Par Fériel Berraies Guigny. paris
Née au sud d'Alger, Maïssa Bey effectue des études de français avant de devenir enseignante. Elle travaille à l'Education nationale dans l'ouest algérien et est l'auteur « d'Au commencement était la mer »' puis 'Nouvelles d'Algérie', ouvrage salué par le grand prix
de la Nouvelle de la Société des gens de lettres. 'Cette fille-là' paru en 2001 aux éditions de l'Aube est couronné par le prix Marguerite Audoux. Elle est également fondatrice et présidente d'une association de femmes algériennes 'paroles et écriture'.
Résumé :
1962. Indépendance de l'Algérie. Lilas et Ali entrent au collège où ils apprennent avec stupeur qu'il est désormais interdit d'utiliser le crayon rouge. En effet : puisque le papier reste blanc et l'encre bleue, les corrections se feront donc en vert. Il n'est pas question de maintenir le bleu blanc rouge , drapeau de la colonisation qui rappelle une des périodes les plus noires du pays. Voici donc une liberté retrouvée, mais à quel prix ! Avec des promesses d'avenir mais qui ne sont pas destinées à tous. 1992, autre pan de l’histoire de la post décolonisation
algérienne, le FIS gagne les élections dans une Algérie plongée dans l'ombre de la grande désillusion , écrit l’auteur.
La peur. L'humiliation. » Des sentiments qui viennent s'introduire dans nos vies. Jusqu'à l'intérieur de nos maisons. La peur est là. La peur qui met des couleurs d'orage et
des traînées de brume dans les yeux d'une petite fille qui ne comprend pas pourquoi les adultes ne parlent pas le même langage. Pourquoi ce qui est permis par les uns est interdit par les autres ?
A travers le regard d’enfants de ses deux héros, Maïssa Bey raconte l'Histoire de son pays, avec ses découvertes et ses héritages – mais elle nous conte également ce terrible héritage d’être les « enfants de héros » tombés dans la guerre civile. Elle nous conte les difficultés de vivre dans une Algérie marquée par l’avènement de la « révolution algérienne ». Terrible constat et douloureux fardeau que d'être la première génération libérée du joug colonial.
Comment dés lors, faire coexister modernité et traditions ?
Un défi qui taraude toujours et encore l’Algérie d’aujourd’hui, et qui nous fait mesurer, nous femmes tunisiennes, l’étendue de nos acquis depuis l’ère bourguibienne.

Fériel Berraies Guigny
www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr
Née au sud d'Alger, Maïssa Bey effectue des études de français avant de devenir enseignante. Elle travaille à l'Education nationale dans l'ouest algérien et est l'auteur « d'Au commencement était la mer »' puis 'Nouvelles d'Algérie', ouvrage salué par le grand prix
de la Nouvelle de la Société des gens de lettres. 'Cette fille-là' paru en 2001 aux éditions de l'Aube est couronné par le prix Marguerite Audoux. Elle est également fondatrice et présidente d'une association de femmes algériennes 'paroles et écriture'. Résumé :
1962. Indépendance de l'Algérie. Lilas et Ali entrent au collège où ils apprennent avec stupeur qu'il est désormais interdit d'utiliser le crayon rouge. En effet : puisque le papier reste blanc et l'encre bleue, les corrections se feront donc en vert. Il n'est pas question de maintenir le bleu blanc rouge , drapeau de la colonisation qui rappelle une des périodes les plus noires du pays. Voici donc une liberté retrouvée, mais à quel prix ! Avec des promesses d'avenir mais qui ne sont pas destinées à tous. 1992, autre pan de l’histoire de la post décolonisation
algérienne, le FIS gagne les élections dans une Algérie plongée dans l'ombre de la grande désillusion , écrit l’auteur.La peur. L'humiliation. » Des sentiments qui viennent s'introduire dans nos vies. Jusqu'à l'intérieur de nos maisons. La peur est là. La peur qui met des couleurs d'orage et
des traînées de brume dans les yeux d'une petite fille qui ne comprend pas pourquoi les adultes ne parlent pas le même langage. Pourquoi ce qui est permis par les uns est interdit par les autres ?
A travers le regard d’enfants de ses deux héros, Maïssa Bey raconte l'Histoire de son pays, avec ses découvertes et ses héritages – mais elle nous conte également ce terrible héritage d’être les « enfants de héros » tombés dans la guerre civile. Elle nous conte les difficultés de vivre dans une Algérie marquée par l’avènement de la « révolution algérienne ». Terrible constat et douloureux fardeau que d'être la première génération libérée du joug colonial.
Comment dés lors, faire coexister modernité et traditions ?
Un défi qui taraude toujours et encore l’Algérie d’aujourd’hui, et qui nous fait mesurer, nous femmes tunisiennes, l’étendue de nos acquis depuis l’ère bourguibienne.

Fériel Berraies Guigny
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