SALON PREMIERE CLASSE à Paris: qu’est ce qui est ''in'' pour l été 2007?



Par Fériel Berraies Guigny. Paris
PREMIERE CLASSE, salon international des créateurs d’accessoires de mode et WHO’S NEXT, cet automne 2006,ont conjugué leurs efforts dans un lieu identique de 50 000 m2. A cette occasion, ils ont offert au regard des visiteurs, une sélection des plus grandes marques internationales.
9500 m2 consacrées à PREMIERE CLASSE, autour de larges allées et de stands, pour découvrir ce qui se fait de mieux dans la mode féminine et masculine. A noter, que pour cette fois ci, le nombre des exposants est en progression avec 254 membres pour cette rentrée2006. 26% sont des créateurs de pièces en cuir (Chaussures et sacs), vient ensuite le bijou créatif, de l’ordre de 28% des exposants et qui s’habille de plus en plus de précieux. Tendance en nette progression durant les deux derniers salons à) la porte de Versailles.
Mais s’agissant de la maroquinerie, elle reste en tête ( 14%), alors que les chaussures représentent

( 12.5%) et les sacs hors cuir (17.5%). Ne pas oublier les foulards pour les belles citadines élégantes, qui sont de l’ordre de (9.5%), chapeaux (8.5%). Le reste de la panoplie des accessoires, se divise quant à lui entre les ceintures, gants, parapluies, éventails, lunettes etc.
A souligner également, la prédominance des marques étrangères, venant concurrencer les marques françaises, avec des pays comme l’Italie (17%), l’Angleterre (10%), l’Espagne (3.5%), le Japon (4.5).

Côté « relooking » PREMIERE CLASSE été 2007 offre une ambiance « vitaminée » avec une scénographie sur base de moquette couleur carotte et mobilier blanc. Signature de BENJAMIN POULANGE qui a voulu appréhender l’espace qui sépare PREMIERE CLASSE de WHO S NEXT, sous un œil beaucoup plus neuf. Comble de la fantaisie, les accessoires sont entreposés dans des autels « de mode » comme une « offrande magique » aux visiteurs.
A la découverte des nouveaux talents et des nouvelles tendances, le salon réserve trois modes d’accès : le premier sous forme de galerie de mode, le second façon atelier d’artisanat et au final, l’autel qui se démocratise puisqu’il devient à la portée de tous.

En Guest star au salon PREMIERE CLASSE, la Corée du Sud. Ce pays que l’on découvre aux mille richesses, nous offre un défilé exclusif, version alphabet coréen : « Hangûl ». A l’honneur, sept créateurs et au choix, sacs et bijoux, sans oublier les chaussures.

Parmi les nouveaux accessoires, la marque helvète LUZERN, avec la KEEART. Pièce qui met en lumière une double pièce en argent à clipper sur la tête de toute clé arrondie. Ciselures, motif cœur, croix Suisse, soleil, ballon de foot ou des jets scintillants de microscopiques pierres.

Et pour bien tenir le pied au chaud ou simplement le sublimer, la chaussette revient dans les moeurs cette saison. Accessoire par excellence, portée sur semelle ergonomique, à travers la griffe COLLEGIEN.

La KEEART et les chaussettes COLLEGIEN sont glissées pour ce rendez vous ; dans un sac KRV KURVA, tissé aux armes du salon. Le concept du sac KRV KURVA, né en 2004 à Lisbonne au Portugal, rappelle en effet, cette volonté de faire de l’objet accessoire un véritable accessoire de prêt-à-porter si proche du corps, qu’il en devient une seconde peau.

Il faut rappeler en effet, que l’événement que constitue le salon PREMIERE CLASSE est vieux de 17 ans. Il est né de la volonté de sublimer l’accessoire de mode dans sa globalité. Il a de ce fait, donné ses lettres de noblesse, au bijou, à la chaussure, et à la maroquinerie. Pour l’édition 2007, il rend hommage au 60 ans de l’indépendance de la Corée du Sud et aux 120 ans d’amitié avec la France. A cette occasion, le pays du matin calme a pu exprimer sa création artistique dans la capitale française. Donnant plein feux sur une sélection de créateurs venus de ce pays. Mais ce salon est également le rendez vous incontournable, de divers autres marques qui rivalisent dans l’art de la création d’accessoires.


