Tunisie: Et si, malgré tout, la troïka serait entrain de réussir !



Par Mehdi AMMAR

Et la troïka continue…


On lui a tout prédit depuis le 23 octobre 2011 : un échec cuisant sur toutes les lignes, une faillite retentissante, la rupture des négociations-fleuves, le divorce et la fin du ménage à trois, l’explosion interne, le suicide politique, la mort clinique et d’autres scénarii encore plus sombres les uns que les autres, pensés, expliqués et exposés brillamment , matin et soir, sur les plateaux des radios et des télévisons par des experts omniprésents, des spectateurs en costumes-cravates trois pièces, avisés et intelligents dont la capacité de critique systématique n’a d’égal que chez leurs confrères qui analysent le foot confortablement assis sur leurs fauteuils...

Et pourtant, malgré les conflits internes parfois naturels et souvent téléguidés, malgré les attaques quotidiens et la guerre sans merci déclarée à son encontre par les médias, la troïka est toujours là... Mieux encore, elle arrive à surpasser les obstacles et à avancer lentement mais sûrement dans la bonne direction. Bref, une chronique d’une fin annoncée… sans cesse reportée. Décidément, les cordes de la troïka se tendent mais ne rompent jamais…

A ceux qui prédisaient qu’elle ne survivrait pas à l’été 2012 et les affaires de Baghdadi Mahmoudi et le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, puis au premier anniversaire des premières élections libres de l’histoire du pays dont une partie aurait voulu en faire la fin de la légitimité de l’Assemblée Nationale Constituante, et ensuite à l’assassinat odieux du martyr Chokri Belaid le 6 février 2013 où la même partie à réappeler à renverser la légitimité de l’assemblée des élus du peuple, la troïka a infligé démenti sur démenti et surprend même par sa résistance et sa capacité à encaisser les coups.

Photo Credits: carthage.tn

Les trois partis qui la compose ont appris en à peine un an à composer, négocier, travailler ensemble parfois dans la douleur, gérer leurs différents et arriver surtout, in extremis, à des compromis, des synthèses, des concessions de part et d’autre et des accords au juste-milieu de l’échiquier politique, là où se gouverne le pays, contrairement à une opposition toujours prisonnière de ses convictions figées. L’expérience d’une année a montré que le mérite des alliés d’Ennahdha, le CPR et Ettakatol, souvent chèrement payé, est d’amener par le dialogue le parti majoritaire à des concessions souvent douloureuses qu’il ne concédait pas à ses adversaires.

C’est ainsi que le gouvernement de la troïka II d’Ali Laarayadh renforcé par des compétences indépendantes unanimement reconnues a été investi par une majorité de près des deux tiers des 217 membres l’Assemblée Nationale Constituante et de 70% des présents lors d’un vote de confiance comme dans les plus vieilles démocraties du monde. Une majorité confortable qui a surpris et mis en colère jusqu’à ne pas se lever à l’l’hymne national, parce qu’elle va largement au-delà du poids arithmétique cumulé des trois partis de la troïka grâce au soutien d’autres blocs parlementaires qui ne marchent plus désormais dans la logique de s’opposer pour le simple plaisir de s’opposer, développée par une certaine opposition dite démocratique depuis les élections du 23 octobre 2011.

La troïka mènera certainement à terme l’actuelle phase de transition démocratique jusqu’aux prochaines élections, voire plus si affinités et si dieu puis le peuple le veulent.

Pas si mal que ça… le bilan !

Convaincu par la force des choses et des médias de l’échec par trois du gouvernement de la troïka I, je n’ai pas pu résister à énumérer les principaux résultats économiques noirs de son bilan, chiffres de l’Institut National des Statistiques et de la Banque Centrale de Tunisie à l’appui :

- Une croissance économique de +3,6% en 2012 contre - 2% une année auparavant ;
- La création de plus de 100 mille emplois dont 85 mille dans le privé, une première dans l’histoire économique du pays ;
- Une progression des investissements directs étrangers, moteurs de la croissance de demain, de plus de 20% ;
- Une progression en 2012 de tous les indicateurs du tourisme d’au moins 30% ;
- Une année record pour l’agriculture et l’agroalimentaire ;
- Une reprise des exportations des industries manufacturières, une maîtrise des importations et par conséquent du déficit de la balance commerciale de l’Etat ainsi qu’une consolidation des avoirs en devises au cours des deux premiers mois de 2013…

Et pourtant, elle tourne donc… notre économie, et ce, par la réalité des chiffres, malgré les rudes difficultés de la conjoncture nationale et internationale, la faillite qui rode selon nos médias et l’échec cuisant annoncé par nos brillantissimes experts. Exactement, comme tournait la terre pour Galilée, malgré l’opinion contraire et l’arbitraire de ses inquisiteurs.

