Raja Ammari est une réalisatrice tunisienne qui a remporté le Golden Aleph de la meilleure réalisatrice pour son film Dawaha ( Les Secrets ), lors du Festival international du film de Beyrouth, le second prix attribué à ce film. Magharebia a rencontré Ammari à Beyrouth pour parler de son inspiration, de son art et de ses futurs projets.
Magharebia : Félicitations pour ce prix. Vous vous y attendiez ?
Raja Ammari : En fait, non. J''ai participé à ce festival convaincue que je ne devais rien en attendre.
Magharebia : Pourquoi ?
Ammari : Parce que les membres du jury voient toujours les films candidats avec un regard différent. Mais j''ai remporté le Golden Aleph de la meilleure réalisatrice pour mon film, ce qui est vraiment un honneur. Grâce au public de Beyrouth qui a chaleureusement accueilli et aimé ce film.
Magharebia : Dawaha est le film qui vous a valu ce prix. Parlez-nous en.
Ammari : C''est un film sur la vie de trois femmes, une mère tunisienne et ses deux filles, qui vivent totalement isolées du monde dans la maison des domestiques dans un foyer déserté. L''arrivée d''un couple libéral change tout pour elles. En bref, Dawaha démontre la psychologie de femmes introverties qui s''adonnent à la violence.
Magharebia : C''est le second prix remporté par ce film.
Ammari : Oui, il a remporté le prix Arte Mare 2009 au Festival méditerranéen de la culture et des films en Corse. Il avait été sélectionné pour participer au festival de Venise. Il a également été vu en Tunisie, en France et en Suisse.
Magharebia : Les femmes sont en permanence au centre de vos films. Pourquoi ?
Ammari : Parce que les femmes constituent un sujet social. Je me sens proche d''elles dans toutes leurs situations. Il y a des femmes fortes, des femmes faibles, des femmes compliquées, etc. Mais cela ne veut pas dire que je n''adopterai pas de personnages masculins dans mes futurs films.
Magharebia : Pourrions-nous dire que vous choisissez de vous intéresser aux femmes pour vous affirmer vous-même en tant que réalisatrice ?
Ammari : Pour moi, un film est une expérience. Vous faites l''expérience de nombreuses choses au travers de nombreux films au contenu différent. Je n''essaie pas réellement de me poser en tant que réalisatrice. Les femmes gagnent du terrain chaque jour, dans toutes les carrières, par le biais de leurs droits.
Magharebia : Il existe une différence marquée entre Dawaha et Satin rouge , votre premier film, en termes de sujet et de présentation visuelle. Cela signifie-t-il une amélioration dans la qualité ?
Ammari : Satin rouge était plus une comédie
musicale, remplie de danses. C''était une expérience rayonnante par laquelle j''avais tenté de dévoiler le monde des femmes au travers de la danse. Dawaha , en revanche, aborde une autre perspective. Il révèle les régions marginalisées dans la vie des femmes. En bref, je progresse pas à pas dans mes films.
Magharebia : Cela signifie-t-il que vous en êtes encore au stade de l''exploration ?
Ammari : Je suis constamment au stade exploratoire en matière de cinéma, en termes de sujets ou de la manière de présenter les idées.
Magharebia : Envisagez-vous une reconnaissance mondiale comme réalisatrice ?
Ammari : En tant que réalisateurs, nous ne faisons pas des films pour une certaine catégorie de public seulement. Si nous sommes influencés par une certaine personne ou si nous nous fixons des limites à nous-mêmes, nous créons un cul-de-sac. Je ne vois aucune limite à mes films. J''aimerais toujours réaliser des films qui m''intéressent. Je ne me préoccupe que de faire de bons films qui traitent de sujets intéressants.
Magharebia : Qui espérez-vous le plus toucher ?
Ammari : Je m''attache toujours à faire des films qui me ressemblent, des films qui correspondent à mon monde et à mes rêves. Nous ne pouvons pas plaire à toutes les catégories de public, sinon, nous nous perdrions.
Magharebia : Pouvons-nous dire que vous avez désormais votre identité au cinéma ?
Ammari : Je l''espère. Je n''en suis pas vraiment sûre, mais j''aime avoir ma personnalité unique. Je fais des films qui correspondent à ma personnalité et bénéficient de bonnes critiques.
Magharebia : Pour en revenir à ce prix, qu''avez-vous gagné après avoir participé à ce festival ?
Ammari : Permettez-moi d''abord de dire que c''est un très grand festival, très important car il confère une légitimité aux films présentés et aux réalisateurs présents. C''est un festival qui m''encourage à lancer mon prochain film. Mais les festivals ne sont pas mon objectif. Je ne serai pas satisfaite de moi tant que je ne ferai pas de bons films qui seront reconnus comme tels.
