Bilan des Festivals d'Eté 2005 : Du bon et du moins bon !



Le rideau est tombé lundi dernier sur la 41ème session du Festival international de Carthage. Le spectacle de clôture, Danse du violon, écrit par Mohsen Ben Nefissa et mis en scène par Mounir Argui, sans atteindre des sommets de créativité, nous a fait oublier néanmoins l’énorme bide de celui qui a assuré l’ouverture, Zaza de Fadhel Jaziri.


Entre ces deux spectacles, le public a pu assister à quelque 110 représentations de musique, de chant, de danse, de théâtre et de cinéma, venues des quatre coins du monde.
Certains spectacles ont eu un franc succès. D’autres ont été accueillis assez tièdement.
D’autres enfin, plus rares, se sont déroulés devant des gradins presque vides. Mais, dans l’ensemble, la session fut plus ou moins réussie, même si quelques carences ont été enregistrées dans la programmation, la communication, l’organisation… Qui auraient dû être évitées, car elles n’honorent pas un festival vieux de plus de quarante ans. Si Carthage donne toujours l’impression de se chercher encore, cela est dû en partie à l’instabilité de son équipe dirigeante qui change très souvent, mais aussi à sa prétention d’être à la fois un festival culturel et une manifestation populaire.


Cette session n’a pas dérogé à la règle. Avec une programmation très éclectique, ouverte à toutes les formes d’expression et aux cultures du monde, une décentralisation qui a permis d’animer six lieux simultanément (le théâtre romain de Carthage, l’Acropolium, le Musée de la ville punique, le Palais Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Saïd, le Palais El Abdelliya et le Palais Essaâda à la Marsa) et une débauche de sons et de lumières, cette session a donné une impression d’éparpillement. Ce goût d’inachevé a été accentué par l’échec cuisant du programme théâtral. La plupart des représentations, une vingtaine au total, se sont déroulées en effet devant une poignée de spectateurs. La baisse des prix des billets réglera-t-elle ce problème de la désaffection du public de certains spectacles?

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Le Quotidien

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