En Tunisie, la scène Rap underground est mise au ban! Mais qui en est responsable? Organisateurs et directeurs de maisons de cultures se renvoient la balle, le public, lui, est hors-jeu! Pourtant, Facebook démentit le constat. Coté événements, Balti, Mascott et autres arcs de triomphe s’en sortent encore avec les honneurs. L’exception confirmerait-elle alors la règle?
La scène a émergé, le public est resté au sous-sol…
« Balti est le meilleur rappeur tunisien, il est de loin plus performant que ses pairs » pouvait-on lire sur l’une des nombreuses pages dédiées au Rap tunisien du réseau social numéro un. D’autres adeptes de l’art urbain sur une autre page nous révèleront plutôt d’autres noms. Et la boucle est bouclée! Les préférences du public dénotent une certaine disparité aussi apparente qu’évasive. Un public brillant…par son absence aux spectacles qui lui sont proposés comme nous le confirme Helmi El Khoja, organisateur à la ville de Sayada « Le public est collé devant son écran en train de prodiguer des louanges à tout va sur les pages Facebook. Dans les salles de spectacles, on a beau être sur la brèche quant à l’organisation, les masses ne prennent pas la peine de se rendre en cher et en os aux concerts » explique-t-il. Notre interlocuteur qui était derrière l’organisation du concert de Madou et Wistar donné à la maison de
culture de Sayada le samedi 5 juin dernier poursuit « Les dépenses engendrés par les prestations qu’on organise sont passablement élevés, l’absence du public ne fera donc qu’émousser la ferveur des organisateurs à cause des difficultés que nous rencontrons pour équilibrer la balance entre dépenses et recettes » Conclut-il.
Responsables frileux!
Mais si le public est indolent, les directeurs des salles de spectacles ne le sont pas moins, puisque la plupart des organisateurs abandonnent leur vocation à cause des bras de fers et des tracasseries subis par les démarches fastidieuses que demandent les responsables des maisons de jeunes et des salles de spectacles. Bureaucratie oblige, l’organisateur est obligé de ratisser coins et recoins des administrations pour démarcher avec les instances concernées en vue de décrocher leur approbation. Et à croire les indiscrétions de bon nombre de ceux qui ont reçu l’insipide avis de refus, la plupart des organisateurs se sont vus au moins une fois renvoyer sur les roses par les responsables de nos espaces culturels.
Alors que nos rappeurs célèbres gravissent les scènes de prédilection aux États-Unis, nos jeunes rappeurs issus des bas fonds des quartiers populaires se battent les flancs pour sortir de l’ornière endémique infligée par des fonctionnaires vieux jeu. Le cas de Balti, Mascott et autres arcs de triomphe serait-il alors l’exception qui confirme la règle?
La scène a émergé, le public est resté au sous-sol…
« Balti est le meilleur rappeur tunisien, il est de loin plus performant que ses pairs » pouvait-on lire sur l’une des nombreuses pages dédiées au Rap tunisien du réseau social numéro un. D’autres adeptes de l’art urbain sur une autre page nous révèleront plutôt d’autres noms. Et la boucle est bouclée! Les préférences du public dénotent une certaine disparité aussi apparente qu’évasive. Un public brillant…par son absence aux spectacles qui lui sont proposés comme nous le confirme Helmi El Khoja, organisateur à la ville de Sayada « Le public est collé devant son écran en train de prodiguer des louanges à tout va sur les pages Facebook. Dans les salles de spectacles, on a beau être sur la brèche quant à l’organisation, les masses ne prennent pas la peine de se rendre en cher et en os aux concerts » explique-t-il. Notre interlocuteur qui était derrière l’organisation du concert de Madou et Wistar donné à la maison de
culture de Sayada le samedi 5 juin dernier poursuit « Les dépenses engendrés par les prestations qu’on organise sont passablement élevés, l’absence du public ne fera donc qu’émousser la ferveur des organisateurs à cause des difficultés que nous rencontrons pour équilibrer la balance entre dépenses et recettes » Conclut-il.Responsables frileux!
Mais si le public est indolent, les directeurs des salles de spectacles ne le sont pas moins, puisque la plupart des organisateurs abandonnent leur vocation à cause des bras de fers et des tracasseries subis par les démarches fastidieuses que demandent les responsables des maisons de jeunes et des salles de spectacles. Bureaucratie oblige, l’organisateur est obligé de ratisser coins et recoins des administrations pour démarcher avec les instances concernées en vue de décrocher leur approbation. Et à croire les indiscrétions de bon nombre de ceux qui ont reçu l’insipide avis de refus, la plupart des organisateurs se sont vus au moins une fois renvoyer sur les roses par les responsables de nos espaces culturels.
Alors que nos rappeurs célèbres gravissent les scènes de prédilection aux États-Unis, nos jeunes rappeurs issus des bas fonds des quartiers populaires se battent les flancs pour sortir de l’ornière endémique infligée par des fonctionnaires vieux jeu. Le cas de Balti, Mascott et autres arcs de triomphe serait-il alors l’exception qui confirme la règle?
Mohamed Jebri





Wael Jassar - أراضيك
Commentaires
2 de 2 commentaires pour l'article 28607