Le gouvernement provisoire tunisien a mis en place le Fonds citoyen pour les personnes qui souhaitent favoriser la reprise financière du pays après la révolution, a indiqué, mercredi 16 février, Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Ce compte fera appel à la générosité publique par le biais de campagnes dans les médias. L'assistance financière ainsi fournie sera utilisée pour favoriser le développement social et économique, ainsi que pour apporter des ressources pour les projets relevant de l'intérêt public.
Selon Nabli, ce Fonds citoyen est un organisme juridiquement indépendant. Ses contributions seront contrôlées par une commission volontaire composée d'acteurs de la société civile.
De plus, il sera soumis à des audits extérieurs destinés à rendre des comptes en permanence au public par le biais d'un site web présentant ses avoirs et fournissant des rapports sur ses activités.
La création de ce fonds intervient à un moment où le scepticisme de l'opinion publique envers les initiatives du gouvernement se renforce. Malgré les mesures de transparence annoncées, nombre de personnes s'inquiètent du fait que les ressources de ce fonds puissent être utilisées à des fins autres que celles officiellement proclamées.
Oumaima Sefi, une militante des droits de l'Homme, dit craindre que le Fonds citoyen ne devienne similaire au tristement célèbre Fonds 26-26 mis en place par l'ancien Président Zine El Abidine Ben Ali en 1992.
Ce fonds était lié à une duperie largement répandue qui a hanté les Tunisiens pendant près de vingt ans , explique-t-elle à Magharebia. Ce n'était rien d'autre qu'un sédatif verbal adressé aux personnes qui en avaient besoin.
Loin de diriger son aide et ses moyens vers les personnes sans emploi, il les orientait vers les capitalistes, sous le prétexte de les encourager à créer des emplois , ajoute-t-elle. Mais ceux-ci les ont utilisés pour s'enrichir encore plus, sans changer quoi que ce soit à la réalité du chômage.
Sefi suggère la création d'une organisation caritative baptisée Mohamed Bouazizi et destinée à gérer le
développement dans les régions tunisiennes désavantagées.
La situation d'aujourd'hui est différente de celle d'hier , déclare la journaliste Faten Ghanmi. Après l'échec de tous les slogans qui étaient vendus pour renforcer l'image du fonds de l'ancien régime à la fois à l'intérieur et à l'extérieur du pays, et après que nous ayions appris où passait cet argent, on aurait dû envisager d'autres mécanismes de collecte des dons et de l'aide, et mettre en place des mécanismes de contrôle qui protègent contre le vol et le détournement à des fins autres que celles envisagées.
Elle ajoute que le plus important est de mettre en place un processus transparent sérieux, sous la surveillance de personnes indépendantes et de spécialistes en finance et en comptabilité.
Ce fonds devrait être utilisé pour répondre aux promesses faites aux diplômés de l'université au chômage, selon le blogueur Noureddine Souissi. Il fait part de son espoir que ce compte ne deviendra pas une source d'enrichissement pour certains membres du gouvernement.
Pour sa part, Hedia Chahed, journaliste à Al-Mussawar, se dit optimiste quant au rôle futur de ce fonds pour reconstruire la société tunisienne. Elle souhaite que ce compte se distingue fortement de l'image donnée par la tactique de l'ancien régime, notamment son utilisation consistant à déduire obligatoirement des contributions sur les salaires des employés sous des prétextes tels que la Journée nationale de solidarité .
Chahed s'attend à ce que ce fonds attire de nombreux donateurs.
Comme le dit le proverbe, les Tunisiens sont plein de compassion pour les autres Tunisiens , ajoute-t-elle.
Ce compte fera appel à la générosité publique par le biais de campagnes dans les médias. L'assistance financière ainsi fournie sera utilisée pour favoriser le développement social et économique, ainsi que pour apporter des ressources pour les projets relevant de l'intérêt public.
Selon Nabli, ce Fonds citoyen est un organisme juridiquement indépendant. Ses contributions seront contrôlées par une commission volontaire composée d'acteurs de la société civile.
De plus, il sera soumis à des audits extérieurs destinés à rendre des comptes en permanence au public par le biais d'un site web présentant ses avoirs et fournissant des rapports sur ses activités.
La création de ce fonds intervient à un moment où le scepticisme de l'opinion publique envers les initiatives du gouvernement se renforce. Malgré les mesures de transparence annoncées, nombre de personnes s'inquiètent du fait que les ressources de ce fonds puissent être utilisées à des fins autres que celles officiellement proclamées.
Oumaima Sefi, une militante des droits de l'Homme, dit craindre que le Fonds citoyen ne devienne similaire au tristement célèbre Fonds 26-26 mis en place par l'ancien Président Zine El Abidine Ben Ali en 1992.
Ce fonds était lié à une duperie largement répandue qui a hanté les Tunisiens pendant près de vingt ans , explique-t-elle à Magharebia. Ce n'était rien d'autre qu'un sédatif verbal adressé aux personnes qui en avaient besoin.
Loin de diriger son aide et ses moyens vers les personnes sans emploi, il les orientait vers les capitalistes, sous le prétexte de les encourager à créer des emplois , ajoute-t-elle. Mais ceux-ci les ont utilisés pour s'enrichir encore plus, sans changer quoi que ce soit à la réalité du chômage.
Sefi suggère la création d'une organisation caritative baptisée Mohamed Bouazizi et destinée à gérer le
développement dans les régions tunisiennes désavantagées.La situation d'aujourd'hui est différente de celle d'hier , déclare la journaliste Faten Ghanmi. Après l'échec de tous les slogans qui étaient vendus pour renforcer l'image du fonds de l'ancien régime à la fois à l'intérieur et à l'extérieur du pays, et après que nous ayions appris où passait cet argent, on aurait dû envisager d'autres mécanismes de collecte des dons et de l'aide, et mettre en place des mécanismes de contrôle qui protègent contre le vol et le détournement à des fins autres que celles envisagées.
Elle ajoute que le plus important est de mettre en place un processus transparent sérieux, sous la surveillance de personnes indépendantes et de spécialistes en finance et en comptabilité.
Ce fonds devrait être utilisé pour répondre aux promesses faites aux diplômés de l'université au chômage, selon le blogueur Noureddine Souissi. Il fait part de son espoir que ce compte ne deviendra pas une source d'enrichissement pour certains membres du gouvernement.
Pour sa part, Hedia Chahed, journaliste à Al-Mussawar, se dit optimiste quant au rôle futur de ce fonds pour reconstruire la société tunisienne. Elle souhaite que ce compte se distingue fortement de l'image donnée par la tactique de l'ancien régime, notamment son utilisation consistant à déduire obligatoirement des contributions sur les salaires des employés sous des prétextes tels que la Journée nationale de solidarité .
Chahed s'attend à ce que ce fonds attire de nombreux donateurs.
Comme le dit le proverbe, les Tunisiens sont plein de compassion pour les autres Tunisiens , ajoute-t-elle.





Om Kalthoum - أنساك
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