CAN-2013 - Rustenburg : une ville de ''repos'' qui porte bien son nom



tap - (De l'envoyé spécial TAP Hatem Kattou)
Rustenburg, cité sud-africaine fondée en 1851 par les Boers qu'ils ont baptisée Ville de repos , en afrikaans , semble bien porter son nom en ce début de Coupe d'Afrique des Nations.
En effet, la cité qui abrite deux des trois matches de la sélection tunisienne, qui loge dans un hôtel retiré de la ville (à une vingtaine de kilomètres), parait excessivement calme pour un endroit qui accueille des rencontres de football d'envergure continentale.
Hormis quelques fanions de pays participants à la CAN-2013 qui flottent aux abords des chaussées, rien ne semble indiquer qu'une joute footballistique africaine se déroule sur cette terre de repos .


Plus que le manque d'enthousiasme et d'engouement, certains parmi les habitants de la ville ont poussé l'indifférence jusqu'à ignorer que le groupe D évolue intra muros. Cette indifférence affichée ne concerne pas seulement Rustenburg.

Rien ou presque à l'aéroport de Johannesburg ou sur la route de Rustenburg ne laisse constater qu'une compétition continentale se déroule dans ce pays, à l'exception des enseignes et des pancartes publicitaires des partenaires de la CAN, business oblige.

La désaffection pourrait éventuellement s'expliquer par une démobilisation des Sud-africains, qui paraissent démotivés après avoir gagné le pari, assistés par la FIFA certes, d'organiser une Coupe du Monde de Football en 2010.
Le passage du planétaire au continental, du total au partiel, serait de nature à démobiliser les troupes ou à les inciter à faire preuve d'apathie.
Cette apathie a été constatée par M.Wadiaa El Jeri, président de la Fédération Tunisienne de Football, qui a estimé, dans une déclaration à l'envoyé spécial de l'agence TAP à Rustenburg, que le Comité d'organisation fait montrer une nonchalance , tout en nuançant par le fait que cette attitude ne cible pas uniquement la Tunisie.
El Jeri a estimé, par ailleurs, que cette attitude n'affecte point les joueurs, qui demeurent concentrés sur leur sujet loin de toutes ces considérations, mais est ressentie comme telle par les officiels et les responsables .

En dépit de ces manquements, le responsable de l'instance fédérale est entièrement satisfait des conditions du séjour (résidence, stade d'entraînement, commodités…), indiquant qu'au plan logistique, l'ensemble des conditions sont réunies pour assurer un bon début.

La balle est donc dans le camp des joueurs.



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