Durant les 35 forums ayant précédé celui qui s'ouvre aujourd'hui(hier), Davos, par vocation, ne s'est occupé que des riches, de l'élite de la politique et de la finance dans le monde. Et assez souvent, à la faveur d'une tartufferie politique, les rituelles conclusions des travaux aboutissent à des jérémiades de ceux qui ne savent pas quoi faire de leur argent.

A l'opposé, à Porto Alègre au Brésil, se tient (pas au même moment de l'année, bien sûr), le forum des pauvres qui, eux, savent, quand même quoi faire de leur misère et à la face de qui l'opposer : la mondialisation.
Aujourd'hui Davos et la Suisse, pays de l'argent et des comptes secrets (y compris de ceux des plus riches parmi les pauvres !) se drapent d'humanisme. Tony Blair prononcera le discours d'ouverture d'une session spéciale placée sous le thème : « le G8 et l'Afrique : rhétorique ou action ». Jacques Chirac y sera présent pour la première fois, lui aussi - car jusque-là, il assistait systématiquement aux forums des pauvres. Il avancera encore une fois, l'idée d'une taxe internationale pour financer le développement chose que refuseront systématiquement les Etats-Unis même si aucun dignitaire de la nouvelle administration n'y assistera.
Dans cette Suisse blindée, comme ses coffres-forts, il n'y a pas lieu de s'attendre à des manifestations anti-mondialistes. Mais croire que le tsunami a fait prendre conscience à l'élite mondiale quant à l'importance de l'aide au développement ne sera toujours qu'un nouveau mensonge qu'on se partagera entre riches. Plus les pauvres s'appauvrissent et plus les riches ont des opportunités d'investissement. C'est pour cela que même si les Etats-Unis sont exécrés par les autres riches, Davos se penchera sur la résorption de ses déficits... Avec un œil sur cette nouvelle Chine qui fait trembler : l'enfermer dans une politique monétaire. C'est là le plan d'action. En plus on ne sait plus où ranger la Chine : parmi les pauvres ou, désormais, dans le cercle des riches.
Raouf KHALSI
Le Temps

A l'opposé, à Porto Alègre au Brésil, se tient (pas au même moment de l'année, bien sûr), le forum des pauvres qui, eux, savent, quand même quoi faire de leur misère et à la face de qui l'opposer : la mondialisation.
Aujourd'hui Davos et la Suisse, pays de l'argent et des comptes secrets (y compris de ceux des plus riches parmi les pauvres !) se drapent d'humanisme. Tony Blair prononcera le discours d'ouverture d'une session spéciale placée sous le thème : « le G8 et l'Afrique : rhétorique ou action ». Jacques Chirac y sera présent pour la première fois, lui aussi - car jusque-là, il assistait systématiquement aux forums des pauvres. Il avancera encore une fois, l'idée d'une taxe internationale pour financer le développement chose que refuseront systématiquement les Etats-Unis même si aucun dignitaire de la nouvelle administration n'y assistera.
Dans cette Suisse blindée, comme ses coffres-forts, il n'y a pas lieu de s'attendre à des manifestations anti-mondialistes. Mais croire que le tsunami a fait prendre conscience à l'élite mondiale quant à l'importance de l'aide au développement ne sera toujours qu'un nouveau mensonge qu'on se partagera entre riches. Plus les pauvres s'appauvrissent et plus les riches ont des opportunités d'investissement. C'est pour cela que même si les Etats-Unis sont exécrés par les autres riches, Davos se penchera sur la résorption de ses déficits... Avec un œil sur cette nouvelle Chine qui fait trembler : l'enfermer dans une politique monétaire. C'est là le plan d'action. En plus on ne sait plus où ranger la Chine : parmi les pauvres ou, désormais, dans le cercle des riches.
Raouf KHALSI
Le Temps





Abdelhalim Hafed - موعود
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