Tuninter Vol 1153 sur National Geographic



National geographic revient pour sa huitième saison de Crash avec la rediffusion avant-hier en prime time de l’amerrissage de Tuninter Vol 1153 assurant, la liaison Bari – Djerba.

Ce vol du 6 août 2005 a été victime d'une panne simultanée des deux réacteurs à 10 000 mètres d'altitude. Vol


L'enquête présentée sur la chaîne National Geographic (Vidéo) montre que lors du vol précédent reliant Tunis à Bari, l'avion s'est posé à Bari avec 305 kilos de kérosène. Ce niveau aurait du générer une alarme indiquant une quantité trop faible de carburant mais la jauge indiquait que les réservoirs de l'ATR 72 contenaient encore 2 300 kilos de kérosène. L'équipage décide donc de n'ajouter que 265 kilos de carburant supplémentaires pour se rendre à Djerba. Mais cela ne fait, en réalité, que 570 kilos de kérosène — ce qui est loin d'être suffisant pour effectuer le trajet — alors que la jauge indique 2 700 kilos.
De plus, aucune alarme indiquant que le niveau de carburant est trop bas ne retentit pendant le vol. La cause de cette défaillance est l'installation sur l'ATR 72 d'une jauge prévue pour un avion plus petit : l'ATR 42. Cette jauge non adaptée indique donc une quantité de carburant erronée. Les deux moteurs s'éteignirent lorsqu'il n'y eut plus de kérosène et l'avion plongea au large des côtes siciliennes. L'enquête a aussi démontré que si l'équipage avait mis les hélices en drapeau, l'avion aurait pu rejoindre Palerme.

Le 23 mars 2009, au terme d'un procès tenu devant un tribunal de Palerme, où tous les accusés sont jugés par contumace, le pilote et le copilote sont condamnés à dix ans de prison ; le directeur général de Tuninter, Moncef Zouari, et le directeur technique Zouhair Chétouane sont condamnés à neuf ans de prison, deux responsables de la manutention et un mécanicien à huit ans de prison. La Fédération internationale des associations de pilotes de ligne déplore également les sentences.
Tuninter — rebaptisée entre temps Sevenair puis Tunisair Express avait indemnisé les victimes avant le procès à hauteur de 22 millions de dinars.

Commentaires


6 de 6 commentaires pour l'article 32815

Walid  (France)  |Vendredi 08 Juillet 2011 à 22h 13m |           
Cette condamnation est la plus injuste et ridicule qui soit. comment condamner deux hommes (commandant de bord & copilote) à qui on ne peut que reprocher d'avoir fait le maximum pour sauver la vie des passagers et surtout leur propre vie ?!! et le contrôleur aérien qui ne sait même pas parler anglais, a-t-il été condamné lui ?? il est bien facile de faire une trentaine de simulations jusqu'à trouver la combinaison gagnante.... c'est comme si
on condamnait un conducteur de voiture sur la base qu'il aurait pu éviter l'accident. mais un accident reste un accident, et d'après les éléments de l'enquête, faire planer un avion pendant 16 minutes, alors que même une partie du circuit électrique ne marchait plus, est déjà un miracle, car on ne peut pas dire que ce soit un exploit par respect pour les morts.

