Fériel Berraies Guigny. Paris
Leila est née près de la mer, à Hammamet. Très petite elle avait déjà cet amour pour la nature et ses secrets. De son enfance, elle cultivera ce goût pour le beau et l’esthétique. Mais comme elle le dit aujourd’hui, le beau c’est également les rencontres humaines qui ont peuplé son vécu, une richesse qui lui a permis de se trouver au croisement des cultures et de baigner dans leur imaginaire créatif. Leila Menchari est une grande dame de cœur mais également une visionnaire. Comme elle nous l’a confié, elle n’a pas hésité à défier certaines règles sociales dans son pays pour se consacrer à sa passion en France. Baignée dès sa plus tendre enfance dans le pluriculturalisme, mais encouragée par une famille qui l’a soutenue et qui restait très ouverte pour son époque, elle a vogué vers sa destinée. Talent et persévérance ont finalement payé, car elle a su imposer aujourd’hui un art décoratif à part, un art qui a voyagé dans le temps et à travers les espaces. Cultiver le beau oui, mais dans l’intemporel, avec cet humanisme et cette fidélité propres à elle, en respect des traditions du travail manuel. Le beau n’a pas qu’un seul langage et Leila l’a simplement sublimé. Ajoutant à chaque fois les spécificités culturelles ou historiques d’un pays : de la Russie à l’Asie, de l’Orient à l’Occident, chaque vitrine est une page de l’histoire d’un peuple.
L’ Artisanat de tous les pays du monde est pour elle une éternelle source d’inspiration. Revisitant les arts de nos ancêtres, elle a su l’imposer dans l’univers du luxe parisien. Directrice artistique pour Hermès, depuis près de vingt ans, elle nous offre à chaque saison, un magnifique voyage dans les cultures du monde. Une immersion dans les palettes de la diversité humaine et les nombreuses civilisations qui nous ont imprégnés. Le passé pour elle est une grande richesse, même si le monde est en évolution, pour elle, il faut savoir puiser de ses sources. Elles seules sont les racines aux travers desquelles ; la création humaine est en constant devenir.

Surprendre, subjuguer, séduire, trois verbes qui ont longtemps motivé sa démarche artistique, et même si le monde du luxe et de la mode reste un monde surfait, elle a su garder cette pointe d’authenticité qui la distingue des autres. Ces vitrines sont des histoires d’hommes, des histoires de vie, qui ne lassent jamais les passants qui les découvrent. Pour cette saison, Hermès a choisi la ville lumière Paris comme thème, qui bien que sur visité, reste un véritable challenge pour notre Leila nationale : « comment surprendre, alors » ? là est le génie de cette créatrice !
De sa tunisianité, nous retrouvons cet amour pour l’histoire de notre pays, un pluriculturalisme comme elle le dit, qui a de tout temps imprégné sa vie et sa vision du monde, « citoyenne du monde oui, mais méditerranéenne avant tout » ! quelle plus belle leçon de paix et de dialogue entre les civilisations ?
Si les guerres ont décimé les peuples, l’art et la culture les ont réunis et leila Menchari est sur tous les fronts quand il s’agit de défendre ses idéaux : ce mois de février 2006 elle a participé à un événement caritatif d’exception en proposant ses services lors d’une soirée à Versailles, organisée par l’Association française pour la vie espoir contre le cancer (Avec) mettant à l’honneur la Tunisie. Soirée qui, il faut le rappeler, devait commémorer le sixième anniversaire de la charte de Paris contre le cancer.

