Par Fériel Berraies Guigny. Paris
Jeu de mots assez subtil, que le titre du premier film de l’acteur d’origine marocaine Rochdy Zem. Mauvaise religion ? cachotteries ? ou manque d’honnêteté par rapport à ses « convictions religieuses » là est toute la question !
Tournée ma foi à la dérision, avec force humour et « cabrioles », la thématique du film n’en est pas moins lourde de sens , et une série de questions sont posées : « un arabe et une juive qui s’aiment » est ce possible ? Et surtout « cet amour peut il durer » ? et quel est « le prix à payer » ?

La solution serait la tricherie et le secret, à première vue, selon Zem. Ah les turpitudes des sentiments ! qui somme toute sont choses banales en soi temps normal... bien sûr…
Voilà cependant que cela relève du véritable défi. Satire des mœurs ? deux sociétés restées très fermées ? oui mais alors à quand la cohabitation ?
Ce film est drôle, humaniste, touchant mais il met également en lumière cette hypocrisie sociale que l’on entretien vis-à-vis des religions.
Thématique qui avait été déjà proposée dans le film Marock et qui avait déjà l’hiver dernier, fait couler beaucoup d’encre « au pays » : « ou les amours interdites d’une jeune marocaine et d’un juif ».
Et voilà qu’on remet encore une fois ce sujet « à la sauce » ?. Faut croire, que cela reste toujours de l’inédit, vu que l’on a pas encore trouvé la solution. Alors à quand la tolérance au moins, en amour ?
En attendant de trouver la réponse, le film de Roschdy Zem, vous invite à la réflexion. Il sortira le 6 décembre sur les écrans parisiens.
Synopsis :
Voilà presque quatre ans qu'Ismaël et Clara forment un jeune couple heureux. Ensemble, ils ne partagent que le meilleur. Chacun habite de son côté et mène sa petite vie.
Ismaël, professeur de musique, prend la vie comme elle vient. Il déteste se mettre en avant, prendre des décisions ou trancher. On pourrait dire de lui que c'est un suiveur, pas un décideur.
Clara, elle, aime Ismaël comme il est. Elle travaille dans un centre médical pour accidentés comme psychomotricienne. Comme disent ses parents, Clara a du caractère. Elle n'aime pas qu'on lui indique la marche à suivre.
Un matin, Clara découvre qu'elle est enceinte d'Ismaël. C'est la plus belle chose qui pouvait leur arriver.
Malheureusement, rien n'est aussi simple…
D'abord, il va falloir officialiser leur union en se présentant aux parents.
Si Ismaël va très vite comprendre que la « pilule » ne va pas être facile à avaler pour sa famille musulmane, Clara, elle, va un peu tomber des nues. Elle qui croyait ses parents, des juifs ashkénazes, ouverts et modernes…Elle va découvrir qu'ils ne sont pas du tout prêts à accueillir un gendre arabe.
Le plus beau jour de leur vie est en train de se transformer en cauchemar, pour l'un comme pour
l'autre!

Biographie de l’acteur :
Fils d'immigrés marocains, Roschdy Zem prend des cours de théâtre et se passionne pour le football. Sa première expérience >
cinématographique remonte à 1987 (une figuration dans Les Keufs), le jeune homme, qui gagne sa vie en vendant des jeans sur les marchés, ne pense pas encore à devenir acteur. Repéré par un assistant de Téchiné, il tient des petits rôles dans J'embrasse pas (1991) et Ma saison préférée (1991) et joue épisodiquement sur les planches.
Roschdy Zem a 30 ans lorsque sa carrière prend véritablement son envol, grâce à deux prestations très remarquées, le camé de N'oublie pas que tu vas mourir de Xavier Beauvois et l'attachant veilleur de nuit d'En avoir ou pas de Laetitia Masson. Le cinéma d'auteur s'entiche alors de ce garçon robuste et plein de sensibilité, qui apparaît chez Chéreau (Ceux qui m'aiment prendront le train), Garrel, et dans nombre de premiers films, comme Louise (take 2) ou ces deux subtiles évocations de la Guerre d'Algérie que sont L'Autre côté de la mer (1997) et Vivre au paradis (1998).
Tout comme Sami Bouajila ou Sami Naceri, Roschdy Zem ouvrira la voie aux comédiens d'origine arabe en France, en prenant plusieurs rôles dans des films très variés : cinéma social (Sauve-moi ou le plus léger Ma petite entreprise de Jolivet, qui lui vaut une nomination au César du Meilleur second rôle), comédies grand public (Le Raid, Blanche, ou Chouchou dans lequel il campe l'inénarrable Frère Jean), films psychologiques (Betty Fisher, Ordo). Indic dans 36, flic dans Le Petit lieutenant de son vieux complice Beauvois (avec une nouvelle nomination au César). Il apprendra l'hébreu pour Va, vis et deviens et prendra l'accent serbe pour La Californie. Il obtiendra en 2006 à Cannes le Prix d'interprétation masculine, partagé avec ses partenaires, pour Indigènes. Il entame ses débuts de réalisateur avec Mauvaise foi (dont il est aussi l'interprète principal).
Fiche technique :
Sortie(s) : 06 décembre 2006 (France) non daté (USA)
Genre: Comédie,Drame, Durée: 1h28 Pays: France
Réalisé par: Roschdy Zem
Avec: Roschdy Zem, Cécile De France, Pascal Elbé, Leïla Bekhti, Jean-Pierre Cassel, Martine Chevallier, Bérangère Bonvoisin, Naïma Elmcherqui, Antoine Chappey, ...
Jeu de mots assez subtil, que le titre du premier film de l’acteur d’origine marocaine Rochdy Zem. Mauvaise religion ? cachotteries ? ou manque d’honnêteté par rapport à ses « convictions religieuses » là est toute la question !
Tournée ma foi à la dérision, avec force humour et « cabrioles », la thématique du film n’en est pas moins lourde de sens , et une série de questions sont posées : « un arabe et une juive qui s’aiment » est ce possible ? Et surtout « cet amour peut il durer » ? et quel est « le prix à payer » ?

