Le mercredi 9 mai, un sit-in engagé par les psychologues cliniciens a été observé devant le siège du ministère de la Santé en guise de mouvement de protestation. Détails
.sante-tn.com
Décidément, pour répondre aux mouvements de protestations grandissants qui surviennent dans le secteur de la santé, le ministère va vraiment avoir du pain sur la planche ! De fait, hormis le dossier des agressions contre les professionnels de la santé, les demandes des sages-femmes… les psychologues cliniciens remettent aussi leur dossier sur la table !

Après avoir observé une grève de deux jours, et ce, les 7 et 8 mars derniers, les psychologues cliniciens de la santé, deux mois après, ont observé un sit-in devant le siège du ministère de la Santé étant donné que leurs demandes n’ontpas trouvé d’échos favorables. Sante-tn s’est rendue sur les lieux.
Les raisons de la colère
C’est depuis 2008, que les appels « de détresse » ont été lancés au ministère de la Santé par les psychologues. Et ce, pour dénoncer des conditions de travail qu’ils qualifient unanimement de « précaires ».
A ce propos, Dr Belgacem Naddari, secrétaire général du Syndicat des psychologues de la santé publique rattaché à l’UGTT explique que c’est suite à l’absence totale de répondant que ces mouvements de protestations ont été entrepris!
« En 2008, nous avons eu un accord préalable sur le texte de statut concernant le corps des psychologues cliniciens et ce, après quelques années de négociations. Ensuite, du temps du gouvernement de Béji Caïd Essebsi, on a refusé de le signer étant donné qu’il s’agissait de textes fondamentaux qu’un gouvernement transitoire ne peut pas attester.
Mme Habiba Zehi, ministre de la Santé à l’époque, avait refusé d’intervenir en indiquant qu’une telle décision revenait au prochain gouvernement élu!

Et depuis l’installation du gouvernement actuel, le ministre de la Santé a pourtant reçu les syndicats des médecins et celui des paramédicaux. Mais nous, nous n’avons eu droit qu’à des promesses de rendez-vous! Pourtant la révision de notre statut était prévue pour 2011. Et depuis la révolution nous sommes en train d’attendre !
On a donc fait une demande d’audience pour nous entretenir avec le ministre. Mais pas de répondant ! Ensuite, l’on a observé une grève de deux jours pour qu’on nous accorde cette entrevue. Et la réponse était claire : deux jours retranchés sur nos salaires! »
« Il est temps qu’on nous écoute »
Plusieurs slogans ont été scandés, mais aucune voix ne se faisait entendre. Les « sitineurs » se contentaient de dresser haut leurs slogans sous un silence pesant! Leurs demandes, il faut dire, étaient légitimes et touchantes !
Mme Hind Ounis Chaouachi, et Mme Saïda Ghanemi, toutes deux psychologues, nous ont dit, à ce propos, que ce sit-in vient appuyer les multiples initiatives qui jusque-là sont restées sansrépondant.
« Tout ce qu’on demande, c’est qu’on nous écoute ! Qu’on applique le code déontologique, qu’on arrête de considérer le métier de psychologue comme un métier inutile, nous ne sommes pas la cinquième roue de la charrette !Nous sommes marginalisés et négligés. Pourtant médecins et psychologues collaborent ensemble et sont complémentaires et ceci ne peut être que pour le bien des patients ! Nous qui écoutons toujours nos patients, quand est-ce qu’on va finalement nous écouter et cesser de dégrader notre métier ? »
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Les principales revendications telles que mentionnées dans la pétition adressée au ministre de la Santé publique par le Syndicat des Psychologues à Tunis le 17/01/2012 :
-Signature du décret qui fixe le statut particulier du corps des psychologues cliniciens de la santé publique qui a été négocié et révisé à la lumière des observations du premier ministère et du tribunal administratif (voir service juridique du ministère)
-Une indemnité de recherche et d’encadrement, le psychologue est sollicité à faire de la recherche et doit être à jour concernant le progrès scientifique dans le domaine de la psychologie et de la psychopathologie et la prise en charge des malades et aussi dans le domaine de l’encadrement des étudiants et ne bénéficie jusqu’aujourd’hui d’aucune prime
-Modifier les membres des jurys de recrutement des psychologues à tous les niveaux en se basant sur les compétences qui existent au sein des services de la santé publique suivant la formation académique, le grade et l’expérience professionnel en intégrant d’avantage les psy. cliniciens praticiens.
-Améliorer les conditions de travail des psychologues (espace convenable, bureau respectable, mettre à la disposition des psy les tests et les instruments d’évaluation et de prises en charge nécessaires à l’exercice de leurs fonctions, des blouses qui avec des sigles spéciales…)
-Coordonner avec le ministère des affaires sociales en ce qui concerne le remboursement des actes des psychologues cliniciens d’après l’arrêté du ministre de la santé publique du 1ermars 2010 paru au JORT n°19/2010.
-Inciter le service juridique à lancer le débat concernant le projet du code de déontologie des psychologues cliniciens en associant le syndicat, la société tunisienne de psychologie (STP) et les représentants des psychologues de libre pratique.
-Augmenter l’effectif de recrutement des psys pour lutter contre le déséquilibre régional surtout dans le domaine de la médecine scolaire et la santé mentale.
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Décidément, pour répondre aux mouvements de protestations grandissants qui surviennent dans le secteur de la santé, le ministère va vraiment avoir du pain sur la planche ! De fait, hormis le dossier des agressions contre les professionnels de la santé, les demandes des sages-femmes… les psychologues cliniciens remettent aussi leur dossier sur la table !

