« Quand Venise courtisait l’Orient » : Exposition Venise & Orient à l’Institut du Monde Arabe



De la journaliste Franco Tunisienne. Fériel Berraies Guigny. Paris
Après « l’Age d’or » du monde arabe, la nouvelle exposition de l’Institut du monde arabe qui se tient du 3 octobre au 18 février prochain, nous conte une relation méconnue qu’avait entretenu Venise avec l’Orient. Venise, Cité ةtat européenne, connue pour sa suprématie économique et commerciale pendant des siècles en Méditerranée, avait instauré, depuis le IXe siècle, des rapports privilégiés avec les dynasties du Proche-Orient. Jetant des ponts culturels et diplomatiques avec les célèbres capitales du Caire, Damas et Byzance Constantinople.
L’ Institut du Monde Arabe a décidé de faire revivre ce pan de l’histoire et nous fait découvrir un mariage culturel datant de plusieurs siècles – du vol de la dépouille de Saint-Marc, à
Alexandrie en 828, à la fin de la République – mettant en exergue différentes aires géographiques. L’exposition, parle de la période la plus féconde de ces échanges, à savoir : du XIVe au XVIIe siècle.


L’orientalisme rentrera dans les mœurs vénitiennes dés la fin du XIIIe siècle. Et Venise commencera alors à couvrir ses palais, de tapis d’Orient, de soieries, de brocarts et de velours. Certains de ces objets ont même réussi à tromper les connaisseurs les plus émérites puisque l’on continue aujourd’hui de se poser la question de savoir si certains des trésors des palais italiens : sont vénitiens ou orientaux ?
Témoignage d’une parfaite osmose entre deux cultures pourtant diamétralement opposées. Venise grande puissance commerciale, tombera irrémédiablement éprise de l’Orient et multipliera ses contacts avec les grandes dynasties musulmanes : des Ayyoubides, aux Mamelouks et Ottomans. Des siècles de transmission de savoirs de l’Orient vers Venise. Une coopération bilatérale qui amènera, la République vénitienne aux portes du monde arabe. Une réciprocité qui d’ailleurs amènera Venise à exporter dès le XVIe siècle bibelots et meubles de luxe d’inspiration islamique vers les grandes capitales d’Orient.

Pour les connaisseurs en peinture, on peut retrouver également l’influence orientaliste dans les illustrations représentant Mamelouks et Ottomans, dans des toiles de grands maîtres de la Renaissance, comme Gentile Bellini.
A cet effet, l’exposition à l’IMA met à la disposition des visiteurs, quelques 250 objets incluant peintures, textiles et tapis, verreries, céramiques, orfèvreries. Œuvres provenant des collections vénitiennes et des plus grands musées à travers le monde.





Fériel Berraies Guigny

www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr

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