Sur le plan politique et libertés, inutile de faire de la littérature, tout visiteur objectif et impartial, qu’il soit allemand, belge, scandinave ou américain, reconnaît aisément que la Tunisie est aujourd’hui une démocratie naissante sur la bonne voie malgré les embauches du parcours. Dans ce domaine, on ne fait pas mieux ailleurs dans les pays en voie de développement et même dans certains pays développés. Force est de constater que le président et le gouvernement tunisiens sont aujourd’hui l’un des exécutifs au monde les plus librement critiqués, voire insultés intra-muros et en plein air.

Que nos honorables experts me pardonnent, la troïka, en un an d’exercice du pouvoir, n’a pas à rougir de son bilan économique et politique au vu des difficultés actuelles et des attentes immenses de nos concitoyens. Reste que la situation sociale et le niveau de vie ne se sont pas améliorés deux ans après la révolution. Et le contraire aurait vraiment surpris au vu des grandes et longues réformes structurelles que nécessitera l’amélioration de la situation socio-économique, notamment dans les zones défavorisées et la rupture avec un modèle de développement non équitable hérité de 60 ans de dictature.

Pourquoi donc la troïka est si malaimée par une certaine élite ?
La question qui s’impose donc est la suivante : Pourquoi la troïka est à ce point malaimée par une certaine élite autoproclamée démocrate et moderniste.

La raison fondamentale, à mon avis, est que pour une certaine élite certaine de détenir la vérité, la troïka a son péché originel : Il s’agit d’une alliance contre-nature, dit-on, entre laïques et islamistes. Intellectuellement, elle dérange profondément une élite bourgeoise, bien installée dans ses convictions, parce qu’elle rompt avec sa vision simpliste du monde à travers le prisme du clivage idéologique net entre les bons modernistes et les méchants intégristes , hérité de son adolescence politique à l’université des années 70-80. Ce clivage idéologique, rappelons-le, a été exploité par la dictature pour s’installer tout d’abord, avec l’aide d’une partie de la gauche, puis pour justifier, ensuite, à l’intérieur comme à l’extérieur, le déficit démocratique et la pérennisation d’un pouvoir corrompu se présentant comme seul rempart contre le péril intégriste.

Pour une certaine élite autoproclamée démocrate et moderniste, cette alliance contre-nature serait une menace à la démocratie et à la modernité, alors que pour beaucoup d’observateurs, en Tunisie et ailleurs, cette alliance entre islamistes modérés et laïques modérés qui permet le dépassement des idéologies, en alliant identité, démocratie et libertés, est un exemple révolutionnaire à suivre de près parce qu’annonciateur justement de la postmodernité. Et en la matière, la Tunisie serait ainsi un laboratoire à ciel ouvert pour le monde arabe et peut-être même pour le monde tout court.

Pour une certaine élite soucieuse de protéger ses acquis matériels et ses suffisances intellectuelles, Dr Moncef Marzouki et Dr Mustapha Ben Jaafar seraient des traitres qui ne feraient plus partie des leurs, parce que ces deux hommes, supposés issus de cette élite et formés à son école , auraient osé dépasser les carcans idéologiques et sortir des sentiers battus, comme ils étaient avant la révolution parmi les premiers à oser défier courageusement la dictature.

Voici, en effet, deux hommes issus d’une famille saharienne plutôt yousséfiste pour l’un et d’une famille tunisoise plutôt bourguibienne pour l’autre. Deux militants qui ont été de tous les combats historiques pour la démocratie et les droits de l’homme dans ce pays depuis les années 70, contre la dictature de Bourguiba puis celle de Ben Ali, au sein de la ligue tunisienne des droits de l’homme et ailleurs. Deux médecins ayant fait toute leur carrière médicale dans la santé publique qui soigne le peuple loin des milliards défiscalisés de la médecine commerciale privée. Deux personnalités et deux styles différents mais qui ont choisi après les élections du 23 octobre de s’allier aux islamistes modérés, au-delà des frontières idéologiques, dans un gouvernement d’union nationale ou d’intérêt national, selon leur appellation respective, pour bâtir ensemble une nation démocratique et un Etat moderne de droit et des libertés, respectueux de son identité arabo-musulmane.