Après avoir observé une grève de deux jours, et ce, les 7 et 8 mars derniers, les psychologues cliniciens de la santé, deux mois après, ont observé un sit-in devant le siège du ministère de la Santé étant donné que leurs demandes n’ontpas trouvé d’échos favorables. Sante-tn s’est rendue sur les lieux.
Les raisons de la colère
C’est depuis 2008, que les appels « de détresse » ont été lancés au ministère de la Santé par les psychologues. Et ce, pour dénoncer des conditions de travail qu’ils qualifient unanimement de « précaires ».
A ce propos, Dr Belgacem Naddari, secrétaire général du Syndicat des psychologues de la santé publique rattaché à l’UGTT explique que c’est suite à l’absence totale de répondant que ces mouvements de protestations ont été entrepris!
« En 2008, nous avons eu un accord préalable sur le texte de statut concernant le corps des psychologues cliniciens et ce, après quelques années de négociations. Ensuite, du temps du gouvernement de Béji Caïd Essebsi, on a refusé de le signer étant donné qu’il s’agissait de textes fondamentaux qu’un gouvernement transitoire ne peut pas attester.
Mme Habiba Zehi, ministre de la Santé à l’époque, avait refusé d’intervenir en indiquant qu’une telle décision revenait au prochain gouvernement élu!

Et depuis l’installation du gouvernement actuel, le ministre de la Santé a pourtant reçu les syndicats des médecins et celui des paramédicaux. Mais nous, nous n’avons eu droit qu’à des promesses de rendez-vous! Pourtant la révision de notre statut était prévue pour 2011. Et depuis la révolution nous sommes en train d’attendre !
On a donc fait une demande d’audience pour nous entretenir avec le ministre. Mais pas de répondant ! Ensuite, l’on a observé une grève de deux jours pour qu’on nous accorde cette entrevue. Et la réponse était claire : deux jours retranchés sur nos salaires! »
« Il est temps qu’on nous écoute »
Plusieurs slogans ont été scandés, mais aucune voix ne se faisait entendre. Les « sitineurs » se contentaient de dresser haut leurs slogans sous un silence pesant! Leurs demandes, il faut dire, étaient légitimes et touchantes !
Mme Hind Ounis Chaouachi, et Mme Saïda Ghanemi, toutes deux psychologues, nous ont dit, à ce propos, que ce sit-in vient appuyer les multiples initiatives qui jusque-là sont restées sansrépondant.
« Tout ce qu’on demande, c’est qu’on nous écoute ! Qu’on applique le code déontologique, qu’on arrête de considérer le métier de psychologue comme un métier inutile, nous ne sommes pas la cinquième roue de la charrette !Nous sommes marginalisés et négligés. Pourtant médecins et psychologues collaborent ensemble et sont complémentaires et ceci ne peut être que pour le bien des patients ! Nous qui écoutons toujours nos patients, quand est-ce qu’on va finalement nous écouter et cesser de dégrader notre métier ? »
Bibi Chaouachi
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Les principales revendications telles que mentionnées dans la pétition adressée au ministre de la Santé publique par le Syndicat des Psychologues à Tunis le 17/01/2012 :
-Signature du décret qui fixe le statut particulier du corps des psychologues cliniciens de la santé publique qui a été négocié et révisé à la lumière des observations du premier ministère et du tribunal administratif (voir service juridique du ministère)
-Une indemnité de recherche et d’encadrement, le psychologue est sollicité à faire de la recherche et doit être à jour concernant le progrès scientifique dans le domaine de la psychologie et de la psychopathologie et la prise en charge des malades et aussi dans le domaine de l’encadrement des étudiants et ne bénéficie jusqu’aujourd’hui d’aucune prime
-Modifier les membres des jurys de recrutement des psychologues à tous les niveaux en se basant sur les compétences qui existent au sein des services de la santé publique suivant la formation académique, le grade et l’expérience professionnel en intégrant d’avantage les psy. cliniciens praticiens.
-Améliorer les conditions de travail des psychologues (espace convenable, bureau respectable, mettre à la disposition des psy les tests et les instruments d’évaluation et de prises en charge nécessaires à l’exercice de leurs fonctions, des blouses qui avec des sigles spéciales…)
-Coordonner avec le ministère des affaires sociales en ce qui concerne le remboursement des actes des psychologues cliniciens d’après l’arrêté du ministre de la santé publique du 1ermars 2010 paru au JORT n°19/2010.
-Inciter le service juridique à lancer le débat concernant le projet du code de déontologie des psychologues cliniciens en associant le syndicat, la société tunisienne de psychologie (STP) et les représentants des psychologues de libre pratique.
-Augmenter l’effectif de recrutement des psys pour lutter contre le déséquilibre régional surtout dans le domaine de la médecine scolaire et la santé mentale.





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