Le film tunisien Making off Tanit d'or aux Journées cinématographiques de Carthage de 2006 sera en projection dans les salles de cinéma à partir du 7 février 2007.
Pour le générique de la fin du film la société de production a opté pour une chanson chantée par Mohamed Jebali et l’acteur Lotfi Abdelli,
Cette chanson au style rap sera un outil de promotion du film, des vidéos clips de la chanson seront distribuées aux stations de radio et de télévision.
Courageux et poignant, ce film raconte l'histoire de Chokri alias Bahta (25 ans), brillamment campé par lotfi abdelli.
Ce personnage vit dans un quartier d'une banlieue de Tunis avec ses parents, son grand père, son jeune frère et sa soeur divorcée. Avec sa bande d'amis oisifs, ''les enfants des ruines'', Bahta passe ses journées à arpenter les rues de la capitale à la recherche du gain facile et à dessiner des graffitis sur les murs, ce qui lui attira des ennuis avec la police.
Chokri voulait devenir danseur professionnel mais en vain. Ce reve se brisa sur la réalité amère de sa condition sociale: celle d'un enfant issu d'un milieu défavorisé qui subit âprement les affres de la misère et du chômage.
Il décida alors de partir clandestinement en Europe convaincu que l'Occident etait son refuge et son echappatoire. Mais une fois de plus, ce projet a été avorté faute d'argent et de passeport.
Dans son pays, il se sentait méprisé, dénigré, rejeté par la société et pourchassé par la police. En plus, il vivait très mal la chute de Baghdad en 2003 qu'il avait assimilé à la defaite des Arabes et musulmans.
Progressivement, les évènements du film s'accélèrent. Bahta se refugia chez un artisan calligraphe intégriste qui lui offre son hospitalité et l'initia aux préceptes de l'islam avant de l'inciter à ''mourir en martyr'' pour punir ''l'occident mécreant''.
Lavage de cerveau et embrigadement vont faire de Bahta un postulant-terroriste et la descente aux enfers commence.
Le réalisateur intervient dans certaines séquences du film pour des raisons pédagogiques: l'acteur principal se révolte et demande des explications sur la finalité et la philosophie du film qui touche un sujet quasi tabou dans le monde arabo- musulamn, c'est à dire la religion dans son rapport compliqué avec la politique, voire le terrorisme.
Nouri Bouzid explique alors son point de vue et essaie de convaincre l'acteur de l'urgence et de la necessité de faire ce film qui dénonce le terrorisme sans incriminer la religion.
Cependant, dit-il, il veut incriminer une certaine vision de la religion, celle des integristes, vision basée sur la violence et la haine. Mais le film dit aussi, en filigrane, qu'on ne peut pas lutter contre le terrorisme en méprisant les jeunes qui sont à la merci de la misère et de l'embrigadement, d'ou la necéssité de les sauver en attaquant le mal aux racines. En somme, la lutte anti-terroriste ne doit se limiter au volet sécuritaire mais doit englober les volets socio-economiques et culturels. le message est clair, la mise en scène est colorée (recours à la danse de la rue, plongée, contre-plongée, traveling, etc) le rythme est bon, le film aussi.
Pays : Tunisie
- Réalisation : Nouri BOUZID
- Scénario : Nouri BOUZID
- Année de production : 2006
- Durée : 2h
- Interprétation : Lotfi ABDELLI – Lotfi DZIRI – Afef BEN MAHMOUD – Fatma BEN SAدDANE – Foued LITAIEM
Pour le générique de la fin du film la société de production a opté pour une chanson chantée par Mohamed Jebali et l’acteur Lotfi Abdelli,

Cette chanson au style rap sera un outil de promotion du film, des vidéos clips de la chanson seront distribuées aux stations de radio et de télévision.
Making Off
Courageux et poignant, ce film raconte l'histoire de Chokri alias Bahta (25 ans), brillamment campé par lotfi abdelli.
Ce personnage vit dans un quartier d'une banlieue de Tunis avec ses parents, son grand père, son jeune frère et sa soeur divorcée. Avec sa bande d'amis oisifs, ''les enfants des ruines'', Bahta passe ses journées à arpenter les rues de la capitale à la recherche du gain facile et à dessiner des graffitis sur les murs, ce qui lui attira des ennuis avec la police.

Chokri voulait devenir danseur professionnel mais en vain. Ce reve se brisa sur la réalité amère de sa condition sociale: celle d'un enfant issu d'un milieu défavorisé qui subit âprement les affres de la misère et du chômage.
Il décida alors de partir clandestinement en Europe convaincu que l'Occident etait son refuge et son echappatoire. Mais une fois de plus, ce projet a été avorté faute d'argent et de passeport.
Dans son pays, il se sentait méprisé, dénigré, rejeté par la société et pourchassé par la police. En plus, il vivait très mal la chute de Baghdad en 2003 qu'il avait assimilé à la defaite des Arabes et musulmans.
Progressivement, les évènements du film s'accélèrent. Bahta se refugia chez un artisan calligraphe intégriste qui lui offre son hospitalité et l'initia aux préceptes de l'islam avant de l'inciter à ''mourir en martyr'' pour punir ''l'occident mécreant''.
Lavage de cerveau et embrigadement vont faire de Bahta un postulant-terroriste et la descente aux enfers commence.
Le réalisateur intervient dans certaines séquences du film pour des raisons pédagogiques: l'acteur principal se révolte et demande des explications sur la finalité et la philosophie du film qui touche un sujet quasi tabou dans le monde arabo- musulamn, c'est à dire la religion dans son rapport compliqué avec la politique, voire le terrorisme.
Nouri Bouzid explique alors son point de vue et essaie de convaincre l'acteur de l'urgence et de la necessité de faire ce film qui dénonce le terrorisme sans incriminer la religion.
Cependant, dit-il, il veut incriminer une certaine vision de la religion, celle des integristes, vision basée sur la violence et la haine. Mais le film dit aussi, en filigrane, qu'on ne peut pas lutter contre le terrorisme en méprisant les jeunes qui sont à la merci de la misère et de l'embrigadement, d'ou la necéssité de les sauver en attaquant le mal aux racines. En somme, la lutte anti-terroriste ne doit se limiter au volet sécuritaire mais doit englober les volets socio-economiques et culturels. le message est clair, la mise en scène est colorée (recours à la danse de la rue, plongée, contre-plongée, traveling, etc) le rythme est bon, le film aussi.
Pays : Tunisie
- Réalisation : Nouri BOUZID
- Scénario : Nouri BOUZID
- Année de production : 2006
- Durée : 2h
- Interprétation : Lotfi ABDELLI – Lotfi DZIRI – Afef BEN MAHMOUD – Fatma BEN SAدDANE – Foued LITAIEM





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