Clôture de la 6ème édition du Festival International du Film de Marrakech



Le rideau est tombé, samedi soir, sur la 6ème édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM), lors d'une cérémonie grandiose au Palais des Congrès de la cité ocre.

L'Etoile d'or de cette édition a été remportée par le film Der Rote Kakadu (le perroquet rouge) du réalisateur allemand Dominik Graf, tandis que le Prix du jury est revenu au réalisateur roumain Radu Muntean pour son long-métrage Hirtia Va Fi Albastra .


Le Prix de la meilleure interprétation masculine a été attribué à Max Riemelt (Allemagne) pour son rôle dans le film Le Perroquet rouge du réalisateur allemand Dominik Graf, alors que celui de la meilleure actrice est revenu à la franco-sénégalaise Fatou N'Diaye pour son interprétation dans le film Un dimanche à Kigali du metteur en scène canadien Robert Favreau.

La cérémonie de clôture a été ponctuée par la projection du film Mon Meilleur Ami de Patrice Leconte. Plus de 120 films ont été projetés lors de la 6ème édition du FIFM, dont 15 inscrits dans la compétition officielle.


Six sites ont accueilli les films projetés lors de la 6ème édition du FIFM, en l'occurrence le Palais des Congrès, les cinémas Rif, Saada, le Colisée et Mabrouka et la Place Jemaa El Fna.

La 6ème édition du FIFM a été marquée par la projection d'une rétrospective du cinéma italien avec une cinquantaine de films, baptisée La Préférence Italienne .

Il s'agit d'une véritable palette de films illustrant l'histoire du cinéma italien, des années 40 à nos jours, concoctée par le grand metteur en scène italo-américain Martin Scorsese. Présidé par Roman Polanski, le jury de cette édition était composé de Jamel Debbouze, Sandrine Bonnaire, Maria de Medeiros, Pan Nalin, Yousry Nasrallah, Ludivine Sagnier, Paz Vega et David Wenham.

Le Festival de Marrakech a rendu un vibrant hommage au grand acteur marocain Mohamed Majd, à l'immense actrice américaine Susan Sarandon, au couple royal de Bollywood Kajol et Ajay Devgan et au réalisateur égyptien Tawfiq Salah.

Inter 6ème édition du fifm, un succès à tous les égards:

Encore une fois, Marrakech n'a pas failli à sa réputation de cité de glamour et des lumières, et son festival du film a été un succès à bien des égards, ancrant davantage la place de cette grande fête du 7ème art dans l'échiquier cinématographique mondial.

En effet, l'étoile du festival international du film de Marrakech (FIFM) a brillé haut et fort tout au long des neuf nuits de cette 6-ème édition, qui a su charmer, par la qualité de son organisation et sa sélection de films, des invités de marque et un public toujours fidèle à cet événement cinématographique de renom.

Le parterre impressionnant des stars du 7-ème art qui ont pris part au festival, dont Roman Polanski, président du jury, Susan Sarandon et Martin Sheen, ont certes imprégné cette édition par leur charisme.

A l'instar des années précédentes, le cinéma marocain n'a pas été en reste lors de cette édition.

Un intérêt particulier a été en effet accordé aux artistes marocains, comme en témoigne le vibrant hommage rendu à Mohamed Majd, un des grands noms du cinéma national.

La dynamique que connaît le cinéma marocain s'est illustrée à travers la participation de deux longs-métrages nationaux à la compétition officielle de cette 6-ème édition, en l'occurrence www. What a wonderful world de Faouzi Bensaïdi, et Wake up Morocco de Narjiss Nejjar, outre la présence du franco-marocain Jamel Debbouze parmi les membres du jury.

La présence en force des médias nationaux et internationaux a, de même, conféré une certaine particularité à cette édition du FIFM et contribué, sans nul doute, à faire étalage de répandre sa renommée et son prestige.

