Collections de prêt-à-porter de l’hiver 2007 de Marithé + François Girbaud et Stella Cadente



Par Fériel Berraies Guigny. Paris
MARITHE + FRANCOIS GIRBAUD hiver 2007 : le western style revisité
Pour cette saison hivernale 2007, la femme Marithé + François Girbaud est à la fois moderne « à l’aise dans ses pompes », virtuelle et réelle. Rendant encore une fois hommage au Far West américain, elle se veut une intime projection entre la réalité et le confort décontracté, au féminin. Pour affronter la saison, c’est donc un vestiaire à l'américaine qui défile dans un décor de sphères et de plateaux d'argent. Sous les Stetson de rigueur, passent ainsi des denims gris bouclés de ceinturons, des chemises fermées d'un foulard ou d'un cordon à plaque de métal. Un western french style avec à l’honneur, des gilets de velours brodés, des pantalons d'homme en flanelle légère, des manteaux et jupes artistiquement froissées, des jeans beige rayés étroits et boutonnés à la cheville. On remarquera aussi la silhouette à redingote arrondie, posée sur un jupon brodé et légèrement gonflé, une jupe longue à pointes asymétriques sur une veste en mouton chocolat, un jean tout simple, à peine déchiqueté, porté sur un manteau en peau retournée. Cette hiver la marque aura encore une fois, imposé sa philosophie : être en harmonie tant physiquement que spirituellement. Et ainsi, porter le vêtement en accord avec les canons de la vie urbaine, loin des diktats de la mode et des fashion lovers.





STELLA CADENTE hiver 2007 ; quand la mode se fait toute une comédie !



Dans un défilé happening mis en scène par la comédienne Zabou Breitmann, la griffe Stella Cadente nous invite à découvrir sa collection hiver 2007, sur fond de comédie musicale. Pour la saison, la styliste Stanisslassia Klein nous fait pénétrer dans un univers pop rock très ludique, dans le studio théâtre, de la comédie française, non loin des prestigieuses salles de défilés du Carrousel du Louvres.
Au menu, lainages sombres et collants rayés et ou agrémentés d’étoiles aux mille couleurs. Ils laissent ensuite place à l’agneau plongé et au tutu de tulle noir. Notons les magnifiques accessoires de la griffe, qui se fondent dans des couleurs éclatantes : sautoirs, colliers ras de cous, bagues et bracelets, ajoutent cette touche ultra fashion. Vient ensuite la série « mousseline » avec des duos de couleurs contrastés comme le violet/bleu ou le rouge/turquoise, histoire de relever la sauce et faire oublier la grisaille parisienne. Les mannequins se la « jouent hautaines et ennuyées » comme pour mieux faire ressortir les couleurs tape à l’œil et très vivantes de cette collection qui n’a farouchement pas froid aux yeux… ni aux jambes !
Place ensuite à la poésie dans ce dernier tableau où les « filles défont leur bagage » laissant échapper des petits dessous affriolants accrochés à des ballons gonflés à l’hélium. En clôture « last but not least » un liséré lumineux bleu entoure le contour d’une robe, alors que le mannequin musicien portant ce modèle, nous offre une sonate légère du haut de son violoncelle. Coup d’éclat, l’ambiance est à la fête, sous des airs de rock, les mannequins toutes réunies se lancent dans un déhanché des plus endiablé, histoire de nous dire que la mode est vivante car « toujours en mouvement » !



Fériel Berraies Guigny

www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr

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