Tunisie: Deux bougies, un anniversaire et un théâtre judiciaire



Par Citoyenne Tunisienne

Amis amateurs du 4ème art, soufflons ensemble la deuxième bougie de la célèbre pièce de théâtre intitulée «Mauvais goût » lancée un certain 12 mars 2011 par une équipe d’auteur-compositeur et de producteur tout juste remontée du fin fond de l’océan politique. Le succès allait être au rendez-vous et l’avant première de la pièce avait même eu le mérite d’être diffusée et commentée au journal de 20h.
Comment passer sous silence l’anniversaire d’une telle pièce de théâtre les amis ?

Vous rappelez-vous du lieu ? C’était le prestigieux palais de la justice de la Kasbah.
Vous souvenez vous des acteurs chers amis? Il s’agissait de ces trois beaux blonds, à peine septuagénaires, en excellente forme si ce n’est un petit diabète, des coronaires bouchées et un bien gentil cancer. Le trio choisis pour jouer aux acteurs principaux, était la vérité un trio de choc, un trio qui ne se serait peut être jamais réuni si ce n’était le génie et le talent du producteur.
Et combien fut mémorable leur entrée en scène ce jour là! N’est-ce pas que les 3 acteurs avaient parcouru le couloir du théâtre de la Kasbah, sous l’œil vigil de leurs gardes du corps bien armés sécurité de stars oblige, au milieu d’une foule de spectateurs en effervescence. Fous amoureux de ce type de théâtre, ces spectateurs étaient entrés dans un état second. Youyous, cris de joie et d’allégresse, ce fut une scène des plus intenses.
Il faut dire qu’il s’agissait en majorité de spectateurs de qualité, homme comme femme, venus assister à la comédie, en robes noires très chiques ornées d’un ruban blanc au niveau du col. Les spectateurs avaient tenu à rester jusqu’à la fin pour accompagner leur idoles jusqu’à leur cortège impressionnant fait de grosses cylindrées badigeonnées pour l’occasion par un beau fer forgé.



Et la pièce fera tapage et ravage deux ans durant
Alors un petit clin d’œil par ce jour d’anniversaire :
Quel est le sort de cette comédie ?
Va-t-elle continuer à tourner dans le même esprit et avec les mêmes acteurs?
Ou faudrait-il apporter un sang nouveau à la pièce en faisant appel à des acteurs plus « frais » ?
Suspens oblige, on le saura sous peu, aussitôt que le ministre de la culture aura pris ses fonctions.
Patience, patience.. patience j’ai dit (oh !), une comédie judiciaire c’est comme de la « Mloukhia », ca se cuisine sur feu doux les amis!



Ps : Ce texte est imaginaire. Toute ressemblance avec des faits réels n’est que fortuite.





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