REALISTE  (Tunisia)  |Vendredi 08 Juillet 2011 à 19h 37m |           
Du brulage de salive, sa c'est tout ce que c'est, du brulage de salive, et du hollywood, il auraid du, il aurais , il aurais... blah blah blah ...et on n'oublie pas encore...blah blah et reblah.
les evénements qui se sont enchainés ce jour la ne devaient aboutir qu'a cet exploit, je repére exploit, rare les avions qui amerissent et resent en une seule piéce.
feathering the propeller blades= les mettres en elytres, sa ne se fait que dans un sens, il n'y a pas moyen de les remettres en place aprés, donc dans la chaine cinématique de prise de décision d'un commandant, sa c'est dans le cas ou il n'y a pas d'espoir de redemarrer les moteurs, vu qu'il a des informations contradictoires des jauges et d'autres informations qui le ménent a esperer pour redemarrer les hélices (et non les réacteurs comme
ils disent dans l'article !!!) on reste encore dans le domaine du possible pour redemarrer les moteurs.
le mossieur le pilote instructeur de l'atr qui avance l'idee qu'il aurais pu faire planer jusqu'a tunis, dans le simulateur, merci pour le simulateur, celui-ci ne peux que simuler, et je me demande si le simulateur a bien été configuré dans les mémes conditions ou se trouvait l'avion dans ce moment la (et je pése mes mots: dans les mémes strictes condtions !!! ce aui est pratiquement impossible a faire) donc on ne pourrais pas savoir
techniquement si l'avion réagirait de la méme facon.....
somme toutes faites, le commandant a réagi au vu de l'information, de l'entrainement, et du savoir (qu'on lui a inqulqué de l'avion) qu'il avais de l'avion a ce moment la, les degats, etaient (malhereusement) des etres humain entre autres, il aura a vivre avec sa, mais on ne tombe que pour se relever et marcher encore, c'est sa le poid de l'experience.
quand aux producteurs de l'emission, ils ont arrondi les coins, pour jeter la balle dans le camps des personnes qui ne peuvent pas répondre, ou qu'ils n'ont pas interviewés pour avoir leurs vécu de la situation, sinon la chanson qu'ils chantent dans le (sois disant docs) doc aurais été autres, a mon avis le doc etais biaisé, pas objec

Tounsi woulidha  (France)  |Vendredi 08 Juillet 2011 à 15h 30m |           
Plusieurs se conjuguent dans cette affaire. il y a l'erreur du mécano qui n'a pas remis la bonne jauge. il y a celle du pilote monsieur gharbi qui a laissé une quantité le soir dans le réservoir, a signifié que la jauge était "out of order" et le matin a trouvé une quantité de kérosène beaucoup plus importante. il a demandé la fiche qui détaillait le ravitaillement en carburant, personne ne lui a donné et personne ne lui a mentionné que
l'opération de ravitaillement a été effectué. il s'est fié à la jauge sans "double check"!!! le pilote en plein vol a aussi continuer à vouloir faire fonctionner les moteurs en oubliant qu'il n' pas trouvé le matin les documents de ravitaillement (celle-ci on ne peut vraiment lui en vouloir peut-être vue les conditions...). il y a aussi un manque de discipline des deux parties (avec la compagnie) qui doivent avoir des systèmes de contrôle
de procédure. quelqu'un devrait répondre le pilote que le ravitaillement n'a pas été fait (un système d'information par exemple). la vie des gens devrait être une priorité des compagnies à travers le monde.

الطيب  (Tunisia)  |Vendredi 08 Juillet 2011 à 14h 57m |           
الأخطاء التي وقعت لا علاقة لها بعدم مهنية الربان و المانيكيين لقد رأينا أخطاءا أشد حماقة لشركات نقل جوي غربية شهيرة.

Leila  (France)  |Vendredi 08 Juillet 2011 à 09h 47m |           
Les peines de prison sont exagérées, les pilotes ne peuvent pas être tenus responsables du bricolage maison des mécanos, ils ne vont quand même pas vérifier chaque pièce de l'avion pour savoir si elle est conforme ou pas. pour moi les responsables sont les mécanos et leur chef qui a signé le bordereau de remplacement de la jauge avec trop de légèreté, sans vérifier.
a noter que si tous les passagers avaient été attachés, il n'y aurait pas eu de blessés car les pilotes ont bien réussi à faire amerrir l'avion sans trop de dégats.

SAدD M.  (France)  |Vendredi 08 Juillet 2011 à 09h 36m |           
Malheureusement c'est typiquement tunisien le bricolage maison on ne bidouille pas les avions comme une simple 2ch au garage du cartier, on ne joue pas avec la vie de centaines de passagers impunément sous prétexte qu'on est ingénieux et débrouillard et dire qu'on n'a pas besoin de pièces d'origine ou des étrangers pour s'en sortir qu'est ce qui se passe avec les gros airbus quant ils sont en pannes !! dieux nous préserve inchallah ????
j'espère qu'on a tiré des leçons de cette tragédie évitable, plus jamais ça.