Noureddine el Ati a choisi à présenter sa pièce de théâtre «OEDIPE LE TYRAN » à 7h du matin oui sept heure du matin. Seul le décor de cette expérience a coûté 80 000 dinars dont le ministère supporte le un tiers. D’après un hebdomadaire tunisien seul 5 personnes étaient présentes au spectacle.
Noureddine el Ati le metteur en scène de cette pièce et le promoteur et gestionnaire de l’espace théâtral L’Etoile du Nord , déclare qu’il s’agit de refaire une expérience de l'époque romaine qui utilisait les premiers rayons de soleil dans le décors de la pièce !!
Mais les grecs et les romains c’est de l’histoire, nous sommes à l’éré du laser, du
pain au chocolat pour les uns la chicha à 7h du mation pour les autres, c’est l’ère du SMSI et de mondialisation, même si on est chômeur il y a peu de chance que quelqu’un se réveille tôt pour voir une pièce de théâtre!
OEDIPE LE TYRAN
jusqu’au au 24 décembre 2005
Théatre de l'Etoile du Nord jusqu’au 24 décembre à 7H00 du matin
Texte : Sophocle/Hِlderlin/Lacoue-Labarthe
Traduction : Sonia Zarg Ayouna
Mise en scène et décors : Noureddine El Ati
Lumières : Cyran Van den Hove
Conception Costumes : Sabrina Ben Hadj Ali
Réalisation Costumes : Salah Barka
Avec : Noureddine El Ati, Noômen Hamda, Jamel Madani et Sonia Zarg Ayouna.
Production : théâtre de l'ةtoile du Nord Avec l'aide du ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine
L’Etoile du Nord
www.etoiledunord.org
L’Etoile du Nord , un espace théâtral et culturel privé, comme on souhaiterait en avoir partout dans la capitale et ailleurs. En plus d’une activité théâtrale permanente, le cas est unique, le théâtre est associé, dans ce nouveau concept, à une dynamique pluriartistique. D’autres activités sont développées, en complémentarité avec les spectacles théâtraux, tel que la musique, la littérature et la poésie. Des rencontres et des débats sont aussi organisés, en marge des divers spectacles proposés. Parmi les autres aspects innovants, on note l’aménagement d’un espace-foyer, un cadre chaleureux et convivial, conçu comme un café culturel pour un accueil permanent du public. Cet espace ouvert, où se produisent des mini-concerts et autres activités, comporte un point d’information, une bibliothèque spécialisée dans le domaine théâtral et un service internet.
Noureddine El Ati (photo), promoteur et
gestionnaire de cet espace, est avant tout un homme de théâtre. Son parcours est riche d’une expérience de plus de trente ans dans le domaine théâtral, dont vingt ans en Europe (France, Belgique). Comédien et metteur en scène, il crée en 1996 la compagnie L’Etoile du nord . Et après une activité qu’il qualifie de nomade, dans les MJC de la capitale, lance son projet de théâtre privé qu’il réalise, malgré les difficultés et les contraintes financières, en février 2000. Ce projet relève du défi, affirme-t-il, dans un contexte où les produits culturels ne sont jamais considérés comme une valeur sûre pour les investisseurs privés. Il faut une persévérance et une conviction inébranlables pour développer un partenariat et mobiliser les bonnes volontés.
J’ai toujours pensé, indique Noureddine El Ati, contrairement à mes collègues, qui expliquent la désertion des spectacles théâtraux par l’hégémonie de la télévision, du cinéma, etc. que si les gens ne vont plus au théâtre, la faute appartient, en premier lieu, à nous autres, professionnels du théâtre, qui ne font pas assez pour les attirer... Il n’est pas normal que dans une ville comme Tunis qui compte près de deux millions d’habitants il n’y ait pas un seul théâtre public ou privé qui fonctionne en permanence. Que des jeunes compagnies soient obligées de louer la salle pour se produire ou que le principe de rentabilité prime dans la gestion des espaces théâtraux.