La solution serait la tricherie et le secret, à première vue, selon Zem. Ah les turpitudes des sentiments ! qui somme toute sont choses banales en soi temps normal... bien sûr…
Voilà cependant que cela relève du véritable défi. Satire des mœurs ? deux sociétés restées très fermées ? oui mais alors à quand la cohabitation ?
Ce film est drôle, humaniste, touchant mais il met également en lumière cette hypocrisie sociale que l’on entretien vis-à-vis des religions.
Thématique qui avait été déjà proposée dans le film Marock et qui avait déjà l’hiver dernier, fait couler beaucoup d’encre « au pays » : « ou les amours interdites d’une jeune marocaine et d’un juif ».

Et voilà qu’on remet encore une fois ce sujet « à la sauce » ?. Faut croire, que cela reste toujours de l’inédit, vu que l’on a pas encore trouvé la solution. Alors à quand la tolérance au moins, en amour ?
En attendant de trouver la réponse, le film de Roschdy Zem, vous invite à la réflexion. Il sortira le 6 décembre sur les écrans parisiens.
Synopsis :
Voilà presque quatre ans qu'Ismaël et Clara forment un jeune couple heureux. Ensemble, ils ne partagent que le meilleur. Chacun habite de son côté et mène sa petite vie.
Ismaël, professeur de musique, prend la vie comme elle vient. Il déteste se mettre en avant, prendre des décisions ou trancher. On pourrait dire de lui que c'est un suiveur, pas un décideur.
Clara, elle, aime Ismaël comme il est. Elle travaille dans un centre médical pour accidentés comme psychomotricienne. Comme disent ses parents, Clara a du caractère. Elle n'aime pas qu'on lui indique la marche à suivre.
Un matin, Clara découvre qu'elle est enceinte d'Ismaël. C'est la plus belle chose qui pouvait leur arriver.
Malheureusement, rien n'est aussi simple…
D'abord, il va falloir officialiser leur union en se présentant aux parents.
Si Ismaël va très vite comprendre que la « pilule » ne va pas être facile à avaler pour sa famille musulmane, Clara, elle, va un peu tomber des nues. Elle qui croyait ses parents, des juifs ashkénazes, ouverts et modernes…Elle va découvrir qu'ils ne sont pas du tout prêts à accueillir un gendre arabe.
Le plus beau jour de leur vie est en train de se transformer en cauchemar, pour l'un comme pour
l'autre!

Biographie de l’acteur :
Fils d'immigrés marocains, Roschdy Zem prend des cours de théâtre et se passionne pour le football. Sa première expérience >
cinématographique remonte à 1987 (une figuration dans Les Keufs), le jeune homme, qui gagne sa vie en vendant des jeans sur les marchés, ne pense pas encore à devenir acteur. Repéré par un assistant de Téchiné, il tient des petits rôles dans J'embrasse pas (1991) et Ma saison préférée (1991) et joue épisodiquement sur les planches.Roschdy Zem a 30 ans lorsque sa carrière prend véritablement son envol, grâce à deux prestations très remarquées, le camé de N'oublie pas que tu vas mourir de Xavier Beauvois et l'attachant veilleur de nuit d'En avoir ou pas de Laetitia Masson. Le cinéma d'auteur s'entiche alors de ce garçon robuste et plein de sensibilité, qui apparaît chez Chéreau (Ceux qui m'aiment prendront le train), Garrel, et dans nombre de premiers films, comme Louise (take 2) ou ces deux subtiles évocations de la Guerre d'Algérie que sont L'Autre côté de la mer (1997) et Vivre au paradis (1998).
Tout comme Sami Bouajila ou Sami Naceri, Roschdy Zem ouvrira la voie aux comédiens d'origine arabe en France, en prenant plusieurs rôles dans des films très variés : cinéma social (Sauve-moi ou le plus léger Ma petite entreprise de Jolivet, qui lui vaut une nomination au César du Meilleur second rôle), comédies grand public (Le Raid, Blanche, ou Chouchou dans lequel il campe l'inénarrable Frère Jean), films psychologiques (Betty Fisher, Ordo). Indic dans 36, flic dans Le Petit lieutenant de son vieux complice Beauvois (avec une nouvelle nomination au César). Il apprendra l'hébreu pour Va, vis et deviens et prendra l'accent serbe pour La Californie. Il obtiendra en 2006 à Cannes le Prix d'interprétation masculine, partagé avec ses partenaires, pour Indigènes. Il entame ses débuts de réalisateur avec Mauvaise foi (dont il est aussi l'interprète principal).
Fiche technique :
Sortie(s) : 06 décembre 2006 (France) non daté (USA)
Genre: Comédie,Drame, Durée: 1h28 Pays: France
Réalisé par: Roschdy Zem
Avec: Roschdy Zem, Cécile De France, Pascal Elbé, Leïla Bekhti, Jean-Pierre Cassel, Martine Chevallier, Bérangère Bonvoisin, Naïma Elmcherqui, Antoine Chappey, ...





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