JCC 2010 : trois films tunisiens représentent la Tunisie à la compétition officielle...



Le film Fin décembre du réalisateur tunisien Moëz Kamoun a été sélectionné pour représenter la Tunisie à la compétition officielle des longs métrages des JCC 2010 (23-31 octobre), aux côtés des films Les palmiers blessés de Abdellatif Ben Ammar et Chronique d''une agonie de Ayda Ben Alaya.

Fin décembre est l’histoire d’ Adam, un jeune médecin désabusé, ne supportant plus son quotidien morne et insipide entre les souffrances de ses patients et sa vie de solitaire, décide alors sur un coup de tête tout plaquer et d’accepter un poste dans un village retiré et aride.
Aïcha, la vingtaine, ouvrière dans une usine de confection rêve d’une vie meilleure. Trahie par un amoureux qui s’est fait discrètement la malle la laissant se débattre avec ses entrailles, elle se renferme sur elle-même et se réfugie dans sa solitude.

Sofiène, un immigré retourne au village à la recherche d’une épouse…
Les chemins de ses trois personnages se croisent dans ce village paisible …

Parmi les comédiens au casting de ce film figurent notamment Dhafer L''Abidine, Jamel Madani, Taoufik Bahri, Dalila Meftahi, Ikram Azzouz et Lotfi Abdelli.




Le film Les palmiers blessés (النخيل الجريح) scénario et mise en scène de Abdellatif Ben Ammar est la quête initiatique d’une jeune femme tunisienne d’aujourd’hui, Chama.
S’appuyant sur sa douloureuse quête de vérité à propos de la mort de son père durant la fameuse guerre de Bizerte en 1961, le film décrit la quête rigoureuse de sens et de vérité historique. En opposition avec la malhonnêteté et le manque de courage de certains historiens qui déforment la réalité des faits à des fins personnelles, le film met au grand jour l’héroïsme ordinaire et simple d’une jeune femme qui tentera par tous les moyens de savoir d’où elle vient pour mieux se projeter dans l’avenir.
Parmi les comédiens au casting de ce film figurent : Leila Waz , Néji Najeh , Hassen Kachache, Rym Takoucht, Jawher Basti , Aida Guechoud


Les films en compétition officielle


La liste des films en compétition (hormis les films tunisiens) comprend Microphone du réalisateur égyptien Ahmed Abdallah dont le synopsis porte sur l''univers des troupes musicales et la vie des artistes.

L''Algérie sera présente par le film Voyage à Alger du réalisateur Abdelkarim Bahloul qui raconte l''histoire véridique d''une femme qui se trouve seule avec ses enfants après le décès de son mari dans la guerre d''Algérie.

De L''Afrique du Sud, deux films prendront part à savoir Etat de violence du réalisateur Khalou Matabane et Chirley Adams d''Olivier Hermanus.

Le Kenya sera représenté par le film Soul boy de la réalisatrice Hawa Essuman, qui décrit la pauvreté.

La Syrie marquera sa présence par Once again d''après un scénario et une mise en scène de Joud Said.

Du Liban, sera présent à la compétition officielle le film de la jeune réalisatrice Dima el Horr Chaque jour est une fête qui raconte l''histoire de trois femmes de milieux différents qui se rencontrent à la prison lors de leurs visites à leurs proches, le jour de l''indépendance.

La participation jordanienne sera marquée par Les villes de Transit (transit cities) du réalisateur Mohamed Haski. Imani de la réalisatrice Caroline Kamya représentera l''Ouganda à ce festival.

La programmation prévoit dans ses différentes sections la projection de plusieurs films de grand calibre dont le long métrage Vénus noire du réalisateur franco-tunisien Abdellatif Kechiche, présenté dernièrement lors de la 67ème édition du festival la Mostra de Venise.


Commentaires


3 de 3 commentaires pour l'article 30042

100sur  (Tunisia)  |Samedi 23 Octobre 2010 à 22h 45m |           
C'est vraiment dommage que dawaha ne participe pas! c'est injuste même si sa réalisatrice est la directrice des jcc

   (Tunisia)  |Samedi 23 Octobre 2010 à 09h 56m |           
Fin décembre va décrocher le prix de la meilleure réalisation en plus du meilleure rôle féminin..et bien sûr meilleur scénario

Le Sage  (Tunisia)  |Mardi 12 Octobre 2010 à 09h 18m |           
Pourquoi dans les films tunisiens, il y a toujours des nouvelles têtes qui jouent les rôles principaux? et après on ne les voit plus. pourquoi les héros de nos films sont souvent des femmes. mafammech rjel fi tounis?