Vanessa Seward pour LORIS AZARRO : Prêt à porter automne 2006 hiver 2007



Par Fériel Berraies Guigny. Paris
D'origine argentine, fille de diplomate (père ancien Ambassadeur d’Argentine), avec une enfance partagée entre Londres (sa terre d'origine) et Paris, Vanessa Seward a pu réaliser son rêve : travailler dans la mode.
Après avoir été formée au studio Berçot, elle passe neuf années chez Chanel, au poste de créatrice, puis deux ans sous la houlette de Tom Ford chez Yves-Saint-Laurent. Sa rencontre avec Loris Azzaro, bien que relativement brève, représente un évènement déterminant dans sa vie. Parlant de lui comme d'un homme avec beaucoup de charisme, beau, élancé, élégant , Vanessa a développé un lien professionnel très étroit avec son mentor qui, en retour, a su apprécier la valeur de sa jeune créatrice et lui a fait confiance .En novembre 2003, suite à la triste disparition de notre Loris Azzaro national (paix à son âme), la jeune femme est devenue la nouvelle créatrice de la maison. Mais son aventure ne date pas d'hier. Habituée des lieux, Vanessa Seward avait été mannequin pour Azzaro à plusieurs reprises. Dirigeant depuis 2003, une vingtaine de personnes, produisant en quantités limitées (l'un des best-sellers, une veste en velours, s'est vendu à 170 exemplaires), Vanessa Seward s'étonne encore qu'Azzaro, «une si petite maison qui n'est même pas annonceur», ait d'aussi bons retours dans la presse féminine. Le cinéma s'y met aussi: de plus en plus d'actrices, de Julie Delpy à Nicole Kidman, puisent dans le vestiaire Azzaro pour fouler les tapis rouges.



Collection prêt-à-porter automne 2006 et Hiver 2007 . Azzaro
Pour la saison, le « Glamour Casual » est de rigueur dans la cinquième collection de Vanessa Seward. Strass et brillants sont incrustés jusque dans les surpiqûres de ses manteaux noirs en peau retournée. Plus de rigueur par contre dans les manteaux et vestes officiers en cachemire. Beaucoup de sahariennes et d’ensembles pantalons pour tous les jours. A noter un souci du détail précieux que l’on retrouve dans la couture avec les boutons strassés des créations. Les jupes sont légères et gracieuses en mousseline à jupon d’organdi, flirtant avec des escarpins de toute beauté, on remarquera aussi les longues bottes cuissardes en cuir vernis noir qui dessinent le galbe de la jambe, portées sous les robes et les jupes. Très effet, sixties. La féminité est au rendez vous mais sans excès, avec toute une série de robes cocktails pour les mondaines, des robes chasubles en cachemire rebrodées de bijoux. Comble du raffinement, pour le soir, dans un style plus « vamp » et pour mieux séduire, les robes noires sont longues et le dos nu se révèle malgré la rigueur climatique de la saison. Ces toilettes sont sublimées par une ceinture en forme de nœud, brodée en trompe l’œil à même le tissu. Les bijoux et accessoires sont d’une finesse exquise et se marient à merveille avec les tenues. Dans ce tableau hivernal, la mode masculine est également revisitée avec quelques costumes marqués par une touche dandy branchée ( petit clin d’œil au compagnon producteur de cinéma, Bertrand Burgalat). La femme adepte du luxe est comblée mais reste toujours dans la discrétion. Est-ce la déformation de la fille de « diplomate » ? mais c’est bien là, la marque de fabrique de Mlle Seward !
Mais entre « filles » de diplomates, on se comprend, le beau et le raffiné est une question de mesure.











CREDITS :
Collection prêt-à-porter automne 2006, hiver 2007 de Loris Azzaro. Paris
Photos : Franck Courtés
Vanessa Seward par Franck Courtés
Modèle Sabina Heydarova
Maquillage et coiffure : Angélique Iffennecker
Article de presse : Courtesy of Fériel Berraies Guigny. Paris





Fériel Berraies Guigny

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