Mondial Tunisie 2005: Jusqu’au bout du rêve



La nouvelle salle omnisports de Radès est belle, même très belle. A l’instar de son voisin de palier, le stade de football, elle n’attend qu’une seule chose : une page d’histoire. Alors, le mois de février 2005 sera-t-il aussi joyeux que celui de l’année 2004? Et si l’histoire se reproduisait sous l’œil imperturbable du Boukornine.


اa y est! On y est. Juste quelques heures avant que l’ivresse qui nous avait saisis suite au choix de notre pays comme capitale du handball mondial ne se transforme en une gigantesque fête. Un fête que nous voulons belle, cela s’entend, appréciée bien sûr, et… enivrante (une deuxième fois), au point de se poursuivre bien après le 6 février. Pour cela, une seule adresse : le titre. Non, non, loin de nous l’idée de mettre trop de pression, ni la charrue avant les bœufs, un bon classement dans la hiérarchie mondiale doublé de bonnes prestations face aux ogres du nord du bassin méditerranéen, triplé d’une réussite en matière d’organisation avec notamment des salles bien remplies, suffirait à notre bonheur. Cela est bien possible, dans nos cordes, plutôt dans les mains de nos joueurs qui suivent depuis des mois une préparation de haute facture.



Bien sûr une préparation de quelque niveau qu’elle soit n’est considérée réellement de haute facture que si elle aboutit à des prestations justement de haute facture. Sur ce plan et avant le début de l’épreuve, les échos qui nous sont parvenus des parquets européens sur lesquels notre sept a évolué nous ont renvoyé l’image d’une équipe affûtée, travaillant d’arrache-pied, ne lésinant sur aucun sacrifice et qui a su se faire respecter par bon nombre de nations considérées comme inaccessibles. De bon augure, car le public aidant, les tribunes qui ne se taisent jamais, le mental de fer attendu nous permettent d’espérer quelque chose. Quoi? Franchement on ne le sait pas vraiment car le handball est un sport tout à fait spécial avec cet anachronisme : aucun pays en dehors de l’Europe n’a jamais réussi à gagner une épreuve de coupe du monde. Contrairement à tous les autres sports collectifs dans lesquels plusieurs continents ont réussi à se hisser en haut de la hiérarchie, le handball n’a jamais réussi à des non-Européens.

Source: La Presse



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