Nohad Topalian (Magharebia)
Magharebia : Félicitations pour ce prix. Vous vous y attendiez ?
Raja Ammari : En fait, non. J''ai participé à ce festival convaincue que je ne devais rien en attendre.
Magharebia : Pourquoi ?
Ammari : Parce que les membres du jury voient toujours les films candidats avec un regard différent. Mais j''ai remporté le Golden Aleph de la meilleure réalisatrice pour mon film, ce qui est vraiment un honneur. Grâce au public de Beyrouth qui a chaleureusement accueilli et aimé ce film.
Magharebia : Dawaha est le film qui vous a valu ce prix. Parlez-nous en.
Ammari : C''est un film sur la vie de trois femmes, une mère tunisienne et ses deux filles, qui vivent totalement isolées du monde dans la maison des domestiques dans un foyer déserté. L''arrivée d''un couple libéral change tout pour elles. En bref, Dawaha démontre la psychologie de femmes introverties qui s''adonnent à la violence.
Magharebia : C''est le second prix remporté par ce film.
Ammari : Oui, il a remporté le prix Arte Mare 2009 au Festival méditerranéen de la culture et des films en Corse. Il avait été sélectionné pour participer au festival de Venise. Il a également été vu en Tunisie, en France et en Suisse.
Magharebia : Les femmes sont en permanence au centre de vos films. Pourquoi ?
Ammari : Parce que les femmes constituent un sujet social. Je me sens proche d''elles dans toutes leurs situations. Il y a des femmes fortes, des femmes faibles, des femmes compliquées, etc. Mais cela ne veut pas dire que je n''adopterai pas de personnages masculins dans mes futurs films.
Magharebia : Pourrions-nous dire que vous choisissez de vous intéresser aux femmes pour vous affirmer vous-même en tant que réalisatrice ?
Ammari : Pour moi, un film est une expérience. Vous faites l''expérience de nombreuses choses au travers de nombreux films au contenu différent. Je n''essaie pas réellement de me poser en tant que réalisatrice. Les femmes gagnent du terrain chaque jour, dans toutes les carrières, par le biais de leurs droits.
Magharebia : Il existe une différence marquée entre Dawaha et Satin rouge , votre premier film, en termes de sujet et de présentation visuelle. Cela signifie-t-il une amélioration dans la qualité ?
Ammari : Satin rouge était plus une comédie
musicale, remplie de danses. C''était une expérience rayonnante par laquelle j''avais tenté de dévoiler le monde des femmes au travers de la danse. Dawaha , en revanche, aborde une autre perspective. Il révèle les régions marginalisées dans la vie des femmes. En bref, je progresse pas à pas dans mes films.Magharebia : Cela signifie-t-il que vous en êtes encore au stade de l''exploration ?
Ammari : Je suis constamment au stade exploratoire en matière de cinéma, en termes de sujets ou de la manière de présenter les idées.
Magharebia : Envisagez-vous une reconnaissance mondiale comme réalisatrice ?
Ammari : En tant que réalisateurs, nous ne faisons pas des films pour une certaine catégorie de public seulement. Si nous sommes influencés par une certaine personne ou si nous nous fixons des limites à nous-mêmes, nous créons un cul-de-sac. Je ne vois aucune limite à mes films. J''aimerais toujours réaliser des films qui m''intéressent. Je ne me préoccupe que de faire de bons films qui traitent de sujets intéressants.
Magharebia : Qui espérez-vous le plus toucher ?
Ammari : Je m''attache toujours à faire des films qui me ressemblent, des films qui correspondent à mon monde et à mes rêves. Nous ne pouvons pas plaire à toutes les catégories de public, sinon, nous nous perdrions.
Magharebia : Pouvons-nous dire que vous avez désormais votre identité au cinéma ?
Ammari : Je l''espère. Je n''en suis pas vraiment sûre, mais j''aime avoir ma personnalité unique. Je fais des films qui correspondent à ma personnalité et bénéficient de bonnes critiques.
Magharebia : Pour en revenir à ce prix, qu''avez-vous gagné après avoir participé à ce festival ?
Ammari : Permettez-moi d''abord de dire que c''est un très grand festival, très important car il confère une légitimité aux films présentés et aux réalisateurs présents. C''est un festival qui m''encourage à lancer mon prochain film. Mais les festivals ne sont pas mon objectif. Je ne serai pas satisfaite de moi tant que je ne ferai pas de bons films qui seront reconnus comme tels.
Nohad Topalian (Magharebia)





Chiyoukh Trab - قلبي ليك ميال
Commentaires
4 de 4 commentaires pour l'article 30336