A son passage à Québec, Neyssatoua ajouté une corde à son arc, sauf qu’elle avait déjà de quoi pavoiser. Au beau milieu du poétique vieux port, l’estrade de la salle de spectacle La Suite s’est vue orner, samedi 8 mai, d’une virtuose de la plus rare espèce. Les habitués le savaient, et sous la lumière tamisée des lampions, Badiâa Werghi
a martelé ses brouillons de pensées. Au pupitre instrumental, on retrouve Karim Ouellet (Guitare, piano) et Haythem Abidbox aux percussions. Le quorum étant constaté, que la fête commence !

Badiâa en transe, accompagnée de Haythem Abidbox (à gauche) et de Karim Ouellet (à droite)
Une prestation de toute beauté!
A 23h tapantes, le bal a été ouvert avec le morceau Assr , succédé par Ayech ainsi qu’une quinzaine d’autres titres baroques confectionnés aux bons soins de notre cantatrice. Son registre balaye dans un spectre mélodique plutôt hybride, volet rythmique, le métronome a beau être ponctuel, les vadrouilles vocales de badiâa ne sauraient lui conférer les mérites qu’il connait chez les conformistes. Pour faire court, c’est un renouveau musical, une découverte à proprement dire comme nous l’affirme notre interlocuteur Hakim Merdassi, Tunisien résidant au Canada depuis dix ans « Je suis agréablement émerveillé de la qualité des titres, je ne savais pas qu’il y avait une telle diversité musicale dans la scène tunisienne » a-t-il souligné. Un peu plus loin, on a eu droit à une chanson entonnée à cappella, repêchée du répertoire de Kamlia Jobrane, où on a pu apprécier la profondeur de l’inspiration qui stimule Neyssatou. Cette dernière qui ne cache pas d’ailleurs sa fidélité aux muses ayant dompté son génie. « Depuis mon plus jeune âge, j’ai eu un fort penchant pour les chansons de Fayrouz, Omm Kalthoum, Ismahene et consorts » nous concède-t-elle.
Par ailleurs, Badiâa développe des atomes crochus avec le patrimoine tunisien, elle a puisé d’ailleurs plusieurs vieilles complaintes du vivier mémoriel populaire de Tunisie. Intransigeante dans ses valeurs, elle revendique aujourd’hui la réhabilitation des principes citoyens de nos compatriotes. Sa voix à la tessiture contralto épouse à merveille les arpèges syncopés de guitare. C’est ainsi que la volupté a retrouvé, samedi, toute sa splendeur et son aura. Et mêmes les Québécois en ont fait leurs choux gras, « Je n’ai pas saisi le sens des paroles, n’empêche que je trouve que les compositions en disent long sur toute une civilisation. Pour moi, ce spectacle représente la plus belle carte postale qui soit venant de la Tunisie » nous a confié Geneviève Belanger, étudiante Québécoise. Autant dire que le show du jeudi 13 mai
qui se tiendra Club Lambi à Montréal promet une belle prestation en perspective.
Pauvre Ammar 404, présent en tout état de cause !!!
Il fait déjà des émules en Tunisie, Ammar incarne désormais par excellence le croque-mitaine le plus lynché de la place. Pendant le spectacle, Neyssatou en a même parlé, à un détail près, Ammar est acquitté. Sans doute, puisque c’est la faute à sa 404. Seulement voilà, il se trouve qu’aujourd’hui, mine de rien, sa réputation s’est répandue comme une trainée de poudre pour atteindre aussi vite le Canada. De quoi se demander de la fiabilité réelle du moteur de sa bagnole rabâchée-boostée. Vous l’avez compris (sinon faites semblant !) ceux qui tiennent encore à l’adage poussiéreux avançant que « Toute vérité n’est pas bonne à dire » pourront d’ores et déjà aller se chercher un billet pour Utopia…
a martelé ses brouillons de pensées. Au pupitre instrumental, on retrouve Karim Ouellet (Guitare, piano) et Haythem Abidbox aux percussions. Le quorum étant constaté, que la fête commence !
Badiâa en transe, accompagnée de Haythem Abidbox (à gauche) et de Karim Ouellet (à droite)
Une prestation de toute beauté!
A 23h tapantes, le bal a été ouvert avec le morceau Assr , succédé par Ayech ainsi qu’une quinzaine d’autres titres baroques confectionnés aux bons soins de notre cantatrice. Son registre balaye dans un spectre mélodique plutôt hybride, volet rythmique, le métronome a beau être ponctuel, les vadrouilles vocales de badiâa ne sauraient lui conférer les mérites qu’il connait chez les conformistes. Pour faire court, c’est un renouveau musical, une découverte à proprement dire comme nous l’affirme notre interlocuteur Hakim Merdassi, Tunisien résidant au Canada depuis dix ans « Je suis agréablement émerveillé de la qualité des titres, je ne savais pas qu’il y avait une telle diversité musicale dans la scène tunisienne » a-t-il souligné. Un peu plus loin, on a eu droit à une chanson entonnée à cappella, repêchée du répertoire de Kamlia Jobrane, où on a pu apprécier la profondeur de l’inspiration qui stimule Neyssatou. Cette dernière qui ne cache pas d’ailleurs sa fidélité aux muses ayant dompté son génie. « Depuis mon plus jeune âge, j’ai eu un fort penchant pour les chansons de Fayrouz, Omm Kalthoum, Ismahene et consorts » nous concède-t-elle.
Par ailleurs, Badiâa développe des atomes crochus avec le patrimoine tunisien, elle a puisé d’ailleurs plusieurs vieilles complaintes du vivier mémoriel populaire de Tunisie. Intransigeante dans ses valeurs, elle revendique aujourd’hui la réhabilitation des principes citoyens de nos compatriotes. Sa voix à la tessiture contralto épouse à merveille les arpèges syncopés de guitare. C’est ainsi que la volupté a retrouvé, samedi, toute sa splendeur et son aura. Et mêmes les Québécois en ont fait leurs choux gras, « Je n’ai pas saisi le sens des paroles, n’empêche que je trouve que les compositions en disent long sur toute une civilisation. Pour moi, ce spectacle représente la plus belle carte postale qui soit venant de la Tunisie » nous a confié Geneviève Belanger, étudiante Québécoise. Autant dire que le show du jeudi 13 mai
qui se tiendra Club Lambi à Montréal promet une belle prestation en perspective.Pauvre Ammar 404, présent en tout état de cause !!!
Il fait déjà des émules en Tunisie, Ammar incarne désormais par excellence le croque-mitaine le plus lynché de la place. Pendant le spectacle, Neyssatou en a même parlé, à un détail près, Ammar est acquitté. Sans doute, puisque c’est la faute à sa 404. Seulement voilà, il se trouve qu’aujourd’hui, mine de rien, sa réputation s’est répandue comme une trainée de poudre pour atteindre aussi vite le Canada. De quoi se demander de la fiabilité réelle du moteur de sa bagnole rabâchée-boostée. Vous l’avez compris (sinon faites semblant !) ceux qui tiennent encore à l’adage poussiéreux avançant que « Toute vérité n’est pas bonne à dire » pourront d’ores et déjà aller se chercher un billet pour Utopia…
Mohamed Jebri





Kadhem Essaher - سلّمتك بيد الله
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