En effet, ils étaient quelque 428 journalistes et photographes, venus des quatre coins du monde, qui ont fait le déplacement à la cité ocre pour assurer la couverture médiatique de ce rendez-vous du septième art. De loin, le festival du film de Marrakech reste un festival très humain qui tient à rester en contact avec le public marocain, comme l'a affirmé sa directrice, Melita Toscan du Plantier. Entre le FIFM et le public marocain, c'est décidément une belle histoire d'amour.

Inter: Le film allemand le perroquet rouge s'adjuge deux prix:

Le Perroquet Rouge , du réalisateur allemand Dominik Graf, a remporté, samedi soir, l'Etoile d'Or (Grand Prix) de la 6ème édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM), en plus du Prix du meilleur acteur, attribué à Max Rielmelt pour sa brillante interprétation dans ce long-métrage.

Intervenant à cette occasion, le président du jury de cette 6-ème édition, Roman Polanski, a souligné que l'attribution de l'Etoile d'Or du FIFM à ce long-métrage entend récompenser un film juste qui retrace une époque historique importante d'un pays (Allemagne) .

Le Perroquet Rouge retrace une histoire dramatique d'amour et d'amitié de trois personnes dans la ville allemande de Dresde en 1961.

L'interaction de leurs sentiments et opinions politiques les amène à prendre des décisions décisives, alors que la répression du régime communiste de l'époque pèse de plus en plus lourd, notamment avec la construction du mur de Berlin. Sorti en 2006, ce long-métrage (128 minutes) met en scène de jeunes et prometteurs talents allemands, dont Max Riemelt, Ronald Zehrfeld et Jessica Schwarz.

Né en 1952 à Munich, Dominik Graf compte à son actif plusieurs films, dont Hotte in Paradies (2002), La falaise (2001), Die Sieger (1994) et Spieler (1989). Outre Le Perroquet Rouge , quatorze autres longs-métrages étaient en compétition officielle du festival : A Casa Nostra (Italie), Be Ahestegi (Iran), Before we fall in love again (Malaisie), Bobby (USA), Casa de Areia (Brésil), Dek Hor (Thaïlande), Hirtia Va Fi Albastra (Roumanie), Il a suffi que maman s'en aille... (France), Las Vidas De Celia (Espagne), Mon frère se marie (Suisse, France), Prague (Danemark), Un dimanche à Kigali (Canada), Wake-up Morocco (Maroc) et www- what a wonderful world (Maroc).
Source: MAP

Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 9512

Moha Toto  (totomessage@yahoo.fr)  |Jeudi 14 Decembre 2006 à 11h 32m |           
En seulement 6 éditions , le fetival de Marrakech aura fait ce que les JCC ne feront jamais en 5 ans.
Dommage pour notre festival, dommage pour notre cinéma et dommage pour nous spectateurs tunisiens qui aurions bien voulu voir nos festival atteindre
des sommets mondiaux.
A qui la faute ? :
1. aux réalisateurs tunisiens qui se sentent comme des stars et se la jouent vedettes après avoir juste réalisé leur premier "spot publicitaire". Eh
oui cela me semble quand meme évident qu'ils détiennent une grande part de responsabilité dans la faillite de ce secteur d'activité en Tunisie.
Pourquoi leur donner encore une nouvelle occasion d'etre nul en leur confiant l'organisation de tout un festival?
2. aux responsables et organisateurs tunisiens qui aprés 50 ans d'indépendance, cherchent encore des justificatifs à la moindre imperfection ou
médiocrité. Cela leur plait d'etre plutot comparés au sud plutot qu'aux nord. Dommage. quel gachis.
3. Aux propriétaires des salles qui n'ont alors là aucun engagement cinématographique et gérent leur salles comme des commerces puants. Messieurs, si
vouv voulez un commerce qui marche sans aucun probléme n'ouvrez pas de salle de cinéma, ouvrez plutot des super-marchés ou des cafés.
4. A nos médias complaisants et aux journalistes qui applaudissent au lieu d'apporter une vision critique constructive. N'oubiez pas que vous
n'etes pas obligés dire bravo et merci pour exercer votre métier, suaf si vous savez qu'au fond vous ne méritez pas votre emploi.