Voici, en fin de compte, deux tunisiens certes francophones et francophiles, mais qui choisissent consciemment de s’affranchir des lignes rouges de la laïcité à la française.

Et si la troïka devient front ?
Malgré ce désamour d’une certaine élite, la troïka où la coalition entre laïques modérés et islamistes modérés doit continuer son chemin vers la vraie modernité loin des conflits idéologiques stériles, réducteurs et destructeurs hérités d’un passé révolu. Elle doit, à mon sens, continuer au-delà des prochaines élections pour concrétiser son projet-rêve d’une Tunisie démocratique ouverte à tous ses concitoyens, quelque soient leurs croyances, régions ou catégories sociales.

La troïka née coalition conjoncturelle doit réussir sa reconversion en une alliance stratégique basée sur un contrat-programme où chaque parti, fût-il dominant par le nombre, apprendra à respecter, vivre, coopérer et travailler en intelligence avec les autres. Lors de la dernière crise, Ennahdha a certainement compris qu’affaiblir ses deux alliés équivaut à son propre affaiblissement étant donné que les tentatives pour isoler le parti islamiste commencent inévitablement par les attaques contre Ettakatol et le CPR. C’est pourquoi, une coordination de tous les instants est plus que nécessaire au sein de la troïka en faveur aujourd’hui de l’action gouvernementale, de nominations concertées et de prises de décisions collégiales, et demain d’un éventuel front électoral, si bien sûr, le futur mode de scrutin le permettra.

Un front électoral de la troïka aura l’avantage de donner un choix rassembleur où se reconnaîtront islamistes modérés et laïques modérés qui croient dans le projet national de cohabitation pacifique, basé sur des programmes politiques et socioéconomiques pour réaliser les objectifs de la révolution et en premier lieu la liberté, la dignité et la justice. Ce choix rassemblera des couches sociales importantes, citadines et rurales, aisées et défavorisées ainsi que des élites tunisiennes qui ne se reconnaissent pas ou plus dans une certaine élite autoproclamée démocrate et moderniste.

Un front électoral gouvernemental sera utile également pour clarifier et simplifier le paysage politique tunisien entre la troïka, l’union de l’opposition et le front populaire de gauche. L’union hétéroclite et fourre-tout de l’opposition autour de Nidaa Tounes entre ex-RCDistes reconvertis en néo-destouriens, libéraux et gauchistes sera obligée de dévoiler enfin un éventuel programme politique unificateur de tout ce beau monde en dehors de la haine viscérale d’Ennahdha.

N’en déplaise aux sondages préfabriqués à la demande du client et déjà démentis par les premières élections, une troïka plurielle et solidaire saura réussir la transition vers aussi bien la démocratie que le développement durable et équitable, puis rassembler autour d’elle d’autres forces politiques et personnalités indépendantes soucieuses de l’intérêt national au-delà des appartenances idéologiques. C’est à ce prix que la troïka continuera à être le choix réfléchi d’une majorité de tunisiens et des forces populaires de la révolution lors du prochain scrutin électoral, comme ça a été déjà le cas un certain 23 octobre 2011.




Commentaires


26 de 26 commentaires pour l'article 62290

Sadokdriss  (Tunisia)  |Mercredi 27 Mars 2013 à 11h 30m |           
Voltaire,éminent philosophe et écrivain français fran-
çais du xviiiè siècle,siècle des lumières,disait:"tout
sera bien demain,voici notre espérance;tout est bien
aujourd'hui,voici notre illusion."alors que selon démo
crite,philosophe grec et contemporain de socrate,
"tout ce qui existe dans l'univers est le fruit du ha-
sard et de la nécessité"idée fort applaudie par jacques monod,médecin français et co-lauréat du
prix nobel de médecine,en 1965,qui l'a reprise comme titre de son ouvrage"le hasard et la néces-
sité."

