Cannes 2006 : Bled Number One de Rabah Ameur Zaimeche



De la journaliste franco tunisienne. Fériel Berraies Guigny. Paris
Une certaine France prendrait grand plaisir face à cette fiction qui relate l’histoire d’un Algérien refoulé de la « République » après avoir purgé une peine de Prison. Comme un certain personnage trop médiatisé l’avait si bien décrié « la France, aimez la ou quittez la » !
Deuxième film maghrébin qui va paraître hors compétition, fait par un algérien de France, à l’instar d’Indigènes de Rachid Bouchareb, en compétition officielle, aux côtés d’Iklimler du turc Nuri Bilge Ceylan. Le réalisateur algérien dans son premier long métrage nous dépeint l’histoire d’un jeune beur qui découvre la terre « de ses ancêtres », une terre meurtrie et déchirée, partagée entre la tradition et les envies de modernité. Une belle fresque sociale qui nous livre une vision crue et poignante d’une Algérie qui n’a pas cessé de se chercher. Le héros Kamel expulsé de France découvre malgré lui avant de retourner en clandestin vers sa famille et ses marques, une Algérie qu’il ne connaît pas. Et Bled Number One est un voyage initiatique qui nous fera découvrir un pays en pleine effervescence, tiraillé entre un désir de modernité et le poids des traditions ancestrales .




Fériel Berraies Guigny

www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr

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