Tribune: Elwatania inhibée par son passé.



Courrier des lecteurs - La démocratie ne saurait s'épanouir qu'en présence d'une liberté totale et responsable de l'information. On ne peut parler de liberté de l'information sans parler d'un paysage audiovisuel ouvert et varié. Seulement en période de changement révolutionnaire n'importe quelle petite information peut devenir une arme dangereuse et tranchante. La sauvegarde des objectifs réels de la révolution est une obligation absolue et vitale pour tous.

A l'inverse du cas des radios. Accorder des visas pour des chaines de TV privé, pendant cette période transitoire peut être dangereux. Cela veut dire prendre de très grands risques . Les conséquences et les répercutions de ces nouveaux médias sur la vie politique en ébullition peuvent être incalculables. Il suffit de voir certaines émissions diffusées par toutes les chaines, y compris les diffusions d'essai de ces derniers temps pour se poser des questions.
Le nombre de chaine qui compose le P.A.T. (Paysage Audiovisuel Tunisien) est actuellement de six chaines dont deux mystérieusement disparu sans que personne n'en parle. (Hannabal ferdaous et Hannabal orient).


Elwatania 1 est une chaine qui aurait put être un excellent support à cette période de la révolution en transmettant une information crédible pertinente et non opportuniste. Cette chaine en voulant se racheter a outrepassé sa mission de chaine publique, et s’est transformée en chaine d'opposition, qui critique sévèrement le gouvernement pour montrer sa dissidence à toute tutelle.

La mission des moments difficiles d'une chaine publique étant de vulgariser l'information donner la parole à des analystes sérieux, éviter les pécheurs en eaux troubles, sans tomber dans l'exclusion ni altérer la liberté d'expression, elle doit exposer au public les résolutions les plus sages, lui dévoiler les priorités du pays, afin de faire parvenir cette révolution au but escompté c'est à dire à des élections libres et transparentes. Or au moment précis Elwatania fut inhibé par les conséquences de son passé.
Puisque pendant plus de 20 ans ‘’Ab.Ab’’ a utilisé tous les moyens pour noyauter cette chaine, la contrôler et la déstabiliser définitivement.



La nomination de plusieurs responsables étrangers au domaine a instauré le règne de l'incompétence et propulsé cette institution droit dans le mur.
Ab Ab a passer son temps à asservir les dirigeants qu'il nommait. Un petit exemple à méditer: après une soirée de direct ou il y a eu des réflexions d'un chanteur étranger qui n'ont pas plus à Ab Ab , un PDG a passé trois mois à écrire quotidiennement une lettre d'excuse pour qu'enfin son nom soit retiré de la liste des abominés.

En l'absence d'un service public correcte et suivi par une grande majorité, donner des visas à de nouvelles chaînes financées par des nababs inconnus et mystérieux, fait courir au pays un grand risque avant les élections. Surtout que Hannabal TV et Nessma interférent dans la vie politique sans que l'on comprenne pour le compte de quelle faction et dans quelle ligne éditoriale.
En attendant la réorganisation de la chaine Elwatania en service public, et la vision claire sur les intentions ainsi que sur les tenants et les aboutissants des chaines privés actuelles, la pondération dans l'octroie de visas sera une preuve supplémentaire de sagesse de nos responsables politiques sur le Paysage Audiovisuel Tunisien, celui ci n'a pas besoin d'allumeurs supplémentaires du peuple.
Lecteur



Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 38031

Observateur  (France)  |Jeudi 11 Août 2011 à 15h 15m |           
Pour le moment le constat "extrêmement simplifié" donne:
nessma: libéralisme, tajdid et dérivés
hannibal: populisme, droite, nahdha et dérivés
watanya: socialisme, populaire, classes sociales