D. AKLI chante « l’immigré machi tranquille » !



De la journaliste franco tunisienne. Feriel Berraies Guigny. Paris
Alors que le scandale des expulsés du Squat de Cachan continue de faire la une des médias français, le chanteur d’origine kabyle, D Akli nous offre une chanson toute en satire sur la situation de l’immigré en France. Et oui « l’immigration c’est pas facile » et « l’immigré jamais tranquille » comme le chante cet artiste dans une version minimaliste qui n’en est pas moins empreinte d’humanité. En ces temps durs et si « sarkozystes » tous les messages sont bons pour rappeler que la cohabitation entre les différentes communautés, toutes races, religions et origines sociales confondues est encore possible !
D Akli est un artiste atypique, originaire de Belleville, il reste engagé et nous offre un répertoire où se mêle musique populaire et blues « chaabi » algérois avec quelques empreintes de folk anglo américain. Le second album de D Akli est le résultat d’une belle rencontre avec le célèbre batteur Manu Tchao qui l’a réalisé. Le second album « Ma Yela » est sorti le 24 avril 2006.
D Akli est un véritable troubadour des temps modernes de Paris à San Francisco où il réside désormais, cet artiste n’a de cesse de nous faire sourire par des textes qui raconte la vie, mais également les problèmes de société. Là où la politique et la diplomatie ont échoué, la musique a réussi peut être le pari fou de faire prendre conscience sur les maux de la société qui en fin de compte sont les maux de l’humain avant tout. Pour pacifier les cœurs, mieux vaut des mélodies plutôt que des débats houleux politiciens !

Alors « combien de temps ; pour l’intégration » ? car si selon le refrain de la chanson « c’est facile, c’est pas facile, à Toulouse ou à Belleville, je te le jure monsieur Zinedine » ! Il est réaliste de dire qu’aujourd’hui le mythe de la douce France est bien révolu, car comme le dit Akli D, cela est surtout une « douce souffrance ». Souffrance oui, certainement, mais « douce » c’est encore à voir avec le durcissement des lois sur l’immigration et tous les obstacles liés à l’intégration, nourris par les débats des politiques qui à l’aube des élections présidentielles, prennent en otage toutes ces thématiques. On est droit de se poser la question de savoir où commence la recherche de la justice de l’équité et de l’humanité et où tout cela finit pour répondre au profit de l’autopromotion en ces temps de courses pour les élections !


Fériel Berraies Guigny

www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr


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