique, on indique que le chef de l'armée, le général Michel Souleimane, a rejeté cette idée.
A New York, le secrétariat général des Nations Unies a exhorté les partisans du Hezbollah à lever tous les barrages routiers et à libérer l'accès à l'aéroport de la capitale.
"Nous demeurons très inquiets quant à l'hypothèse que la situation dégénère", a déclaré un émissaire de l'Onu dépêché devant les membres du Conseil de sécurité, Terje Roed-Larsen.
"Le secrétariat général invite tous les groupes à cesser immédiatement ces émeutes et à dégager les axes routiers", a-t-il ajouté.
Par la suite, le Conseil de sécurité a lancé un appel "au calme et à la retenue" dans une déclaration politique n'ayant pas valeur contraignante.
A Paris, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner estime dans un communiqué que la situation au Liban est "préoccupante".
"La France appelle à l'apaisement et à une résolution pacifique de la crise en cours, se traduisant par un retour rapide au calme, notamment par une réouverture des accès à l'aéroport", peut-on lire dans le document publié par le Quai d'Orsay.
Quatre morts à Beyrouth après une deuxième journée d'affrontements
Pour la deuxième journée consécutive, de violents affrontements ont opposé partisans de l'opposition et ceux de la majoité parlementaire dans les rues de Beyrouth, faisant quatre morts et huit blessés, alors que les affrontements sectaires se multipliaient dans plusieurs parties du pays.
Selon des responsables de la sécurité libanaise, une mère et son fils sont morts quand une roquette RPG est tombée sur leur appartement dans le quartier de Ras el-Nabeh durant les affrontements. Huit personnes ont été blessées dans les affrontements, précisait-on de même source. Un homme est mort par balle dans le même quartier.
Un membre des forces de sécurité du Parlement a également été tué près de la résidence du président du Parlement Nabih Berri dans le quartier d'Ein al-Tineh, où les combats ont duré plusieurs heures.
Par ailleurs, une autre femme a été tuée par une balle perdue après des tirs de réjouissances dans la banlieue sud de Haret Hreik après un discours du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.
Les combats se sont intensifiés après que le chef du Hezbollah eut menacé de représailles immédiates contre toute attaque contre le mouvement. "Ceux qui tentent de nous arrêter, nous les arrêterons. Ceux qui nous tirent dessus, nous leur tirerons dessus. La main levée contre nous, nous la trancherons", avait lancé Hassan Nasrallah lors d'une conférence de presse retransmise en direct à la télévision depuis le lieu où il se cache.
Jeudi, dans la vallée de la Bekaa (est), les partisans des deux parties ont échangé des coups de feu dans le village de Saadnayel. Ceux du gouvernement ont fermé les principaux axes en faisant brûlé des pneus. A Masnaa, un petit groupe a réussi à bloquer le poste-frontière entre la Syrie et la capitale, ont affirmé des témoins.
Dans la capitale, les habitants se sont réveillés jeudi matin avec de nouvelles lignes de démarcation faites de pneus brûlés et de rues bloquées. Certaines rues restaient fermées et la circulation était faible dans les quartiers ouest de la ville. Dans banlieues est, la vie continuait et les écoles fermées mercredi avaient rouvert leurs portes.
L'armée a déployé des véhicules blindés sur les routes principales et les points de friction, avec des points de contrôle pour procéder à des fouilles des véhicules.
Liban : la France appelle à la retenue et renouvelle son soutien au gouvernement
La France appelle jeudi soir "à la retenue dans les déclarations comme dans les actes et à la reprise du dialogue dans le cadre institutionnel" au Liban, théâtre de violences entre les partisans de la majorité et de l'opposition.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères indique que Paris "réitère son soutien au gouvernement du Liban ainsi qu'à l'armée dans l'exercice de leurs missions et prérogatives constitutionnelles, notamment de préservation de la stabilité et de la sécurité du pays".
La France "appelle à l'apaisement et à une résolution pacifique de la crise en cours, se traduisant par un retour rapide au calme, notamment par une réouverture des accès à l'aéroport".
Dans son communiqué, le Quai d'Orsay "réitère son profond attachement à la souveraineté, à l'indépendance et à la stabilité du Liban, ainsi qu'à l'unité du pays du Cèdre dans toutes ses composantes".
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