Bking  (Tunisia)  |Mercredi 27 Mars 2013 à 09h 41m |           
ÇáÚÒæÒÉ åÇÒåÇ ÇáæÇÏ æåí ÊÞæá ÇáÚÇã ÕÇÈÉ

Wassimetline  (Tunisia)  |Mardi 26 Mars 2013 à 10h 45m |           
Excelente analyse de la situation politique et economique du pays. le succee de ce trio nous conduira enchallah vers une situation plus meilleure malgre tous les obstacles

Elmejri  (Switzerland)  |Dimanche 24 Mars 2013 à 10h 49m |           
ÑÈí íËÈÊ ÎØÇßã æÇáÔÚÈ ãÚÇßã Çä ÔÇÁ Çááå...ÔæÝæ... ãÇÐÇ ÝÚáÊ ÇáãÚÇÑÖÉ ÈÃÎæÇääÇ ÇáãÕÑííä ...ÔÇå쾂 ãÇÐÇ ÝÚáÊ
ÇáãÜÜÜÜÜáÜÜÜÜíÜÜÜæäÜÜÜÜÜÜíÜÜÜÜÇÊ æÇáÅÚÜÜÜÜÜÊÜÜÜÕÜÜÜÜÜÜÜÇãÜÜÜÜÜÇÊ æÌÈåÉ ÇáÅäÞÜÜÜÜÜÜÇÐ ÌÑÝÊ ãÕÑ äÍæ ÇáÝæÖì ÇáÚÇÑãÉ æÇáÝÊÇßÉ ......

Srettop  (France)  |Dimanche 24 Mars 2013 à 10h 07m | Par           
La troika a certainement réussi a se maintenir au pouvoir au delà du delai imparti mais prolonger ainsi le provisoire est-ce une réussite pour la Tunisie?

Ammar  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 22h 59m |           
Pour moez joudi, experts des experts, m. sait-tout, tout à l'heure sur express fm, david ricardo (1772- 1823) père de l'économie moderne est un économiste britannique prix nobel qui revient à la model!!! m. joudi retournez à votre premier cours d'économie!!!!

Leraisonnable  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 17h 28m |           
@ mr mehdi ammar : et si contrairement à ce que peut predire le titre de ton paragraphe que je me suis abstenu de lire pour les sous entendus que cela pourrait engendrer ; donc et si je te reponds que tout le peuple tunisien toutes tendances confondues souhaite que la troika reussisse . brabbi ca suffit avec vos insinuations .vous ne faites que nous partager.

Malcomx  (France)  |Samedi 23 Mars 2013 à 16h 56m |           
@logique72
si le ridicule tuait il aurait fait un génocide. qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre des fois ! est-ce qu'on peut répondre à message qui transpire la mauvaise foi et la couardise ? faisons contre mauvaise fortune bon coeur.
vous dites :
"malgré cela, regardez les résultats des services de base à kasserine, gafsa, sidi bouzid 99% raccordés à l'électricité, 98% à
l'eau potable, écoles, routes, accès à la santé..." en lisant vos mensonges apprisent par coeur par tous ceux qui adoraient bourguiba et ben ali... j'ai failli m’étouffer !
mais vous plaisantez !! sortez de vos palaces construits avec la sueur et le sang du peuple et allez voir si les chiffres que même les plus grands mythomanes n'oseraient affirmer, ni appuyer.
si ben ali vous manque rejoignez le en arabie ça fera de vous un homme courageux et logique avec ses principes. sinon tous les bobards avec les arguments à 100 millimes comme : "malheureusement on est devant des gens médiocres qui nous ont trahi et
qui ont affaibli les institutions et l'état...en plus des mêmes méthodes du vulgaire, ils ont ramené avec eux d'autre nouveautés la division du peuple, les milices, les menaces des salafistes, complexes avec l'histoire de la tunisie et notamment du batisseur (le symbole sans conteste du pays)".
ces arguments de mytho ne servent à rien les tunisiens savent qui sont les responsables de cette misère qui a durée 60 ans ! et ce n'est pas la troïka c'est bien le bourguiba et son générale bac -5 (tiens quand on parle d’incompétence en voilà une... vous avez adorez un bac-5...quelle honte)

Atef_bellaj  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 16h 48m |           
ÑÓÇáÉ Åáì ßá ÇáÇÚáÇãííä ãä ÇáãæÇØäíä ÇáÈÓØÇÁ æáßäåã ÃÕÍÇÈ ÖãÇÆÑ ÍíÉ æÔÑíÝÉ......ÃÑÌæ Ãä íÓãÚåÇ ßá ÇáÕÍÝííä...æÈÏæä ÊÑÏÏ
https://www.facebook.com/photo.php?v=476129905774222

SOS12  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 16h 33m |           
Raisons

les tunisiens voteront la troika pour des raisons:

*la constitution d'une molécule vivante entourée de corps hétérogènes.