Quand on voit les salles de théâtre où rien n’est prévu pour l’accueil et l’information du public, qui ouvrent une demi-heure avant le spectacle et ferment aussitôt après, où il n’y a aucun espace pour s’informer, discuter, rencontrer les comédiens, ou prendre simplement un café et lire le journal, en attendant le spectacle, on ne s’étonne pas que les gens boudent ces lieux.
Il y a un public de théâtre en Tunisie, mais l’information et la promotion sont insuffisantes et mal organisées. Les gens ont besoin de connaître à l’avance les programmes pour s’organiser. Les médias ne suivent pas de manière efficace l’activité théâtrale et culturelle.
Les théâtres tunisiens ont une vocation généraliste et leur programmation est ouverte à tous les genres théâtraux. Je ne partage pas ce principe. Chaque lieu doit développer sa propre identité et une orientation spécifique. Il y a autant de publics que de genres théâtraux. Il faut qu’il y ait des repères clairs au niveau de la programmation et des espaces.
La production culturelle ne doit pas miser sur une rentabilité immédiate. C’est un projet qui doit être envisagé à long terme, comme l’éducation et la recherche. Quand les créateurs se mettent dans une perspective de gain rapide, ils ne prennent pas le temps de développer leur style et se mettent à imiter et à chercher des effets de mode. Nous avons, par exemple, Lamine Nehdi qui a réussi dans le genre one-man-show et tout le monde s’est précipité dans cette voie, mais sans succès.
Nous devons enrichir notre expérience en développant des contacts réguliers avec des créateurs africains et francophones. Il est possible de constituer un réseau de partenariat pour confronter nos expériences et nos connaissances, travailler sur des projets communs. Nous allons organiser en octobre prochain une rencontre d’auteurs africains pour travailler sur des textes et essayer d’aboutir à une création avec une mise en scène tuniso-africaine. Ce sont là des projets concrets que nous intégrons dans notre programme d’activités et qui peuvent donner une dimension enrichissante à notre travail .(Hartman)
Sonia S –babnet Tunisie
Noureddine el Ati le metteur en scène de cette pièce et le promoteur et gestionnaire de l’espace théâtral L’Etoile du Nord , déclare qu’il s’agit de refaire une expérience de l'époque romaine qui utilisait les premiers rayons de soleil dans le décors de la pièce !!
Mais les grecs et les romains c’est de l’histoire, nous sommes à l’éré du laser, du
pain au chocolat pour les uns la chicha à 7h du mation pour les autres, c’est l’ère du SMSI et de mondialisation, même si on est chômeur il y a peu de chance que quelqu’un se réveille tôt pour voir une pièce de théâtre!OEDIPE LE TYRAN
jusqu’au au 24 décembre 2005
Théatre de l'Etoile du Nord jusqu’au 24 décembre à 7H00 du matin
Texte : Sophocle/Hِlderlin/Lacoue-Labarthe
Traduction : Sonia Zarg Ayouna
Mise en scène et décors : Noureddine El Ati
Lumières : Cyran Van den Hove
Conception Costumes : Sabrina Ben Hadj Ali
Réalisation Costumes : Salah Barka
Avec : Noureddine El Ati, Noômen Hamda, Jamel Madani et Sonia Zarg Ayouna.
Production : théâtre de l'ةtoile du Nord Avec l'aide du ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine
L’Etoile du Nord
www.etoiledunord.org
L’Etoile du Nord , un espace théâtral et culturel privé, comme on souhaiterait en avoir partout dans la capitale et ailleurs. En plus d’une activité théâtrale permanente, le cas est unique, le théâtre est associé, dans ce nouveau concept, à une dynamique pluriartistique. D’autres activités sont développées, en complémentarité avec les spectacles théâtraux, tel que la musique, la littérature et la poésie. Des rencontres et des débats sont aussi organisés, en marge des divers spectacles proposés. Parmi les autres aspects innovants, on note l’aménagement d’un espace-foyer, un cadre chaleureux et convivial, conçu comme un café culturel pour un accueil permanent du public. Cet espace ouvert, où se produisent des mini-concerts et autres activités, comporte un point d’information, une bibliothèque spécialisée dans le domaine théâtral et un service internet.
