De la journaliste franco tunisienne. Fériel Berraies Guigny. Paris
En ces temps d’Islam malmené, le livre du philosophe français Abdennour Bidar, vient à point nommé. Donnant un éclairage nouveau et très personnalisé par rapport à une religion qui n’a cessé d’attirer haine et incompréhension
Comment se fait-il que l’Islam soit devenu si vendeur alors même qu’il fait l’objet de tant d’opprobre médiatique ? Les jugements souvent infondés des « politiques » et des « ecclésiastiques » l’aurait il rendu du coup plus « populaire » ?
La vision socio philosophique de Bidar tente de démystifier une religion considérée comme la nouvelle peste du 21e siècle.
Pour l’auteur, « il faut faire écrouler le mur qui nous sépare de cette religion » un souhait très louable, mais dans la réalité, cette entreprise ne relève t- elle pas de l’utopie ?
L’essai d’Abdennadour Bidar, tente le difficile pari de la réhabilitation de l’islam made in France. Car selon l’auteur il est tout à fait possible d’être à la fois « musulman et français » !

Mais quelle est donc la recette miracle ? Comment concilier ce mariage si improbable à première vue ? Dans une république passionnément éprise de laïcité, de démocratie comment faire pour que le religieux ne fasse plus peur ? Religion rime t-elle vraiment avec modération et adaptation ?
L’ islam vu par Abdennour Bidar peut s’adapter à la vie moderne et à ses exigences. Une philosophie de la croyance qui n’est plus à la carte, vécue de façon très individualiste, et qui ma foi répondrait aux critères de la vie en République. Professeur de philosophie, Français et musulman, Abdennour Bidar est, très jeune, partagé entre l'amour d'un grand-père athée et celui d'une mère musulmane. Il ressent alors que l'islam est un rempart entre eux, rempart qu’il n’a de cesse de détruire aujourd’hui. « L’occidentalité », ainsi ne serait plus menacée dès lors que l’on comprendrait que la religion pourrait être une alliée et non un carcan de l’esprit. L’auteur réfute par ailleurs l’idée d’une pseudo communauté musulmane qui serait figée et à part. Les sarrasins ont fini de menacer la vielle Europe et peuvent adopter ses valeurs sans perdre spécificité et identité culturelle. Pour cela, l’imaginaire collectif doit se débarrasser des stigmates longtemps entretenus par des sous représentations sociales qui n’ont plus raison d’être. L’arabo musulman si proche et paradoxalement lointain, peut parfaitement cohabiter sans heurts avec les autres. Point n’est nécessaire de le marginaliser et encore moins de lui accorder des privilèges qui répondraient aux exigences de son rite. La société française qui se dit pluriculturelle doit réussir à les digérer, sans diaboliser. Pour Bidar, le concept même de « communauté musulmane européenne » resterait un concept sociologique absolument vide et dénué de tout sens. Fini le mythe de l’indigène et fini la vision du père blanc. Il est temps d’abattre les visions caricaturales, les croyances infondées. Le Self Islam est avant tout l’expression de l’autonomie, de la libre démocratie de la religion, dans une volonté de bâtir une « culture de la diversité » dans la fraternité et la paix. Etre musulman n’a pas qu’une seule couleur, mais plusieurs teintes car c’est plus le produit d’un héritage culturel. Dès lors, on s’éloigne de toute récupération qui rendrait l’islam complice d’un radicalisme sous jacent. Aujourd’hui, il n’y a pas de musulman type mais plutôt un « musulman atypique ». L’islam ne saurait être un, car il doit s’adapter et faire en sorte que l’individu puisse l’adopter. Fini la religion à la carte, du moment que la vérité de son message évolue selon le temps, l’espace et l’individu.

Fériel Berraies Guigny
www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr
En ces temps d’Islam malmené, le livre du philosophe français Abdennour Bidar, vient à point nommé. Donnant un éclairage nouveau et très personnalisé par rapport à une religion qui n’a cessé d’attirer haine et incompréhension
Comment se fait-il que l’Islam soit devenu si vendeur alors même qu’il fait l’objet de tant d’opprobre médiatique ? Les jugements souvent infondés des « politiques » et des « ecclésiastiques » l’aurait il rendu du coup plus « populaire » ?
La vision socio philosophique de Bidar tente de démystifier une religion considérée comme la nouvelle peste du 21e siècle.
Pour l’auteur, « il faut faire écrouler le mur qui nous sépare de cette religion » un souhait très louable, mais dans la réalité, cette entreprise ne relève t- elle pas de l’utopie ?
L’essai d’Abdennadour Bidar, tente le difficile pari de la réhabilitation de l’islam made in France. Car selon l’auteur il est tout à fait possible d’être à la fois « musulman et français » !

Mais quelle est donc la recette miracle ? Comment concilier ce mariage si improbable à première vue ? Dans une république passionnément éprise de laïcité, de démocratie comment faire pour que le religieux ne fasse plus peur ? Religion rime t-elle vraiment avec modération et adaptation ?
L’ islam vu par Abdennour Bidar peut s’adapter à la vie moderne et à ses exigences. Une philosophie de la croyance qui n’est plus à la carte, vécue de façon très individualiste, et qui ma foi répondrait aux critères de la vie en République. Professeur de philosophie, Français et musulman, Abdennour Bidar est, très jeune, partagé entre l'amour d'un grand-père athée et celui d'une mère musulmane. Il ressent alors que l'islam est un rempart entre eux, rempart qu’il n’a de cesse de détruire aujourd’hui. « L’occidentalité », ainsi ne serait plus menacée dès lors que l’on comprendrait que la religion pourrait être une alliée et non un carcan de l’esprit. L’auteur réfute par ailleurs l’idée d’une pseudo communauté musulmane qui serait figée et à part. Les sarrasins ont fini de menacer la vielle Europe et peuvent adopter ses valeurs sans perdre spécificité et identité culturelle. Pour cela, l’imaginaire collectif doit se débarrasser des stigmates longtemps entretenus par des sous représentations sociales qui n’ont plus raison d’être. L’arabo musulman si proche et paradoxalement lointain, peut parfaitement cohabiter sans heurts avec les autres. Point n’est nécessaire de le marginaliser et encore moins de lui accorder des privilèges qui répondraient aux exigences de son rite. La société française qui se dit pluriculturelle doit réussir à les digérer, sans diaboliser. Pour Bidar, le concept même de « communauté musulmane européenne » resterait un concept sociologique absolument vide et dénué de tout sens. Fini le mythe de l’indigène et fini la vision du père blanc. Il est temps d’abattre les visions caricaturales, les croyances infondées. Le Self Islam est avant tout l’expression de l’autonomie, de la libre démocratie de la religion, dans une volonté de bâtir une « culture de la diversité » dans la fraternité et la paix. Etre musulman n’a pas qu’une seule couleur, mais plusieurs teintes car c’est plus le produit d’un héritage culturel. Dès lors, on s’éloigne de toute récupération qui rendrait l’islam complice d’un radicalisme sous jacent. Aujourd’hui, il n’y a pas de musulman type mais plutôt un « musulman atypique ». L’islam ne saurait être un, car il doit s’adapter et faire en sorte que l’individu puisse l’adopter. Fini la religion à la carte, du moment que la vérité de son message évolue selon le temps, l’espace et l’individu.

Fériel Berraies Guigny
www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr





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