*le courage d'assurer la continuité de l’État.

*la conscience de se supporter entre eux et avec les autres.

*la réussite d'un destour tunisien et des instances démocratiques.

*le vrai visage de nahdha modéré, moderniste et garantie de l’identité et la stabilité.

*les libertés civiles et les dh exercés

*les tentatives médiocres d'une opposition contestataire et agitée optante à la déstabilisation.

*l'intelligence du tunisien ; il critique et il maintient le choix.

*les faux enjeux des médias et de l'ugtt.

la troika, ayant réussi les exercices démocratiques est tenue de lancer les lignes d'un programme culturel identitaire progressiste où s'inserrent tous les tunisiens.

Consensus  (France)  |Samedi 23 Mars 2013 à 15h 51m |           
Comme dit le dictons chaque chat aux yeux de sa mère gazel ..... meme si cet gouvernance troikale était nul ,inéfficace, inerte , et les problèmes perdurent et s'aggravent il y aura des partisans qui les défendront on défendra le diable meme a tort quand est de mauvaise foi et meme a tort

Hombre  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 14h 53m |           
Psychologiquement ce titre est de la pure suggestologie chère à coué ! arrêtez votre mascarade !

Aigle  (France)  |Samedi 23 Mars 2013 à 14h 34m |           
Je m’étonne de celui qui sur un autre site (précisément celui du 'journal' bn) insulte gratuitement les lectrices et les lecteurs de babnet en les qualifiant d’abrutis, incapables d’argumenter. aujourd’hui , il poste sur le site de babnet un commentaire d’une vingtaine de lignes pour s’adresser à ces mêmes lectrices et lecteurs. apparemment l’hypocrisie et l’incohérence de cette personne n’ont aucune limite.
les pseudo-arguments avancés, dans ce 'fameux' commentaire, pour soi-disant contredire l’auteur de l’article n'ont aucune valeur. je me permets de rappeler deux choses :
1) la situation économique et sociale de la tunisie au 23/12/2011 (date à partir de laquelle le gouvernement troïka 1 a pris ses fonctions) :
- 25 milliards de dollars de dette,
- 800 000 chômeurs,
- une économie en récession,
- une corruption généralisée,
- un déséquilibre régionale flagrant,
- une politique agricole désastreuse,
- une université à la dérive,
- une école spécialisée dans la formation des futurs chômeurs,
- aucune politique industrielle,
- des richesses naturelles spoliées, et j’en passe ...
2) l’institut national des statistiques et la banque centrale sont des institutions de l’état tunisien. les femmes et les hommes qui y travaillent ne sont pas des agents d’ennahdha. mette en cause, systématiquement et sans aucune preuve tangible (monsieur dimassi n’est pas la preuve !), l’honnêteté et le professionnalisme des agents de ces institutions et d’autres, c’est tout simplement porter atteinte à l’état et aux intérêts nationaux de
notre chère patrie …

Logique72  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 14h 26m |           
Mais de quelle réussite tu parles !!! m. tu vis avec nous ou ailleurs !!! les deux traitres (comme tu l'as bien dit), c quoi leurs poids dans la décisions et quels sont leurs résultats : un président qui consomme du budget pour rien et une assemblée qui a mis plus d'une année et demi et n'est pas encore arrivé à présenter une constitution acceptable....et un parti au pouvoir sournois à "double facette" qui était contraint par la dynamique de
la société civile et une partie de l'opposition pour accepter une composition plus équilibrée et espérant plus performante du gouvernement...m. nos acquis du présent viennent seulement de cette société (y compris son élite) qui a été construite par la vision, l'intélligence et l'abnégation de la génération d'aprés indépendance et notamment la personne la plus brillante de la tunisie m. bourguiba....cette fierté de la tunisie n'a pas été
fêtée il y a quelque jours par ces nouveaux "non tunisiens"...pour moi et pour bcp d'autres cette troika est étrangère à mon pays...cependant on a espoir avec les nouveaux arrivées, dont m. larayidh et on souhaite que m. ghannouchi se retire totalement pour laisser la tunisie tranquille.

