De la journaliste franco tunisienne, Fériel Berraies Guigny. Paris
Née dans une société musulmane, élevée dans une famille libérale et tolérante, Hélé Béji a pu observer les traditions sans en subir les contraintes ni les interdits. Elle y a découvert un monde spirituel où s'est forgé l'itinéraire de sa liberté.
«Serais-je une femme archaïque ?», se demande l'auteur face
au malaise de la femme moderne. Non, car l'expérience du passé lui a révélé avec une lucidité plus aiguë le sens de la modernité.
Si la femme traditionnelle nous dévoilait le trésor du quotidien dans le «souci de la demeure», la femme moderne, elle, a gagné de haute lutte sa place dans la société. Mais aurait-elle perdu sa relation au monde ?
Pour affirmer et enrichir sa liberté nouvelle, la femme doit repenser cette «force qui demeure». Au-delà de son identité féminine, saura-t-elle affirmer son humanité féminine ? «La grandeur de la femme, dit Hélé Béji, ne doit pas se bâtir sur la misère de l'homme.»
Hélé Béji est écrivain, essayiste et romancière. Ancien professeur à la faculté de Tunis, elle a publié de nombreux articles dans les revues Le Débat et Esprit. Elle a fondé le Collège international de Tunis dont elle est présidente. Parmi ses publications : Désenchantement national (1982), L’Imposture culturelle (1997) et Une force qui demeure (2006). Elle a également collaboré à de nombreux ouvrages collectifs sur le tiers-monde et sur les questions du monde arabe.
Elle a par ailleurs été invitée, cette année au
salon du livre de Paris, parmi d’autres auteurs francophones. Elle présentera son dernier écrit le 31 mai 2006 à Paris, suite à l’aimable invitation de son excellence Raouf Najjar notre Ambassadeur à Paris.
Avec son nouveau livre, Une force qui demeure, Hélé Béji a voulu réhabiliter l’expérience de la femme archaïque, non comme une effigie médiévale mais comme une expérience de pensée. Dans cet essai, l’auteur nous dit que la femme occidentale n’est pas aussi éloignée qu’elle le croit de la femme musulmane, « l’orientalité » étant une composante de la féminité.
Au XXIe siècle, la femme a-t-elle dit tout ce qu’elle avait à dire, non pas sur son identité féminine, mais sur son humanité féminine ? C’est à ces questions cruciales, et souvent écartées du débat féministe, que l’auteur nous invite à réfléchir, prenant appui sur son expérience personnelle : l’itinéraire d’une femme née et vivant en Tunisie, et se tenant avec intelligence à la frontière de la tradition et de la modernité.

Fériel Berraies Guigny
www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr
Née dans une société musulmane, élevée dans une famille libérale et tolérante, Hélé Béji a pu observer les traditions sans en subir les contraintes ni les interdits. Elle y a découvert un monde spirituel où s'est forgé l'itinéraire de sa liberté.
«Serais-je une femme archaïque ?», se demande l'auteur face
au malaise de la femme moderne. Non, car l'expérience du passé lui a révélé avec une lucidité plus aiguë le sens de la modernité.Si la femme traditionnelle nous dévoilait le trésor du quotidien dans le «souci de la demeure», la femme moderne, elle, a gagné de haute lutte sa place dans la société. Mais aurait-elle perdu sa relation au monde ?
Pour affirmer et enrichir sa liberté nouvelle, la femme doit repenser cette «force qui demeure». Au-delà de son identité féminine, saura-t-elle affirmer son humanité féminine ? «La grandeur de la femme, dit Hélé Béji, ne doit pas se bâtir sur la misère de l'homme.»
Hélé Béji est écrivain, essayiste et romancière. Ancien professeur à la faculté de Tunis, elle a publié de nombreux articles dans les revues Le Débat et Esprit. Elle a fondé le Collège international de Tunis dont elle est présidente. Parmi ses publications : Désenchantement national (1982), L’Imposture culturelle (1997) et Une force qui demeure (2006). Elle a également collaboré à de nombreux ouvrages collectifs sur le tiers-monde et sur les questions du monde arabe.
Elle a par ailleurs été invitée, cette année au
salon du livre de Paris, parmi d’autres auteurs francophones. Elle présentera son dernier écrit le 31 mai 2006 à Paris, suite à l’aimable invitation de son excellence Raouf Najjar notre Ambassadeur à Paris.Avec son nouveau livre, Une force qui demeure, Hélé Béji a voulu réhabiliter l’expérience de la femme archaïque, non comme une effigie médiévale mais comme une expérience de pensée. Dans cet essai, l’auteur nous dit que la femme occidentale n’est pas aussi éloignée qu’elle le croit de la femme musulmane, « l’orientalité » étant une composante de la féminité.
Au XXIe siècle, la femme a-t-elle dit tout ce qu’elle avait à dire, non pas sur son identité féminine, mais sur son humanité féminine ? C’est à ces questions cruciales, et souvent écartées du débat féministe, que l’auteur nous invite à réfléchir, prenant appui sur son expérience personnelle : l’itinéraire d’une femme née et vivant en Tunisie, et se tenant avec intelligence à la frontière de la tradition et de la modernité.

Fériel Berraies Guigny
www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr





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