Noureddine El Ati (photo), promoteur et
gestionnaire de cet espace, est avant tout un homme de théâtre. Son parcours est riche d’une expérience de plus de trente ans dans le domaine théâtral, dont vingt ans en Europe (France, Belgique). Comédien et metteur en scène, il crée en 1996 la compagnie L’Etoile du nord . Et après une activité qu’il qualifie de nomade, dans les MJC de la capitale, lance son projet de théâtre privé qu’il réalise, malgré les difficultés et les contraintes financières, en février 2000. Ce projet relève du défi, affirme-t-il, dans un contexte où les produits culturels ne sont jamais considérés comme une valeur sûre pour les investisseurs privés. Il faut une persévérance et une conviction inébranlables pour développer un partenariat et mobiliser les bonnes volontés.J’ai toujours pensé, indique Noureddine El Ati, contrairement à mes collègues, qui expliquent la désertion des spectacles théâtraux par l’hégémonie de la télévision, du cinéma, etc. que si les gens ne vont plus au théâtre, la faute appartient, en premier lieu, à nous autres, professionnels du théâtre, qui ne font pas assez pour les attirer... Il n’est pas normal que dans une ville comme Tunis qui compte près de deux millions d’habitants il n’y ait pas un seul théâtre public ou privé qui fonctionne en permanence. Que des jeunes compagnies soient obligées de louer la salle pour se produire ou que le principe de rentabilité prime dans la gestion des espaces théâtraux.
Quand on voit les salles de théâtre où rien n’est prévu pour l’accueil et l’information du public, qui ouvrent une demi-heure avant le spectacle et ferment aussitôt après, où il n’y a aucun espace pour s’informer, discuter, rencontrer les comédiens, ou prendre simplement un café et lire le journal, en attendant le spectacle, on ne s’étonne pas que les gens boudent ces lieux.
Il y a un public de théâtre en Tunisie, mais l’information et la promotion sont insuffisantes et mal organisées. Les gens ont besoin de connaître à l’avance les programmes pour s’organiser. Les médias ne suivent pas de manière efficace l’activité théâtrale et culturelle.
Les théâtres tunisiens ont une vocation généraliste et leur programmation est ouverte à tous les genres théâtraux. Je ne partage pas ce principe. Chaque lieu doit développer sa propre identité et une orientation spécifique. Il y a autant de publics que de genres théâtraux. Il faut qu’il y ait des repères clairs au niveau de la programmation et des espaces.
La production culturelle ne doit pas miser sur une rentabilité immédiate. C’est un projet qui doit être envisagé à long terme, comme l’éducation et la recherche. Quand les créateurs se mettent dans une perspective de gain rapide, ils ne prennent pas le temps de développer leur style et se mettent à imiter et à chercher des effets de mode. Nous avons, par exemple, Lamine Nehdi qui a réussi dans le genre one-man-show et tout le monde s’est précipité dans cette voie, mais sans succès.
Nous devons enrichir notre expérience en développant des contacts réguliers avec des créateurs africains et francophones. Il est possible de constituer un réseau de partenariat pour confronter nos expériences et nos connaissances, travailler sur des projets communs. Nous allons organiser en octobre prochain une rencontre d’auteurs africains pour travailler sur des textes et essayer d’aboutir à une création avec une mise en scène tuniso-africaine. Ce sont là des projets concrets que nous intégrons dans notre programme d’activités et qui peuvent donner une dimension enrichissante à notre travail .(Hartman)
Sonia S –babnet Tunisie





Lotfi Bouchnak - ليه يا بنفسج
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