Wildelbled  (United States)  |Samedi 23 Mars 2013 à 14h 20m |           
æÃÎíÑÇ ãÞÇáå ãæÙæÚíå æãÍÇíÏå ÊÈË ÝíäÇ ÇáÃãá æÊËÈÊ Ãä ÊæäÓäÇ åí Úáì ÇáØÑíÞ ÇáÕÍíÍ ÑÛã ßíÏ ÇáßÇÆÏíä æßÐÈ ÇáßÇÐÈíä æãÍÇæáÇÊ ÇáÊÛáíØ ãä ÃÕÍÇÈ ÇáÕÝÑÝÇÕá

Hemida  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 13h 59m |           
Je crois que la troïka à réussi le pari de surpasser les problèmes conjoncturels.
pour l'avenir,j'estime que le capital confiance réalise jusque la va amener les électeurs à choisir de nouveau les partis formant la troika

TARAK KLAA  (France)  |Samedi 23 Mars 2013 à 13h 38m |           
Excellent article et qui confirme que notre pays est entrain de réussir sa transition démocratique , et de surmonter ses difficultés , malgré les pleurnichards professionnels , les fauteurs de troubles , les déclinologues , les opposants qui ne sont des opposants que parce qu'ils n'ont pas réussi à conquérir le pouvoir par les urnes et qui cherchent à provoquer une rébellion pour le conquérir par la force.
quant aux chiffres relatifs aux performances de notre économie , ceux qui les remettent en cause sont les mêmes qui sont prêts à envoyer le pays dans le mur , pour faire tomber la troïka et prendre sa place.
par ailleurs ces chiffres bien que rassurants , sont nettement en-dessous de ce qu'ils auraient pû être si l'agitation sociale n'avait pas déferlé sur le pays dès le lendemain de la révolution , et malgré ces 100 000 emplois créés , il reste tout de même 17% de chômeurs , ce qui est encore beaucoup trop , donc il n'y a aucune raison de remettre en cause ces chiffres.
a toutes ces catégories il faut rajouter les mauvaises langues qui sont complexés , persuadés que la tunisie est dernière dans tous les classements mondiaux , alors que la réalité est toute autre , et qui prennent un malin plaisir à abaisser leur pays à la moindre occasion , et qui vont jusqu'à nier l'évidence , même lorsqu'ils l'ont sous le nez , j'en connaîs un paquet qui répondent à ce profil , des mauvais patriotes qui tout en prétendant
défendre leur pays font tout pour au contraire l'enfoncer !!
pour ma part je suis optimiste depuis l'annonce des résultats des élections , car une coalition de partis ayant des idéologies différentes valait mieux qu'un seul parti omnipotent pour gouverner le pays , résultat , ils se sont modérés les uns et les autres dans leurs excès , obligés qu'ils étaient de trouver des compromis pour continuer à faire ménage à 3.

Taiebmaaroufi  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 13h 35m | Par           
N'oubliez pas que la troïka et essentiellement ennahdha dispose de la plus importante assise populaire que personne ne peut y toucher quels que soient les dégâts causés par l'opposition à l'économie et à l'opinion publique convaincu de son choix électoral.
Les fauteurs de troubles sont maintenant identifiés et malgré qu'ils ne vont pas arrêter leurs magouilles jusqu'aux prochaines élections dont les résultats vont les jeter dans la poubelle de l'histoire.

Elmejri  (Switzerland)  |Samedi 23 Mars 2013 à 13h 21m |           
ÑÈí íËÈÊ ÎØÇßã æÇáÔÚÈ ãÚÇßã Çä ÔÇÁ Çááå

Ridha_E  (France)  |Samedi 23 Mars 2013 à 12h 26m |           
C'est beau de rêver.
c’est amusant de persévérer à donner des chiffres flatteurs qu'on a déjà vus et revus malgré leur contestation par des économistes érudits et de surcroît neutres (pas politisés).

si on prend juste quelques éléments cités par monsieur dimassi (ancien ministre des finances démissionnaire), ils suffiront à démonter toute cette pseudo démonstration de la réussite de la troïka :
- 1oo mille créations d'emplois, dites-vous !
chiffres officiels à l'appui, monsieur dimassi parle de 85 mille dont 25 mille dans la fonction publique (80% seraient des nominations partisanes).
- baisse du chômage ! monsieur dimassi a démontré devant le ministre des finances actuel que c'était un mensonge puisque les nouveaux demandeurs d'emploi n'ont pas été comptabilisés.
- une année record pour l’agriculture et l’agroalimentaire ! alors comment se fait-il que les gens n’arrivent plus à faire leurs courses et se plaignent de la cherté de la vie ?