Qu’est ce qui est donc « in » pour cette saison ?

Les créateurs ont redoublé d’effort pour cette édition en donnant le meilleur d’eux même, histoire de rivaliser avec les grandes marques afficionadas du marketing à tout prix. Finesse et bel ouvrage au rendez vous, avec un juste retour aux vraies valeurs, maîtres mots de cette édition. Le luxe est présent avec un soupçon d’Antique et d’Orientalisme. Générosité des volumes et touches florales, pour insuffler un vent de romantisme à des collections destinées à des « maîtresses femmes ». Les couleurs sont à la fois sages, avec du gris vapeur, du bleu pâle, et des naturels( sable, ciment, crème). Mais il y a également des tons plus vifs, qui fouettent un peu la grisaille hivernale, comme le rouge vif, l’orange, et le kaki qui prend des allures de bronze.
Les ceintures se font plus modérées en largeur, à l’instar de la saison antérieure. Retrouvant sa fonction de porte vêtement, elles se déclinent en style alligator, cuirs glacés, et vachette naturelle. Beaucoup de plaques métalliques ciselées, et ou de pierres perlées opaques incluses dans l’argent ou le cuivre, cow boy style. Certaines sont aussi très fines et se présentent comme un simple lien de cuir tressé.

Parmi les articles sélectionnés dans ce secteur, nous retrouvons les ceintures KALAMBRE ( Espagne) avec le cuir vieillit vintage, à la mode des toréadors ibériques. Pour l’été 2007, la créatrice de la marque orne cet accessoire de pierreries multicolores. Influence andalouse par excellence qui se mêle au cuir sculpté de Cordoue.

Les chaussures quant à elles, nous donnent un large éventail de choix, du mocassin pantoufle à la spartiate du gladiateur. Le soulier s’arrondit et s’assouplit, comble du confort. La semelle s’affine aussi, relève l’avant et modère la hauteur de son talon. L’escarpin quant à lui se fait mi hauteur, fini les talons aiguilles mais comble de la torture au port.

L’indémodable CHARLES JOURDAN,( France) quant à lui, rivalise de glamour et de féminité, avec des modèles qui offrent des matières aux doublures en métal doré et peaux métallisées aux coloris subtils. CIRO BALZANO SANDAL ( Italie) Savetier dans toute sa splendeur napolitaine, aux temps des années 50, quand toute la jet set se précipitait pour être chaussée par lui, nous revient cet été 2007. Sandales ultra plates et personnalisées font place à un travail dans le respect de la tradition. Tout est fait main, le cuir est souple et naturel. Les chaussures dans la simplicité de la coupe, se font plus précieuses au choix de la cliente qui peut opter pour des versions plus chargées en pierreries.

S’agissant des sacs, les mégas volumes sont toujours de rigueur, prêts au voyage ou version fourre tout. A l’opposé du volume, nous retrouvons aussi les minces gibecières holsters et baudriers. La pochette à porter à la main, se fait tendance alors que l’on retrouve aussi la bourse fermée d’un clip métallique, qui s’offre à la dimension d’un véritable sac.

Les bijoux, jouent avec les monnaies qu’elles soient romanes ou en version chapelets renaissance. L’ or et l’argent sont vieillis, mâtifiés ou simplifiés voire usés pour faire vintage. Les bagues s’inspirent du style grec, les colliers se font ras de cou, alors que les bracelets couvrent les avants bras. Chaînes fines ou façon gourmettes sont à l’honneur.

TEN TEN ( Grèce) nous propose des bijoux d’or d’argent et de pierres semi précieuses. Corbeilles et coffrets donnent naissance à des torsades de métal et se posent sur des anneaux de doigts afin d’être les réceptacles de cabochons aux couleurs mystérieuses. Les colliers multi chaînes se portent prés du cou.

Et pour finir, les chapeaux plus que de rigueur sont soit de paille ou de toile, casquette, borsalino ou bibi évitant toute fioriture. Quelques parures en fleurs et plumes, avec du coton pour les bobs et calots qui restent laqués, version imprimé ou colorés.
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Fériel Berraies Guigny

www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr


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