Ce mois de juin, elle nous revient avec le traditionnel prix Diane Hermès, en reconstituant à l’occasion de ce rendez vous mondial incontournable de la jet set et des amoureux du sport hippique, le village de Sidi Bou Saïd, en plein cœur de Chantilly. Tentes bédouines, souk et artisans, galeries de peinture, village bleu et blanc, la Tunisie a été immortalisée une seconde fois cette année, l’espace d’une journée.
Outre d’être notre fierté nationale, et d’avoir su imposer son art dans la capitale la plus difficile du luxe, Leila reste une grande humaniste, une femme de conviction qui a démontré que l’Orient et l’Occident pouvaient vivre ensemble amoureusement, en parfaite harmonie.
Merci chère Leila, d’être notre digne Ambassadrice et surtout, merci de tant de grâce, de charme et d’humilité, si le monde pouvait être à l’image de votre art, les fossés en deviendraient des ponts.
Photo:(de haut en bas)
Une vitrine d’Hermès sous le thème du Cheval « Pégase » en 1999
Carré de soie Hermès, sous le motif des « kilims tunisiens »
Leila est née près de la mer, à Hammamet. Très petite elle avait déjà cet amour pour la nature et ses secrets. De son enfance, elle cultivera ce goût pour le beau et l’esthétique. Mais comme elle le dit aujourd’hui, le beau c’est également les rencontres humaines qui ont peuplé son vécu, une richesse qui lui a permis de se trouver au croisement des cultures et de baigner dans leur imaginaire créatif. Leila Menchari est une grande dame de cœur mais également une visionnaire. Comme elle nous l’a confié, elle n’a pas hésité à défier certaines règles sociales dans son pays pour se consacrer à sa passion en France. Baignée dès sa plus tendre enfance dans le pluriculturalisme, mais encouragée par une famille qui l’a soutenue et qui restait très ouverte pour son époque, elle a vogué vers sa destinée. Talent et persévérance ont finalement payé, car elle a su imposer aujourd’hui un art décoratif à part, un art qui a voyagé dans le temps et à travers les espaces. Cultiver le beau oui, mais dans l’intemporel, avec cet humanisme et cette fidélité propres à elle, en respect des traditions du travail manuel. Le beau n’a pas qu’un seul langage et Leila l’a simplement sublimé. Ajoutant à chaque fois les spécificités culturelles ou historiques d’un pays : de la Russie à l’Asie, de l’Orient à l’Occident, chaque vitrine est une page de l’histoire d’un peuple.
L’ Artisanat de tous les pays du monde est pour elle une éternelle source d’inspiration. Revisitant les arts de nos ancêtres, elle a su l’imposer dans l’univers du luxe parisien. Directrice artistique pour Hermès, depuis près de vingt ans, elle nous offre à chaque saison, un magnifique voyage dans les cultures du monde. Une immersion dans les palettes de la diversité humaine et les nombreuses civilisations qui nous ont imprégnés. Le passé pour elle est une grande richesse, même si le monde est en évolution, pour elle, il faut savoir puiser de ses sources. Elles seules sont les racines aux travers desquelles ; la création humaine est en constant devenir.

Surprendre, subjuguer, séduire, trois verbes qui ont longtemps motivé sa démarche artistique, et même si le monde du luxe et de la mode reste un monde surfait, elle a su garder cette pointe d’authenticité qui la distingue des autres. Ces vitrines sont des histoires d’hommes, des histoires de vie, qui ne lassent jamais les passants qui les découvrent. Pour cette saison, Hermès a choisi la ville lumière Paris comme thème, qui bien que sur visité, reste un véritable challenge pour notre Leila nationale : « comment surprendre, alors » ? là est le génie de cette créatrice !
De sa tunisianité, nous retrouvons cet amour pour l’histoire de notre pays, un pluriculturalisme comme elle le dit, qui a de tout temps imprégné sa vie et sa vision du monde, « citoyenne du monde oui, mais méditerranéenne avant tout » ! quelle plus belle leçon de paix et de dialogue entre les civilisations ?
Si les guerres ont décimé les peuples, l’art et la culture les ont réunis et leila Menchari est sur tous les fronts quand il s’agit de défendre ses idéaux : ce mois de février 2006 elle a participé à un événement caritatif d’exception en proposant ses services lors d’une soirée à Versailles, organisée par l’Association française pour la vie espoir contre le cancer (Avec) mettant à l’honneur la Tunisie. Soirée qui, il faut le rappeler, devait commémorer le sixième anniversaire de la charte de Paris contre le cancer.

Ce mois de juin, elle nous revient avec le traditionnel prix Diane Hermès, en reconstituant à l’occasion de ce rendez vous mondial incontournable de la jet set et des amoureux du sport hippique, le village de Sidi Bou Saïd, en plein cœur de Chantilly. Tentes bédouines, souk et artisans, galeries de peinture, village bleu et blanc, la Tunisie a été immortalisée une seconde fois cette année, l’espace d’une journée.
Outre d’être notre fierté nationale, et d’avoir su imposer son art dans la capitale la plus difficile du luxe, Leila reste une grande humaniste, une femme de conviction qui a démontré que l’Orient et l’Occident pouvaient vivre ensemble amoureusement, en parfaite harmonie.
Merci chère Leila, d’être notre digne Ambassadrice et surtout, merci de tant de grâce, de charme et d’humilité, si le monde pouvait être à l’image de votre art, les fossés en deviendraient des ponts.
Photo:(de haut en bas)
Une vitrine d’Hermès sous le thème du Cheval « Pégase » en 1999
Carré de soie Hermès, sous le motif des « kilims tunisiens »





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