je souhaiterai de tout cœur partager votre optimisme excessif mais je préfère regarder les choses avec plus de lucidité.
le soutien aveugle des partisans de la troïka n’est en aucun cas un service à leur rendre. il faut, au contraire, les corriger chaque fois qu’une erreur est commise ou qu’une contre-vérité est dite.
quant aux anti-troïka, la négation de tout en bloc, ne constitue pas une technique positive et utile au pays vu l’état où il se trouve. cela serait acceptable dans une démocratie bien installée et qui a un vécu d’alternances et pratiques mais, dans notre cas, notre démocratie est naissante et a besoin de tout le monde.

j’espère que tout le monde va œuvrer pour la réussite du pays, que la sécurité va être rétablie et que les histoires d’identité ou de que sais-je vont s’estomper et laisser place au patriotisme et à l’unité nationale avant tout.
je suis convaincu que si on reste aussi divisé et aussi anarchique, on n’aboutira à rien.

Ledemystificateur  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 12h 14m |           
Regardez ces tetes de ceux qui se disent "opposition",et qui ne sont en fin de compte,que des tetes de faillite,des tetes a claques,des tetes d'envieux,de jaloux ,de morfals,des tetes d'agents des colonialistes et des sionistes.quel individu sensé,ferait confiance a ces tocards?la troika est le mieux que peut avoir aujour'hui,le pays.vous entendez souvent dans les medias,ces pseudo-experts,ces cassandres,dont l'objectif est de se faire
connaitre en s'opposant,qui racontent leurs salades a la con,sans se douter que le peuple les a demasqués et qu'il sait ou ils veulent en venir.bravo donc la troika pour les bons resultats obtenus a l'interieur.sur le plan de la politique etrangere,il faut se placer resolument du coté de la justice,de la liberté et de l'anti-colonialisme et l'anti-sionisme,et demasquer la conspiration croiseo-sionisto-fantoche contre les peuples musulmans.

Consensus  (France)  |Samedi 23 Mars 2013 à 11h 47m |           
Oui peut etre en combines politiques et en affrontement politique apaisé pour l'interet de chaque groupe certes mais la catastrophe et l"échec économique , l'attente sans résultat sensible , le chomage , le désespoir des jeunes , la cherté de la vie l'insécurité dans les régions, le banditisme et vous osez utilisez le terme réussite vous etes ridicule et taré a la fois

Scyf55  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 11h 35m |           
De quelle troika vous parlez , seule ennahdha tient le gouvernail sous les commandements de son chef ghannouch. tt le reste n'est que décor comme au bon vieux temps .

Hannibal44  (France)  |Samedi 23 Mars 2013 à 11h 34m |           
Salut
cet article est bien fait mais malheureusement il est superficiel et un plaidoyer pour la troîka
ce n'est jamais rassurant de voir un courant politique noyauté à ce point tous le sphères d'un pays
en tant que tunien je souhaite la réussite pour mon pays mais la toika c'est mariage contre nature
on a changé la peste par la choléra
bon courage encore des années perdues








Malcomx  (France)  |Samedi 23 Mars 2013 à 11h 14m |           
Bravo pour cet article, très bien écrit et dont l'analyse est très juste et votre idée de laisser la troïka survivre après les prochaines élections et très judicieuse, je dirais même vital et plein de sagesse. la tunisie appartient à tous les tunisiens et enhadha doit absolument partager le pouvoir avec tous ses alliés partis et indépendants. c'est comme cela que nous construirons une tunisie nouvelle et solidaire. quand à "l'élite
autoproclamée démocrate et moderniste" le peuple tunisien est très intelligent il sait qu'on ne fait pas d'un âne un cheval de course.

Astrolabe  (Tunisia)  |Samedi 23 Mars 2013 à 11h 00m |           
J'en connais qui vont râler, insulter et démentir ces propos et cette analyse ............. une idée les emprisonne :"un parti islamiste ne doit pas réussir" !!! mais bon, malgré eux, la tunisie s'en sortira inchalla;